Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Afrique. Afficher tous les articles

vendredi 4 janvier 2013

LE PAYS AVANCE ET TOUT VA BIEN ACTUELLEMENT: CÔTE-D'IVOIRE 1er PAYS AFRICAIN OU L'ON TUE LE PLUS ET 3e AU CLASSEMENT MONDIAL


L'Afrique du Sud et le Nigeria passent pour les pays les plus dangereux du continent. Pourtant, ils n’affichent pas le plus fort taux de meurtres. C’est en Côte d’Ivoire, en Ouganda, en Zambie, au Malawi et en Ethiopie que l’on se tue le plus.

L’Afrique du Sud ou le Nigeria ont mauvaise réputation, mais ils ne détiennent pas la triste palme du plus grand nombre d’assassinats.

Certes, on déplore 16.000 meurtres au pays de Jacob Zuma, pour la seule année 2011. C’est beaucoup —une moyenne de 43 morts par jour et un taux de 31,8 assassinats pour 100.000 habitants.

Mais, c’est deux fois moins qu’en 1994, trois ans après la fin officielle de l’apartheid. Le pays, alors en proie à des violences politiques, s’est peu à peu pacifié.

Particularité sud-africaine: 80% des meurtres se font entre des personnes qui se connaissent déjà, selon la police.

Des maris tuent leur femme, des employés leur patron, des amis en viennent aux armes après des soirées trop arrosées, et des dealers de drogue se disputent les te

rritoires dans les townships du Cap. Au Nigeria, on recense 18.422 meurtres en 2011, selon les chiffres de l'ONUDC, l'Agence des Nations unies contre le crime et le trafic de drogue (PDF), qui a compilé pour la première fois, en 2012, un rapport global sur les homicides volontaires.

Le nombre élevé d’assassinats au Nigeria reflète surtout la forte population de ce pays (162 millions d’habitants). Le taux de meurtres y est presque trois fois moins élevé (12,2 pour 100.000 habitants) qu’en Afrique du Sud.

Les attentats et les tueries perpétrées par les islamistes de la secte Boko Haram alourdissent le bilan, mais ils n’expliquent pas tout.

Nigeria: justice populaire et gangstérisme sur Facebook

La mort passe aussi par la mob justice, une justice populaire courante en Afrique. Des voleurs ou supposés voleurs sont battus à mort et/ou brûlés vifs sur les marchés ou en public.

Quatre étudiants en ont été victimes à Port Harcourt (sud du Nigeria) après la disparition d’un ordinateur et d’un téléphone portable.

Un meurtre filmé qui a choqué le pays. Facebook, un réseau social très prisé par les Nigérians, a aussi été détourné à des fins funestes.

Cynthia Osokogu, 25 ans, étudiante et commerçante à Abuja, est devenue une icône nationale au Nigeria, après avoir été dévalisée et tuée, en août, dans sa chambre d’hôtel à Lagos.

La jeune femme avait fait confiance à des amis virtuels, des étudiants avec lesquels elle chattait sur Facebook. Elle les avait laissés l’accueillir à Lagos, sans les soupçonner d’être de dangereux gangsters appâtant leurs proies sur le réseau social.

Côte d’Ivoire: troisième taux mondial de meurtres

Les bilans sont encore plus lourds ailleurs. C’est en Côte d’Ivoire que l’on se tue le plus en Afrique, avec un taux effrayant de 56,9 meurtres pour 100.000 habitants en 2011.

C’est le troisième taux de meurtre du monde, après le Honduras et le Salvador. La Côte d’Ivoire se classe juste avant la Jamaïque, un pays connu pour la violence de ses règlements de comptes.

La crise postélectorale des premiers mois de 2011 y est-elle pour beaucoup? Pas seulement. Le pays battait déjà tous les records de meurtres en Afrique en 2010, alors que les évènements les plus meurtriers de la crise (3.000 morts selon les Nations unies), ne sont intervenus qu’à partir de décembre 2010.

