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mardi 15 janvier 2013

La Côte d’Ivoire vient de perdre un de ses meilleurs journalistes


Non pas qu’il soit mort. Que celles et ceux qui le connaissent se rassurent. D’ailleurs, Serge Grah, qui est un ami, a lui-même posté cette photo aux accents agricoles ce matin sur son mur, avec cette légende: "Ça y est ! J'ai changé de métier. Fini avec la presse. Ouf ! Qu’est-ce que ça fait du bien de se sentir renaître"... Puis, quand un de ses désormais ex confrères lui demande s’il est vraiment sérieux, il confirme par ces mots, qui sont très lourds de sens: "Oui, j'en ai marre de me faire peur et de vivre dans la peur, de m’autocensurer, et qu'on veuille penser à ma place. Oui, j'en ai assez d'accepter qu'on m'impose un vocabulaire pour dire ce que je veux dire"... Le courage a plusieurs visages. Il y a les journalistes qui résistent de l’intérieur au sein de leur média et les autres qui résistent tout autant mais en claquant la porte !!

mardi 8 janvier 2013

Je vis en Côte-d'Ivoire.


"Je regarde mon pays et y a une chose qui m'intrigue. Comment le président Gbagbo a fait pendant 10 ans pour gérer le pays s'en prendre de dettes. Comment avec un pays coupé en 2 par la rébellion il arrivait à gérer les agents et fonctionnaires de l'État jusqu'à augmenter les salaires et les avantages des instituteurs, professeurs, médecins, diplomates, préfets... Mieux,pendant que le pays était coupé en 2 il a bien remboursé les 6400 milliards de crédit que Bédié et Ouattara ont laissé à nos enfants jusqu'à mon pays a eu PPTE. Pourtant le président Gbagbo ne sautait pas tous les jours entre 2 avions pour faire le tour des capitales occidentales. Pourtant le président Gbagbo n'a jamais dit aux ivoiriens j'ai des relations dans le monde et des amis riches. Mais depuis le 11 avril 2011 et la venue de Ouattara tout est bizarre. Lui qui disait j'ai des relations et des amis riches va les voir mais rentre toujours bredouille. Parce que son histoire de j'ai ramené 10 milles milliards là, mon papa a Abobo ne voit jamais la couleur de cet argent dans son existence. 2013 arrive ooh c'est lui qui sait augmenter le prix de l'essence et de gaz alors que le prix du pétrole n'est pas à 130 dollars comme en 2008. Plus grave celui qui dit tous les jours qu'il ramène des milliards coupe les avantages des fonctionnaires que Gbagbo leur avait donné depuis 2007. Pire encore c'est lui qui sait couper sur salaire des fonctionnaires en augmentant les prélèvements à la source. Donc moi qu'on vienne m'expliquer: c'est Gbagbo qui est trop fort et trop intelligent ou bien soit Ouattara qui vaurien''.

Moriba F.

vendredi 4 janvier 2013

LE PAYS AVANCE ET TOUT VA BIEN ACTUELLEMENT: CÔTE-D'IVOIRE 1er PAYS AFRICAIN OU L'ON TUE LE PLUS ET 3e AU CLASSEMENT MONDIAL


L'Afrique du Sud et le Nigeria passent pour les pays les plus dangereux du continent. Pourtant, ils n’affichent pas le plus fort taux de meurtres. C’est en Côte d’Ivoire, en Ouganda, en Zambie, au Malawi et en Ethiopie que l’on se tue le plus.

L’Afrique du Sud ou le Nigeria ont mauvaise réputation, mais ils ne détiennent pas la triste palme du plus grand nombre d’assassinats.

Certes, on déplore 16.000 meurtres au pays de Jacob Zuma, pour la seule année 2011. C’est beaucoup —une moyenne de 43 morts par jour et un taux de 31,8 assassinats pour 100.000 habitants.

Mais, c’est deux fois moins qu’en 1994, trois ans après la fin officielle de l’apartheid. Le pays, alors en proie à des violences politiques, s’est peu à peu pacifié.

Particularité sud-africaine: 80% des meurtres se font entre des personnes qui se connaissent déjà, selon la police.

Des maris tuent leur femme, des employés leur patron, des amis en viennent aux armes après des soirées trop arrosées, et des dealers de drogue se disputent les te

rritoires dans les townships du Cap. Au Nigeria, on recense 18.422 meurtres en 2011, selon les chiffres de l'ONUDC, l'Agence des Nations unies contre le crime et le trafic de drogue (PDF), qui a compilé pour la première fois, en 2012, un rapport global sur les homicides volontaires.

Le nombre élevé d’assassinats au Nigeria reflète surtout la forte population de ce pays (162 millions d’habitants). Le taux de meurtres y est presque trois fois moins élevé (12,2 pour 100.000 habitants) qu’en Afrique du Sud.

Les attentats et les tueries perpétrées par les islamistes de la secte Boko Haram alourdissent le bilan, mais ils n’expliquent pas tout.

Nigeria: justice populaire et gangstérisme sur Facebook

La mort passe aussi par la mob justice, une justice populaire courante en Afrique. Des voleurs ou supposés voleurs sont battus à mort et/ou brûlés vifs sur les marchés ou en public.

Quatre étudiants en ont été victimes à Port Harcourt (sud du Nigeria) après la disparition d’un ordinateur et d’un téléphone portable.

Un meurtre filmé qui a choqué le pays. Facebook, un réseau social très prisé par les Nigérians, a aussi été détourné à des fins funestes.

