lundi 28 octobre 2013

La gauche passe le cœur à droite et la France perd son âme républicaine.


Les faits sont là et on ne peut  que les constater. Selon les derniers sondages, 45% des électeurs de gauche sont pour la suppression du droit du sol. L’écrasante majorité soutient la politique de Valls. Ce qui restait au PS de protestation contre cette droitisation (Harlem Désir en tête) rentre dans les rangs. A Marseille, Patrick Mennucci traite Samia Ghali d’ « Arabe ». A droite, des dirigeants de l’UMP proposent de supprimer le droit du sol, principe fondamental de la république française. Hier sur LCP, un dirigeant de ce parti affirme en toute tranquillité qu’enseigner « nos ancêtres les gaulois » était la meilleure façon d’intégrer les  indigènes. Cela ne choque plus grand monde. Il  faut donc se rendre à l’évidence : s’il  y a toujours  existé en France une opinion xénophobe et raciste, celle-ci était tout de même contrôlée par quelques principes républicains. Aujourd’hui, les  digues ont sauté.  Le national populisme triomphe dans  l’Hexagone. Tout est désormais possible.

Mais c’est toute l’Europe qui est gagnée par le nationalisme populiste. On découvre en Grèce une enfant blonde  aux yeux bleus et on décide qu’en  raison de son phénotype, elle ne peut être enfant de Roms. En Irlande, on saisit une enfant aux yeux bleus, on l’arrache à ses parents Roms et les  tests ADN montrent que les parents Roms accusés sont vraiment ses géniteurs. En Grèce on découvre que celle que l’on a surnommé « L’ange blond » est bien issue de parents Roms. Ce qui est cherché au fond, c’est la pureté de la  race. La bête immonde, qui comme on  sait a surgi dans  des périodes graves de l’histoire, est de  retour.

La Caraïbe aussi en est touchée : le  gouvernement de la  République dominicaine  vient de décider que les citoyens dominicains d’ascendance haïtienne depuis 1929 vont perde leur nationalité dominicaine. On  fabrique ainsi des apatrides. Seul Hitler avait  osé le  faire. C’est une atteinte très grave aux droits de l’homme mais cela ne choque guère l’opinion mondiale.

Si donc la crise économique s’aggrave, il faut s’attendre à de grandes catastrophes dont l’histoire nous a déjà donné des exemples.

Et nous, dans tout cela ? On  a  connu aussi la  xénophobie anti-haïtienne et, en ces temps obscurs, elle peut ressurgir à la moindre occasion. Et si le populisme  triomphe en France, qu’allons-nous faire ? Dissidence ? De sombres nuages s’amoncellent dans les cieux. Nous avons  eu l’occasion d’intervenir dans le débat hexagonal. Mais  aujourd’hui, nous sommes sceptiques. C’est donc le  cœur très lourd que nous allons ce matin conduire notre ami  jean-Claude Courbain à sa dernière demeure.

Jacky Dahomay
26/10/13

samedi 26 octobre 2013

À PROPOS DU PROJET DE REDYNAMISATION DU CENTRE-VILLE DE FORT-DE-FRANCE


S'il faut se féliciter du projet de redynamisation du centre-ville défendu par les commerçants, on ne peut manquer de souligner qu'il exprime en même temps la faillite de ceux qui dirigent, aujourd'hui, la ville de Fort-de-France.

Après douze ans à la tête de la municipalité, ce n'est qu'à seulement cinq mois des élections municipales que le président de région et son remplaçant à la mairie se manifestent enfin pour tenter de donner l'impression de répondre aux difficultés des commerçants du centre-ville.

Il n'échappe à personne que l'annonce des contributions financières de la municipalité et de la Région s'inscrit dans une stratégie électoraliste visant à faire taire le mécontentement légitime d'acteurs économiques, victimes de l'incurie d'une équipe, désormais aux abois, responsable de l'agonie du centre-ville.