Le chômage des jeunes représente l’une des données du problème. L’instrumentalisation de la violence par les hommes politiques de tout bord, Alassane Ouattara comme Laurent Gbagbo, depuis plusieurs décennies, est aussi en cause.

L’ONUDC fait par ailleurs le lien entre crime, pauvreté et l’inégale répartition des richesses. Les pays d’Afrique affichant les plus faibles indicateurs de développement humain (IDH) et le plus fort coefficient de Gini (qui calcule les écarts dans les revenus) ont aussi un taux de meurtres supérieur à 20 pour 100.000 habitants. Soit deux fois plus que dans les pays d’Afrique ayant un IDH «moyen».

Pauvreté endémique et violences politiques

Voilà pourquoi les meurtres sont aussi nombreux en Zambie (38 pour 100.000 habitants), en Ouganda (36,3), au Malawi (36) et au Lesotho (35,2), alors que ces pays sont censés être en paix.

Le Lesotho, la Zambie et le Malawi ne figurent pas seulement parmi les pays les plus pauvres du monde, avec des PIB respectifs de 1.900, 1.400 et 900 dollars par habitant en 2011.

Ils sont aussi frappés par la pandémie du sida, qui n’est pas sans répercussions sur le niveau de violence.

En Ouganda, les taux de prévalence du HIV ont été maîtrisés, mais la pauvreté persiste, avec un PIB moyen de 1.400 dollars par habitants, sur fond de trafic d’armes et de rébellions sanglantes. Et la police, mal payée et corrompue, passerait plus de temps à traquer les opposants que les criminels.

La vidéo d’une arrestation musclée d’une femme politique, le 20 avril 2012, à Kampala, a provoqué des réactions outrées contre les brutalités policières. Un agent a comprimé le sein droit d’Ingrid Turinawe, présidente de la Ligue des femmes du Forum pour le changement démocratique (DCF).

Six femmes ont ensuite manifesté en soutien-gorge pour protester, avant d’être elles aussi arrêtées…

Parmi les dix pays où l’on se tue le plus en Afrique, viennent ensuite l’Afrique du Sud (31,8), le Congo Brazzaville (30,8), la République Centrafricaine (29,3), la Tanzanie (24,5) et le Soudan (24,2)…

Là encore, le mélange entre pauvreté endémique et violences politiques paraît explosif.

«Il y a du crime partout dans le monde», entend-on souvent dire dans les capitales les plus dangereuses du continent.

Pourtant, ce sont les pays situés au sud du Sahara qui s’avèrent les plus meurtriers au monde, derrière l’Asie et l’Amérique latine, avec des taux particulièrement élevés en Afrique australe (30,5 meurtres pour 100.000 habitants), orientale (21,9) et centrale (20,8), contre 15,4 en Afrique de l’Ouest et seulement 5,9 en Afrique du Nord —pour une moyenne mondiale de 6,9 meurtres pour 100.000 habitants.

Sabine Cessou

vendredi 24 août 2012

Conflits : aucun Etat africain n'est à l'abri de la dislocation!



Pour l’écrivain et historien camerounais Achille Mbembe, l’explosion du Mali et l’instabilité du Sahel sont les prémices d’une désintégration du continent. Mais l’historien ne se contente pas de donner l’alarme, il avance des propositions pour «sortir de la grande nuit». Propos recueillis par Antoine de Padou.

 Antoine de Padou :  Bon nombre de pays d’Afrique sont de plus en plus confrontés à des tensions identitaires. Comment en sortir ?
Achille Mbembe :  L’Afrique, au lieu de se transformer et de redevenir un vaste espace ouvert aux circulations et aux échanges des hommes, des idées et des biens, avec l’éclatement des Etats existants, s’oriente vers la création de micro-Etats sans nom, sans voix, sans poids propre. Nous devrions aller dans la direction opposée, mais la manière dont la plupart de nos Etats sont gouvernés crée malheureusement des conditions telles que pour beaucoup la seule solution, c’est le séparatisme. C’est ce qui s’est passé au Soudan.

Antoine de Padou :  C’est en partie le cas du Mali…

Achille Mbembe :  Bien sûr, mais le Nigeria n’est pas non plus à l’abri d’une dislocation. Aucun Etat africain, à l’heure où je parle, n’est à l’abri d’une dislocation. On assiste actuellement à une extraordinaire désintégration du Sahara. Ce n’est pas qu’un désert. Il recèle d’énormes richesses, du pétrole, du gaz, de l’uranium, et il fait donc l’objet de convoitises de puissances extérieures à l’Afrique et dont les intérêts ne sont pas nécessairement les nôtres.

Antoine de Padou :  Pensez-vous, comme certains, que ce sont des puissances occidentales qui tirent les f icelles des conflits en Afrique, notamment dans le Sahara ?

Achille Mbembe :  Historiquement, disons que les puissances occidentales, avec leurs interventions à la fois militaires et économiques en Afrique, n’ont produit aucun exemple positif. Je demande que l’on me cite un seul exemple d’intervention extérieure qui ait accéléré le développement du continent. Il n’y en a pas ; ce sont des interventions qui compliquent davantage la scène locale et dont les coûts humains, économiques et sociaux sont incalculables.
C’est ce qui s’est passé en Libye, par exemple, où l’intervention militaire de l’«OTAN » s’est produite d’une manière telle que cette organisation ne s’est point intéressée aux conséquences. Par principe, je suis contre les interventions extérieures en Afrique, ce qui signifie en retour que le continent devrait se doter de moyens internes pour se gouverner lui-même, ce que malheureusement il ne fait pas.
Avec le Mali, la Guinée-Bissau ou encore la Libye, on a vu une «Union africaine» et une «Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao)» attentistes.

Antoine de Padou :  Faudrait-il repenser la mission de ces institutions ?

Achille Mbembe :  L’heure est venue de construire un véritable agenda africain pour le XXIe siècle face, effectivement, aux risques de dislocation des Etats, alors que nous devrions avancer vers la construction de larges espaces africains unifiés qui feraient la force propre du continent. Face également aux convoitises que l’on vient de signaler, il est important que, sur le plan continental, nous ayons, par exemple, une politique africaine à l’égard de la Chine.
La Chine a une politique chinoise à l’égard de l’Afrique, mais l’Afrique, pour le moment, n’a pas de politique africaine à l’égard de la Chine, alors que les chiffres officiels du gouvernement chinois prévoient l’arrivée chez nous d’ici cinquante ans d’à peu près 20 millions de Chinois. Nous n’avons pas de politique africaine à l’égard de l’Europe alors que la politique européenne en Afrique semble se réduire à la gestion des flux migratoires et à l’affirmation d’une volonté d’apartheid qui se nourrit, au fond, du racisme.Mais tout ce travail exige d’énormes investissements analytiques et intellectuels, et une vision sur le long terme qui trancherait avec le court terme des politiques d’instrumentalisation du pouvoir à des fins privées.

Antoine de Padou :  Et quelle doit être la place, dans ce schéma, de l’Afrique du Sud, que vous citez souvent comme modèle ?

Achille Mbembe :  Nous avons, par réalisme stratégique, besoin de l’émergence sur le continent de deux ou trois pouvoirs hégémoniques. Nous ne pouvons pas fonctionner sur la scène mondiale avec une poussière d’Etats faibles et de pacotilles qui ne pèsent d’aucun poids, ni sur le plan régional ni sur le plan international. L’Afrique du Sud, de par sa force, son histoire, sa richesse, et une certaine sophistication institutionnelle et sociale, est évidemment candidate à cette position. Mais il faudrait créer les conditions pour qu’émergent des points et des pouvoirs régionaux, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale – ventre mou du continent – et en Afrique de l’Est. Ces moteurs permettraient d’entraîner le reste des pays dans la construction d’un agenda africain.

Antoine de Padou :  François Hollande vient d’être élu président de la République française, signant le retour de la gauche aux affaires. Comment voyez-vous l’avenir des rapports entre la France et l’Afrique ?