En effet, depuis 2001, nous avons assisté à un phénomène de dépeuplement de Fort-de-France et de son centre-ville. De 100 000 habitants notre ville est passée, en une dizaine d'années, à 88 440 habitants. 

Le cœur de la ville s'est paupérisé et son dépérissement économique accentué. De nombreux commerces ont fermé leurs portes. Le secteur artisanal ainsi que les professions libérales n'ont pas échappé au délitement de la ville sous la "gouvernance" actuelle.

Ce sont donc les politiques menées par la municipalité néo-PPM qui sont à l'origine de l'agonie du centre-ville. Il faut, certes, saluer l'action et le courage des commerçants, mais la municipalité doit être mise devant ses responsabilités d'aménageur et de centre d'impulsion de l'activité économique sur son territoire.

Au-delà de l'animation et des problèmes de stationnement que l'équipe municipale en place n'a jamais su régler, ce qui est en cause ce sont les questions d'insécurité et d'attractivité de Fort-de-France qu'une nouvelle équipe devra s'attacher à résoudre avec tous les Foyalais et les acteurs du développement de notre territoire.

Francis CAROLE
Président de l'UNION POUR LE CHANGEMENT À FORT-DE-FRANCE

F-De-F
Vendredi 25 octobre 2013

mercredi 23 octobre 2013

SALUT JEAN-CLAUDE !



Notre ami Jean-Claude Courbain est mort dans la nuit du mardi 22 octobre au mercredi 23 d’une crise cardiaque.

Il avait apporté une semaine plus tôt au centre Robert Loyson de la ville du Moule, assis tout à mes côtés, son témoignage brillant lors du Symposium sur le centenaire de Rosan Girard. Il y avait évoqué les années 67 et 68 en Guadeloupe où récent bachelier et étudiant en sciences économiques, il avait beaucoup espéré d’un possible rattachement de Rosan Girard, leader communiste, maire du Moule et ex député, au combat que la jeunesse guadeloupéenne menait contre le colonialisme.

Rosan n’avait pas franchi le pas ! Au même moment, les cellules contestataires du parti communiste guadeloupéen (P.C.G.) étaient exclues dont celle de Courbain à Pointe à Pitre. Il est vrai que Jean-Claude, dynamique, orateur brillant, entraîneur d’hommes et de femmes, avait la carrure d’un dirigeant. Il y eut donc la formation du CCEG (centre culturel des élèves et étudiants guadeloupéens), du groupe La Vérité autour de Victor Cécile, d’Yvan Leborgne, de Max Ganot, de Plumasseau. Il y eut surtout la polémique violente du PCG et du journal La Vérité mais aussi les élections de mars 67 et la candidature d’Yvon Leborgne, à défaut d’avoir la présence de Rosan face à Ibénée du PCG. Il y eut surtout le refus de désistement du groupe la Vérité au second tour des législatives. Girard condamna cette attitude du groupe la Vérité. Dans un contexte de fortes fraudes, le PCG fut battu alors qu’il était largement en tête au premier tour. Ce fut la rupture entre la jeunesse radicalisée et Rosan Girard qui jusque là avait été son idole.
Dans ce dur contexte, les émeutes de mars 67 à Basse-Terre, le massacre de mai 67 à Pointe à Pitre, les emprisonnements du GONG, le procès de Jean Claude Courbain, dirigeant de la jeunesse lycéenne et étudiante radicalisée, il y eut une situation de forte tension en Guadeloupe.

Vivant à l’époque en Guadeloupe comme militaire, j’étais membre du CCEG et ai participé à plusieurs réunions de cet organisme, ai assisté à plusieurs manifestations en civil bien entendu et ai vécu l’ambiance de la période de répression sanglante. Nous avions évoqué, publiquement dans le Symposium, encore une fois cette période, ces aventures et ces émois. Jean-Claude y étala son grand et franc rire, sa bonne humeur et son entrain. Plusieurs amis de l’époque étaient là dont Julien Mérion.