Achille Mbembe :  Il faudrait que l’on arrive à un point où l’avenir des rapports entre l’Afrique et la France soit décidé en Afrique et ne dépende plus des élections françaises. Pour y arriver, il faudrait que les forces africaines s’organisent, qu’elles pensent sur le long terme et investissent dans l’effort d’analyses, d’interprétations, de connaissances qui permettent de transformer le savoir en pouvoir.Ce qui me frappe : les élites françaises, qu’elles soient de droite ou de gauche, n’ont pas développé un concept de l’Afrique qui soit à la mesure des mutations de ce continent. Il y a un décalage extraordinaire entre ces mutations, les connaissances que nous en avons et les politiques rétrogrades mises en place par les gouvernements successifs de la France, qu’ils soient de gauche ou de droite. De ce point de vue, il faut que l’Afrique reprenne l’initiative.
La fin de la «Françafrique», c’est-à-dire le démantèlement du système de corruption mutuelle des élites africaines et des classes prédatrices francophones, sera le résultat de l’action des forces africaines organisées solidairement, et bien entendu des forces similaires en France qui veulent voir la fin de ce système.

Antoine de Padou :  Mais, en attendant, ne pensez-vous pas qu’ il est urgent pour François Hollande de corriger le discours de Dakar prononcé par l’ex-président Nicolas Sarkozy ?

Achille Mbembe :  Peu importent ses priorités, ce qui m’intéresse au premier chef, c’est d’organiser en Afrique même les capacités intellectuelles, politiques, qui feraient que l’aventurisme étranger sur le continent se solde par un prix très élevé et que cela fasse réfléchir tous ceux qui pensent que l’Afrique reste leur terrain de jeu.

Antoine de Padou :  Et quel est le rôle des élites africaines dans ce changement ?

Achille Mbembe :  Il faut plutôt que l’on constitue une contre-élite. Ce qui s’est passé, c’est que les élites ont été décapitées. Les élites sont passées par un processus que Gramsci appelait «transformisme». Ce qui me frappe dans nos sociétés, c’est la capacité des Etats africains à décapiter leurs élites et à les soumettre à travers un système de dépendance, de corruption. D’où la nécessité d’une contre-élite porteuse d’un projet de transformation radicale du continent, parce que l’Afrique a besoin d’une transformation radicale. Malheureusement, les forces susceptibles de conduire à cette transformation manquent pour le moment à l’appel et voilà le dilemme auquel nous faisons face.

Achille Mbembe

Réseau Nerrati-Press

dimanche 11 mars 2012

Alassane Ouattara le nègre domestique


THABO MBEKI : « Alassane Ouattara est un homme qui n'a ni foi en l'honneur ni parole d'honneur. Je serai toujours surpris de la distance qu'il est prêt à parcourir dans le seul but de contenter ceux qu'il y a seulement 50 ans mettaient son peuple dans les chaines de l'oppression. Je me sens un peu responsable de la situation ivoirienne dans la mesure où c'est moi qui ai persuadé le Président Gbagbo à permettre à Ouattara d'être candidat. Je n'ai pas assez de mots pour vous dire le dégout que m'inspire cet homme. Heureusement que la vie des hommes n'est qu'une petite étoile filante dans l'histoire du monde. La Cote d'Ivoire se retrouvera un jour. »

jeudi 19 janvier 2012

Les véritables maux qui minent l'Afrique de l'Ouest


Les véritables maux qui minent l'Afrique de l'Ouest sont le complexe et le fait d'envier les peuples voisins développés. Ces deux réalités conduisent certains (les plus pauvres) à nier leurs nationalités et à s'ingérer dans les affaires d'autrui. D'autres, pour justifier leur ingérence vont cela justifier en dénonçant la balkanisation de l'Afrique à l'époque coloniale. Pire, quand les autochtones défendent leurs intérêts, ces mêmes complexés les accusent de "xénophobie", "tribalisme", "racisme"... ou parlent de mentalité d'exclusion. J'en parle, parce que mon pays en est malheureusement victime. Cela est tellement d'actualité.

Un exemple très simple, l'attaque de la CI en 2002 a permis aux insurgés venus du Burkina et du Mali d'occuper les maisons (pour celles qui n'ont pas été décoiffées par ceux-ci) des pauvres Ivoiriens les zones ex-CNO. Le problème demeure encore et s'est aggravé avec la chute de Gbagbo en 2011. Car bon nombres de domiciles ont été séquestrés par les hommes de Ouattara. C'est aussi le cas des plantations dans certaines régions du pays. Sinon comment comprendre ? Ces faits sont contenus dans les rapports de l'Onu et étaient l'un des points de l'APO, pour lequel le Président Gbagbo se battait afin restituer aux victimes leurs biens et leurs domiciles.

Ce complexe notoire est l'un des moyens que les occidentaux ont utilisé pour fragiliser la CI afin de mieux la contrôler. Car n'oublions pas que la CI bat le record en Afrique de présence étrangère (environ 40% d'étrangers) dont 95% viennent des pays voisins le Burkina, le Mali et la Guinée. Une bonne stratégie en utilisant ces millions d'étrangers (burkinabè, maliens...) complexés et envieux bien installés dans le pays car patrons de certains secteurs d'activités économiques (le commerce, le transport...). Ces frères ont été utilisés à des fins politiques aujourd'hui. Ceux-ci ont d'ailleurs manœuvré pour ralentir l'économie durant ces 10 dernières années sous la houlette de Ouattara et du Rdr.

Pour ceux qui veulent plus de preuves, ils retrouveront ces ressortissants Burkinabè, maliens, guinéens... dans toutes les régions, les villages et campements du pays. Un pays exclusioniste peut-il être autant aimer par ses victimes ? Et pourtant, ces peuples vivaient en parfaite harmonie avec les Ivoiriens.

90% de ces ressortissants voisins sont analphabètes, malheureusement utilisés comme bétail électoral (Cf à la liste électorale de la CEI version communauté inter et Ouattara). Ils sont tous des militants du Rdr, parti de Ouattara. Tous se réclament Ivoiriens aujourd'hui. Leur ingérence dans la vie politique ivoirienne a été orchestrée par un plan occidental et le parti tribal de Ouattara depuis 1995.

Conséquence, les Ivoiriens sont devenus leurs victimes et crient vengeance. Le "boy burkinabè" de la maison, le "mécanicien malien" du quartier est devenu soldat, ou commandant, ou commissaire Frci. Le "commerçant guinéen, malien, burkinabè..." de la ville ou de la commune est devenu ministre, maire ou député de la république ivoirienne. Pourquoi s'insurge-t-on contre la réaction des Ivoiriens, qui dénoncent ces faits ? Pourquoi taxer les Ivoiriens d'exclusionistes ?

Ces frères des pays voisins, dans leur invasion militaire ont tué, massacré sans pitié des Ivoiriens et continuent les exactions. Ils tiennent les rennes du pouvoir actuel. N'OUBLIONS PAS L'ARGUMENT QU'ILS AVANÇAIENT DANS LE PASSE POUR JUSTIFIER LEURS ACTES : METTRE FIN A L'EXCLUSION OU A LA MENTALITÉ D'EXCLUSION. CET ARGUMENT S'EST ÉVAPORÉ AUJOURD'HUI.

CAR COMMENT COMPRENDRE, SUR PLUS DE 60 ETHNIES PRÉSENTES, UNE SEULE (le "dioula" issu du nord, est une langue commerciale qui existe aussi au Burkina, au Mali et en Guinée) SE DIT EXCLUE DES AUTRES ? ET CELA FAIT TANT D'ECHOS A ÉTOUFFER LES AUTRES. EN RÉALITÉ, PLUS DE 40% DES DIOULAS QUI PEUPLENT LA CI SONT BUKINABÉS, MALIENS ET GUINÉENS ET SE SONT EUX LES PLAIGNANTS. Sacré voisins !