Les organisateurs du colloque, ayant tout enregistré des débats, nous espérons pouvoir encore avoir accès à ce témoignage.

Nous avons, plusieurs fois Jean-Claude et moi, eu à nous rencontrer lorsqu’il fut étudiant à Paris où son frère Christian, membre du G.R.S, le voyait souvent avec nous. Nous l’avons rencontré plus tard en Guadeloupe et ces dernières années en Guyane, dînant chez lui, avant sa retraite où il fut directeur de l’INSEE.

Au combattant irréductible, à l’ami, mon très fraternel salut.

Gilbert Pago

samedi 19 octobre 2013

Les éditions Lafontaine baissent le rideau


Octobre 1994 / octobre 2013 = 19 ans pour Éditions LAFONTAINE. 19 ans d'amour, de sacrifice, de bonheur, de souffrance, d'amitié, de travail…. Plus de 120 titres publiés, environ 50 auteurs édités. Mais voilà… on n'atteindra pas les 20 ans ! Dépôt de bilan ! La suite avec le tribunal… vous connaissez ! Le dossier est dans les mains du mandataire judiciaire. Je ne suis pas (trop) triste car Jala est encore là ! Merci pour tout.

Jeannine Jala Lafontaine

jeudi 17 octobre 2013

Dernière étape de la nouvelle aventure de l'association K'nawa ce week-end (Guadeloupe)



Dernière étape de la nouvelle aventure de l'association K'nawa ce week-end avec la participation spéciale du chef Kalinago Garnette Joseph et de 7 représentants du territoire Kalinago de la Dominique.

• Samedi 19 Octobre : traversée des kanawa Kubulika et Yumuliku de La Friche/ Baie-Mahault au Bourg de Sainte-Rose
(Départ de Baie-Mahault à 14 heures / Arrivée à Ste Rose : entre 16 et 17 heures)

•Dimanche 20 Octobre : traversée des kanawa Kubulika et Yumuliku de Sainte-Rose/ Bourg à Baie de Blachon / Lamentin
(Départ de Sainte-Rose à 10 heures / Arrivée au Lamentin : entre 12 et 13 heures)

Vini zòt ! 

mercredi 16 octobre 2013

Petit rappel, en guise de non-salut à M. Manuel VALLS



Discours  de Patrick Chamoiseau du lundi 8 novembre. 2010 - Petit théâtre du TNP –
Avec le concours de la Maison des Passages.

1
 De la création d’un ministère de l’identité nationale et de l’immigration, en passant par les nationalités révocables et le bannissement collectif des Rom, se dessine en France un effondrement éthique d’une ampleur sidérante.
Une indécence majeure qu’aucun bénéfice politicien ne saurait justifier.
De très vieilles ombres sont de retour et nous fixent sans trembler.

Dès lors, il ne s’agit même plus d’administrer une identité nationale, il faut maintenant lui infliger une purification, d’où ces déchéances de nationalité qui viennent parachever les charters, les camps de rétention et les procédures expéditives où les juges, garants des libertés, se font indésirables.

Si le présent que nous vivons n’interroge pas l’oubli, s’il n’est pas effervescent d’amour, de respect, de dignité, et d’une éthique vivante, notre futur peut se retrouver envahi de passé. L’éthique vivante n’est pas cette morale bien commode qui pose des à-priori de valeurs que l’on peut déposer en marge de sa conscience pour servir d’alibi à la dérive de nos actions. L’éthique vivante est faite de relation à l’Autre, elle est en relation à l’Autre. Elle nourrit le vœu de se réaliser dans l’Autre, et aspire à ce que l’Autre se réalise en nous.
L’éthique vivante n’est constituée d’aucune armure de valeurs immobiles.
 Elle est disponible pour la rencontre, et l’expérience, et l’événement de l’Autre. Elle sait que l’imprévisible, même l’impensable de l’Autre, sont l’unique manière de ne rien perdre des richesses potentielles du donner perpétuel, du recevoir constant. C’est ainsi que la Relation ouvre le futur aux grandes fécondités. C’est ainsi qu’elle assure au présent son degré indispensable d’amour, de partage, de juste fraternité, et son souci de la moindre différence. C’est ainsi qu’elle ouvre à notre devenir l’appétit le plus vaste pour la diversité.

Et parmi ces diversités dont nous avons besoin –– nous dont l’imaginaire est désormais appelé
à une errance au monde –– nous devons aujourd’hui célébrer l’éclat du nomadisme.
  
2
 La vieille rivalité entre « sédentaires » et « nomades » (que réactive jusqu’à l’absurde l’obsession d’une « identité nationale ») fait que tout ce qui n’est pas sédentaire nous a toujours semblé dérangeant et dangereux. Notre vieil imaginaire n’a de cesse, dans toutes les régions de toutes les rives d’Europe, et en France encore plus, de rendre aux nomades la vie bien difficile, et souvent invivable.

Le passé de l’Europe est émaillé de ces atteintes à la culture nomade, qui persistèrent sous tant de formes et de formulations. Des régimes d’exception aux livrets de circulation, en passant par les tentatives eugénistes visant à la protection scientifique de la race, jusqu'à ces enfants qui furent jetés dans des hôpitaux psychiatriques, ou placés de force dans des familles d’accueil chargées de les civiliser. Cet éventail de tracasseries servit d’introduction à toutes sortes de camps d’internement, lesquels précédèrent de peu ceux de la déportation ou les recours au génocide que mirent en œuvre de sombres régimes autoritaires.

Avec un tel passé, on comprend que les pauvretés sociales et humaines que l’on peut retrouver dans certains groupes de ces gens du voyage, n’est nullement consubstantielle de leur nature ni de leur nomadisme. Elles proviennent des conditions qui leurs sont faites durant des millénaires par des sédentarités qui se disent « civilisées », et qui ont tant chanté l’idée des Droits de l’Homme.

Toutes ces déviances et chapardages qui servent aujourd’hui de prétexte à leur bannissement collectif, aux rafles et aux charters, ne sont que la résultante d’une résolution ancestrale à les voir disparaitre ! Or, en ces temps écologiques, la culture nomade n’est rien d’autre qu’une richesse. Elle suggère que la terre n’appartient à personne. Elle exprime que la terre est en partage pour tous, et que l’on devrait s’y déplacer librement, sans contraintes. Les cultures nomades sont mieux adaptées à ces « identités ouvertes » qui sont une des soifs du monde contemporain. Elles ont déjà cette avance qui autorise à prendre en compte non pas une Nation, un territoire et des frontières, mais un ensemble-monde à partager et sauvegarder ensemble, dans le respect et dans la dignité de tous.

Le nomadisme, vieil amant de la terre, considérant toute possession comme avilissante, n’est pas un archaïsme ; il est au contraire devant nous comme un astre oublié, une origine à retrouver ! Une Europe qui ne saurait l’intégrer à son imaginaire est une Europe qui se  condamne aux garrots des frontières sans âme, à la réfraction des impasses symboliques, et à la fascination stérile pour les murs, les forteresses et les remparts !

Avec une prise en compte décente des cultures nomades, l’Europe montrerait qu’elle n’est pas simplement une Europe de puissance, de sociétés de marchés, de banquiers impudents et de financiers arrogants, mais un espace d’humanité en devenir qui imagine sans prééminence ni orgueil un autre monde possible !
  
3
 Nous nous composons autant de ce que nous avons que de ce qui nous manque. Nous sommes tissés autant de ce que nous avons su sauvegarder que de ce que nous avons laissé offenser, détruire ou abîmer. C’est par là que notre futur nous guette, je veux dire : que notre avenir nous exauce ou nous frappe.