On peut constater dans la plupart des forums, webgroups, ou sites d'actualités, qui évoquent la crise ivoirienne, que la majorité des commentaires favorables Ouattara sont écrits par ces ressortissants voisins complexés et envieux. Qui voient aujourd'hui en leur frère Ouattara, la libérateur, le "messi", la fin de leurs pauvretés mais surtout l'occasion de s'emparer des richesses ivoiriennes.

lundi 27 juin 2011

Le peuple sénégalais se lève pour dire une fois pour toutes : NON au népotisme !



Manifestation devant l’Ambassade du Sénégal à Paris – 23 juin 2011
Wade : trop, c’est trop ! Retirer ton projet ne nous suffit plus, tu dois dégager et rendre au peuple sénégalais tout ce que tu lui as piqué. Tes jours sont comptés. De l’injustice, l’incompréhension et surtout l’arbitraire ne peut naître que la barbarie.

En France, la jeunesse sénégalaise s’est levée depuis mercredi 14h pour occuper le Consulat du Sénégal à Paris. Avec une détermination et un sérieux exemplaires, ils ont montré aux autorités sénégalaises et française qu’ils sont prêts, à tous prix, à mettre fin à l’injustice que subit leur peuple.
En garde à vue, dans les locaux de la police française, toute la nuit s’est tenue des AG pour penser comment organiser la suite de la lutte jusqu’à ce qu’Abdoulaye Wade dégage.
Enfermés 24h, cela n’a pas empêché le mouvement de continuer dans Paris. Dès que nos sœurs et frères ont appris notre arrestation, ils se sont mobilisés. Cette mobilisation a causé d’autres arrestations.


Tout ça pour vous dire que notre combat ne fait que commencer et tous ensemble, nous sommes en train de nous organiser pour en finir avec Abdoulaye Wade.

SeynabouAïssata et Emné, nos trois mamans qui nous ont encadrés, chéris et surtout donnés du courage lors de l’occupation et de l’arrestation, elles ont été dignes, déterminées et nous ont apporté tout ce qui pouvait nous manquer dans ce combat, c’est-à-dire le calme et la sérénité. Bravo mamans !

D’ici, j’envoie un message à Alioune Tine :
Salut vieux, j’ai appris qu’ils t’ont eu, physiquement je veux dire, tu sais mon grand, ces gars n’ont pu rien nous donner que des coups. Talla a subi le même sort et ils ont massacré des milliers des nôtres mais là, trop c’est trop ! Serre tes dents et relève-toi vite.  Nous devons faire table rase,  construire notre pays et nous avons besoin de tout le monde.  Nous devons les chasser du pouvoir, les empêcher de fuir et même s’ils arrivent à nous échapper,  les courser partout dans le monde pour reprendre notre dû.

Alioune, en écrivant ce texte, je viens de recevoir un sms qui me signale que Karim Wade, « l’enfant prodige », est logé en ce moment au 50 avenue FOCH à Paris.  Il peut essayer de ce cacher, son heure viendra.

A nos frères et sœurs du Sénégal, ne lâchez rien, nous ne lâcherons  rien nous non plus. Et s’il le faut, nous nous organiserons en masse pour regagner le pays.
La nature n’a jamais créé deux choses de la même manière, la Tunisie n’est pas la Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire n’est pas le Sénégal.  

Vive le peuple Sénégalais ! 
L’injustice ne passera pas !


Bamba GUEYE LINDOR
Paris, le 24 juin 2011

vendredi 17 juin 2011

HALTE A LA MORTELLE SERVILITE DES POTENTATS AFRICAINS


Il y a longtemps que les Africains en général et les Sénégalais en particulier sont habitués à entendre Abdoulaye Wade dire, puis se dédire, avant de se contredire, publiquement et sans aucune gêne! C’est pourquoi sa dernière et spectaculaire volte- face diplomatique, véritable renversement d’alliance stratégique d’un “panafricaniste libéral” autoproclamé, qui se démarque ouvertement de la position de l’Union Africaine (UA) sur la Libye pour s’aligner servilement derrière l’agression sanglante de l’Occident impérial, n’aura surpris que les non Africains inattentifs.