Ainsi, chaque fois qu’un possible humain se voit avili d’une manière quelconque, ce sont tous les possibles humains qui s’en trouvent menacés. Les ombres sont aveugles : elles portent une atteinte sans partage à tous les horizons. Elles bondissent sans limites chaque fois qu’une lumière s’est affaiblie, ou s’est éteinte, c'est-à-dire qu’une vigilance –– la tienne, la mienne, la nôtre –– s’est mise à vaciller. Et si nos convictions sont faibles, que notre indignation perd de ses innocences et de sa folle jeunesse, alors toute les lumières chancellent : ce sont alors les ombres qui se renforcent et nous fixent sans trembler.

Nous avons perdu l’énergie vivifiante des explorateurs. Nous souffrons du tourisme qui ne fait que dénaturer le voyage. Nous reste, comme possible extension, le minerai de l’errance que conservent si vaillamment les cultures nomades.

L’errance nous ouvre aux imaginaires des peuples qui se touchent, qui s’emmêlent, qui construisent à même l’étoffe des désirs et des rêves, un monde autre qu’il nous faut habiter.

L’errance fréquente un incertain renouvelé, comme un pari sur le maintien des longs émerveillements, c’est ainsi qu’elle nous offre l’irruption bienheureuse de l’imprévisible, l’éblouissement toujours fécond de l’impensable, avec parfois la chance d’y surprendre les bouleversements de la beauté.

Là où l’errance effleure, affleure, préserve et goûte avec sobriété, l’esprit sédentaire conquiert, renverse, exploite, épuise.

Là où l’esprit sédentaire arrache, empoigne, emporte ; l’esprit nomade ne déracine aucun possible ; il se contente d’en extraire des rencontres, d’en forger de multiples expériences, et de les réunir dans l’amitié des chemins et des vents.

Là où l’esprit sédentaire ordonne aux démesures du monde, l’esprit nomade va tenter de les vivre sans conquêtes et sans dominations, et cette simple ouverture nous libère déjà de bien des fixités, et nous dégage continûment un souffle d’espérance.

Seule l’errance permettra à nos histoires antagonistes de se rencontrer, à nos mémoires exclusives de se renforcer mutuellement, à nos luttes égocentriques de s’inscrire dans l’archipel des solidarités.

4
Seule l’errance sait que le jour et la nuit cohabitent dans les pulsations du vivant ; que les espaces et les temps se superposent et s’accumulent dans les circulations insatiables de la vie ; que dans le miroitement de leurs passés, les horizons de leurs présents, toutes nos cultures sont solitaires –– mais solidaires de ces constellations où se rejoignent les paysages de notre destin commun.

Pour tous, au nom de tous,
nous réclamons l’errance,
comme un possible,
comme une chance
et comme un droit imprescriptible.

Patrick CHAMOISEAU
Discours du lundi 8 novembre. 2010 - Petit théâtre du TNP –
Avec le concours de la Maison des Passages.

mardi 15 octobre 2013

DANIEL MARIE-SAINTE : "RÉPONSE AU COMMUNIQUÉ SIGNÉ PAR 9 SALARIÉS DE LA SEMAVIL


J'ai été mis en cause dans un communiqué, signé de 9 des salariés de la SEMAVIL et transmis à une quinzaine de média.Je suis accusé de rien moins que d'être à l'origine de la mise en redressement judiciaire de la SEMAVIL !
Ce communiqué ayant été généreusement diffusé sur les média officiels (Martinique 1ère radio et RCI), usant de mon droit de réponse, j'ai adressé le texte qui suit à l'ensemble des média rendus destinataires du communiqué:

"RÉPONSE AU COMMUNIQUÉ SIGNÉ PAR 9 SALARIÉS DE LA SEMAVIL

Dans un communiqué transmis aux média et signé par quelques 9 salariés de la SEMAVIL, sans mandat syndical, j’ai été nommément mis en cause.

Légitimement, usant de mon droit de réponse, je rends public ce qui suit :

Ces salariés de la SEMAVIL veulent me tenir responsable de la mise en redressement judiciaire de leur employeur par le Tribunal Mixte de Commerce de fort de France!