Mais le scandale de cette guerre non déclarée, menée par l’OTAN avec la caution de l’ONU sous le prétexte fallacieux de “protection des civils”, alors qu’elle vise en réalité à destituer sinon à tuer le chef de l’Etat libyen, réside plutôt dans l’incapacité du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA à s’y opposer efficacement, plus d’un demi-siècle après les prétendues indépendances…

Autant la nature prédatrice et agressive des anciens esclavagistes et colonialistes européens ne saurait changer, autant la servilité et la lâcheté de leurs complices locaux demeurent invariables; seules la résistance et la révolte des peuples contraignant les uns et les autres à jeter le masque pour agir à visage découvert.

La logique machiavélique de l’inconduite politique d’Abdoulaye Wade saute aux yeux. Des séparatistes casamançais au temps de l’opposition dite contributive, à qui il promettait une « indépendance » fictive, aux insurgés libyens de la Cyrénaïque d’aujourd’hui, en passant par les putschistes ivoiriens nordistes de 2002 à 2010 et désormais maîtres d’Abidjan, il a toujours soutenu ouvertement ou secrètement les rebellions armées en Afrique, dès lors que leur cause, bonne ou mauvaise, coïncide avec ses intérêts du moment!

C’est la même logique égocentrique et amorale qui explique ses manœuvres actuelles à l’intérieur du pays, comme ses gesticulations apparemment aberrantes à l’extérieur.
Saisi d’une peur panique de perdre le pouvoir en 2012, du fait non seulement de la contrainte constitutionnelle, mais aussi et surtout de la stratégie électorale unitaire de la coalition Bennoo Siggil Senegaal (BSS), le Président sortant dresse de multiples obstacles à l’expression libre et sincère du suffrage universel (inscriptions des jeunes sur le fichier des électeurs, corruption des chefs de l’administration territoriale, démission forcée du Président de la CENA, nomination suspecte à la tête du Conseil constitutionnel, découpage administratif  autoritaire, meurtre de sang-froid de Malick Ba par un gendarme à Sangalkam, interdiction abusive, de manifestants pacifiques, etc.). De la sorte, il crée de toutes pièces les conditions soit d’un passage en force de son clan familial, soit d’un report du scrutin présidentiel, provoquant dans les deux cas une crise politique majeure, avec risque de confrontation violente menant au chaos.

Quoi qu’il advienne, le coût humain d’un pari aussi dangereux importe peu à Wade, l’essentiel pour lui étant la caution politique et financière de ses maîtres occidentaux, suivie, le cas échéant, de leur soutien sécuritaire et militaire. D’où son alignement honteux derrière la politique africaine de Sarkozy (qui a, au passage, définitivement renié son “Discours du Cap” en annonçant le maintien d’une base militaire française à Abidjan) et cette cour obséquieuse à Obama, ou encore sa relation privilégiée avec les divers potentats françafricains, tous adeptes d’une souveraineté limitée équivalant à une mise sous tutelle étrangère...

Le scandale des cessions massives de terres africaines à des investisseurs institutionnels extra continentaux d’Occident et d’Orient, auquel vient s’ajouter celui du blocage à Paris de la procédure dite des « biens mal acquis » par les Biya, Sassou Nguesso et autres Obiang Nguema, jettent une lumière crue sur l’étroite connivence qui lie voleurs et receleurs, prédateurs, spéculateurs et agresseurs, du Nord comme du Sud, évoquant une association de malfaiteurs transnationaux.                        Cependant, l’humiliation et l’impunité ne sauraient durer indéfiniment, face à la revendication de justice et de paix des peuples africains, épris d’autonomie, de liberté  et d’unité vraies.

Le Secrétariat exécutif (SE) du RND salue en particulier le tournant décisif réussi par les leaders de BSS, lors du séminaire historique du 28 mai 2011, en s’accordant sur la double nécessité d’une période de transition courte et d’une candidature d’unité et de rassemblement, conditions sine qua non pour mettre fin pacifiquement au « système Wade » et opérer les ruptures majeures définies par les Assises Nationales , tant attendues par l’immense majorité de nos compatriotes.

Le SE lance donc un appel pressant à la mobilisation générale de tous et de chacun pour:
-         imposer à Wade une large concertation afin de définir des règles du jeu électoral équitables et consensuelles, seules susceptibles de garantir un scrutin paisible et transparent,
-         exiger le retrait des décrets scélérats portant redécoupage administratif arbitraire et ayant une incidence sur la carte électorale,
-         exiger le respect des dispositions constitutionnelles en vigueur, notamment le droit de vote et donc d’inscription sur le fichier, le droit de manifestation pacifique, l’impossibilité absolue de toute candidature du Président sortant à un troisième mandat, etc.,
-         rassembler, organiser et informer tous les patriotes et démocrates à travers le  pays et dans la diaspora (surtout africaine), pour les inviter à prendre des initiatives de protestation contre les défaillances et les abus du pouvoir dit libéral et à entreprendre des actions démocratiques de masse à caractère résolument non violent.

Le RND invite par ailleurs l’ensemble des authentiques patriotes et démocrates africains  à s’unir et à s’organiser pour mettre en échec les funestes tentatives de recolonisation de notre continent, d’où qu’elles viennent.
Telle est, selon le RND, la voie de l’émancipation collective véritable, contre laquelle aucune force de domination, quelle qu’elle soit, ne peut être victorieuse à terme.

Ku bëreey dàan !
                                        Dakar, le 11/ 06/11

                                Pour le Secrétariat exécutif
                                               Le Secrétaire général du RND
 Dialo Diop

vendredi 29 avril 2011

Appui pour une meilleure transparence dans la gestion des ressources publiques au Sénégal




DAKAR, 28 avril 2011 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un crédit de 15 millions de dollars (environ 7 milliards de FCFA) pour améliorer la crédibilité, la transparence, et la responsabilité dans la gestion et l’utilisation des ressources de l’Etat.

Selon Fily Sissoko, chargé du projet au niveau de la Banque mondiale, le projet d’appui aux reformes des finances publiques (PARFP) vise essentiellement pendant les quatre prochaine années « à renforcer la politique budgétaire et les perspectives pluriannuelles dans la planification mais aussi les mécanismes d’exécution budgétaire tout en amélioration de façon substantielle le contrôle externe et parlementaire ».

Le PARFP est une opération qui arrive à point nommé pour le Sénégal compte tenu de l’adoption par l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) de six nouvelles directives visant à moderniser l’environnement juridique et institutionnel du système de gestion des finances publiques afin de parvenir à accroître la crédibilité du budget, rendre plus transparentes les opérations financières de l’Etat et également à renforcer les dispositifs de contrôle interne et externe sur l’exécution budgétaire. 

Le projet appuiera le Gouvernent du Sénégal dans la transposition des nouvelles directives de l’UEMOA ainsi que les changements institutionnels et la réorganisation des services de l’Etat. Il soutiendra, par exemple, le processus de déconcentration de l’ordonnancement dans les ministères et auprès des Présidents d’Institution constitutionnels, conformément aux directives de l’UEMOA. 

Les autres domaines de concentration du projet inclus le développement et mise en œuvre d’une stratégie de gestion de la dette, l’amélioration des systèmes d’information de gestion des finances publiques, l’amélioration de l’efficacité des systèmes d’audit interne. 

L’appui à la transparence dans la gestion des ressources publiques et à la nécessité de rendre compte sera particulièrement mis en œuvre à travers les appuis à la Commission des finances du Parlement sénégalais et la Cour des comptes. 

Fily Sissoko a particulièrement insisté sur le fait que le PARFP va également appuyer les organisations de la société civile et les media en renforçant leur connaissance dans la gestion des fonds publics pour mieux les aider à assurer leur mission dans de « contrôle citoyen » comme l’a indiqué la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’ Afrique, Mme Obliageli Ezekwesili lors du dialogue avec des organisations de la société civile africaine le 8 avril dernier à Washington.