Rien que cela !

Pour cela ils se croit obligés d’écrire des contre-vérités c’est à dire des mensonges.

C’est ainsi qu’il prétendent que j’ai été « pendant sept longues années Président de la Commission d’Appels d’offres de la SEMAVIL »… que j’aurais « approuvé toutes les décisions prises concernant l’intervention dans l’hôtellerie »…

Je réponds : MENSONGES !

Oui, j’ai été administrateur de la SEMAVIL, pendant la première mandature d’Alfred MARIE-JEANNE à la Région.

J’avais été désigné au Conseil d’Administration de la SEMAVIL, au titre de représentant du Conseil Régional, mais je n’ai jamais présidé sa Commission d’Appel d’Offres !

Un désaccord sur la politique suivie par la SEMAVIL a surgi entre le Président du Conseil d’Administration, Pierre SAMOT et le Président de Région Alfred MARIE-JEANNE

Cette divergence est apparue lorsque la SEMAVIL, financé majoritairement avec des fonds publics, a décidé de se lancer dans le secteur spéculatif de la gestion hôtelière.

Il faut se souvenir qu’à l’origine la SEMAVIL signifie : Société d’Économie Mixte d’Aménagement de la Ville du Lamentin. 

Notre accord originel portait sur l’aménagement de la Ville du Lamentin !

Constatant que la SEM déviait de son objectif, en accord avec le Président Alfred MARIE-JEANNE, j’ai immédiatement cessé de participer aux réunions du Conseil d’Administration de la SEMAVIL.

Quelques années plus tard, ayant été élu au Conseil Municipal du Lamentin, j’ai été interpellé par des salariés de l’hôtel du Diamond Rock et de l’hôtel Club des Trois-Ilets, car leurs salaires ne leur étaient pas régulièrement versés.

En ma qualité de Conseiller Municipal, chef de l’Opposition, j’ai interrogé, le Maire du Lamentin-Président de la SEMAVIL, afin d’avoir, en toute transparence, des informations claires sur la gestion financière de la SEMAVIL et de ses filiales.

Toutes les questions posées, lors des réunions du Conseil Municipal, se sont heurtées à un mutisme hautain.

Je n’avais, alors, pas d’autre choix que de les poser publiquement dans les médias !

Comment peut-on me rendre responsable du fait que le Procureur de la République ait jugé opportun de saisir le Tribunal Mixte de Commerce de Fort de France, lors de l’audience du 5 février 2013, pour une demande d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire à l’encontre de :

- 1°) La SEMAVIL (SA), représentée par Pierre SAMOT
- 2°) l’Hôtel Club des Trois-Ilets (SARL), représenté par Max Claude TANIC
- 3°) La Société Hôtelière d’Exploitation du Diamant (SARL), représenté par Max Claude TANIC.

J’observe que le Maire du Lamentin n’a pas cru devoir aller s’expliquer devant le Tribunal.

Les média nous ont appris, dans un premier temps, que le Diamond Rock avait cessé ses activités et que ses salariés avaient licenciés.

Par ces mêmes média, nous avons appris que la SEMAVIL avait été mis en redressement judiciaire avec désignation d’un administrateur par le Tribunal, etc.…

Qui est responsables de cette situation catastrophique ?

L’élu qui a réclamé la transparence à propos de la gestion de fonds publics ou ceux qui ont mal géré ces structures en les mettant en cessation de paiement, c’est à dire en situation de faillite ? 

Je n’en veux nullement à ces 9 salariés de la SEMAVIL qui ont signé le communiqué m’incriminant.

Je comprends leur détresse face aux menaces qui pèsent sur leurs emplois mais ils doivent demander des comptes à leur employeur au lieu de se laisser manipuler par ceux qui leur désignent un « bouc émissaire » !

Le 14 octobre 2013
Daniel MARIE-SAINTE

Conseil Municipal (RPL) du Lamentin