Cynthia Osokogu, 25 ans, étudiante et commerçante à Abuja, est devenue une icône nationale au Nigeria, après avoir été dévalisée et tuée, en août, dans sa chambre d’hôtel à Lagos.

La jeune femme avait fait confiance à des amis virtuels, des étudiants avec lesquels elle chattait sur Facebook. Elle les avait laissés l’accueillir à Lagos, sans les soupçonner d’être de dangereux gangsters appâtant leurs proies sur le réseau social.

Côte d’Ivoire: troisième taux mondial de meurtres

Les bilans sont encore plus lourds ailleurs. C’est en Côte d’Ivoire que l’on se tue le plus en Afrique, avec un taux effrayant de 56,9 meurtres pour 100.000 habitants en 2011.

C’est le troisième taux de meurtre du monde, après le Honduras et le Salvador. La Côte d’Ivoire se classe juste avant la Jamaïque, un pays connu pour la violence de ses règlements de comptes.

La crise postélectorale des premiers mois de 2011 y est-elle pour beaucoup? Pas seulement. Le pays battait déjà tous les records de meurtres en Afrique en 2010, alors que les évènements les plus meurtriers de la crise (3.000 morts selon les Nations unies), ne sont intervenus qu’à partir de décembre 2010.

Le chômage des jeunes représente l’une des données du problème. L’instrumentalisation de la violence par les hommes politiques de tout bord, Alassane Ouattara comme Laurent Gbagbo, depuis plusieurs décennies, est aussi en cause.

L’ONUDC fait par ailleurs le lien entre crime, pauvreté et l’inégale répartition des richesses. Les pays d’Afrique affichant les plus faibles indicateurs de développement humain (IDH) et le plus fort coefficient de Gini (qui calcule les écarts dans les revenus) ont aussi un taux de meurtres supérieur à 20 pour 100.000 habitants. Soit deux fois plus que dans les pays d’Afrique ayant un IDH «moyen».

Pauvreté endémique et violences politiques

Voilà pourquoi les meurtres sont aussi nombreux en Zambie (38 pour 100.000 habitants), en Ouganda (36,3), au Malawi (36) et au Lesotho (35,2), alors que ces pays sont censés être en paix.

Le Lesotho, la Zambie et le Malawi ne figurent pas seulement parmi les pays les plus pauvres du monde, avec des PIB respectifs de 1.900, 1.400 et 900 dollars par habitant en 2011.

Ils sont aussi frappés par la pandémie du sida, qui n’est pas sans répercussions sur le niveau de violence.

En Ouganda, les taux de prévalence du HIV ont été maîtrisés, mais la pauvreté persiste, avec un PIB moyen de 1.400 dollars par habitants, sur fond de trafic d’armes et de rébellions sanglantes. Et la police, mal payée et corrompue, passerait plus de temps à traquer les opposants que les criminels.

La vidéo d’une arrestation musclée d’une femme politique, le 20 avril 2012, à Kampala, a provoqué des réactions outrées contre les brutalités policières. Un agent a comprimé le sein droit d’Ingrid Turinawe, présidente de la Ligue des femmes du Forum pour le changement démocratique (DCF).

Six femmes ont ensuite manifesté en soutien-gorge pour protester, avant d’être elles aussi arrêtées…

Parmi les dix pays où l’on se tue le plus en Afrique, viennent ensuite l’Afrique du Sud (31,8), le Congo Brazzaville (30,8), la République Centrafricaine (29,3), la Tanzanie (24,5) et le Soudan (24,2)…

Là encore, le mélange entre pauvreté endémique et violences politiques paraît explosif.

«Il y a du crime partout dans le monde», entend-on souvent dire dans les capitales les plus dangereuses du continent.

Pourtant, ce sont les pays situés au sud du Sahara qui s’avèrent les plus meurtriers au monde, derrière l’Asie et l’Amérique latine, avec des taux particulièrement élevés en Afrique australe (30,5 meurtres pour 100.000 habitants), orientale (21,9) et centrale (20,8), contre 15,4 en Afrique de l’Ouest et seulement 5,9 en Afrique du Nord —pour une moyenne mondiale de 6,9 meurtres pour 100.000 habitants.

Sabine Cessou

Ainsi va le dozoland dirigé par le dictateur Ouattar


Les blogueurs ivoiriens Cyriac Gohi Cyryky Gbogou et Diaby Cheick ont été interpellés par la Police Criminelle aujourd'hui. 

Leur seul crime est d'avoir spontanément décidé de mener des actions pour venir en aide aux victimes de la bousculade du plateau qui a fait officiellement 63 morts. Ils sont accusés de faux et usage de faux et d'interférer dans les affaires de l'État. 

Vraiment que devient notre Côte-d'Ivoire depuis l'avènement du dictateur Ouattara ? Lui et son ministre hamed bakayoko se la coulent douce à un concert privé de Rihanna et Chris Brown qui a couté plus de 5 milliards de franc CFA et pendant ce temps ils ont été incapables de donner les moyens pour assurer la sécurité d'un évènement ou eux mêmes ont affrétés des bus pour convoyer des centaines de milliers de gens des communes d'Abobo et d'Adjamé. 

Des ivoiriens de façon spontanée décide de soulager un peu les victimes et les voici incarcérés. 

Dans ce pays nous savons désormais une chose: assister des personnes dans la détresse est un crime. 

Ainsi va le dozoland dirigé par le dictateur ouattara. En espérant que ces ado boys convaincus comprennent enfin ce qu'est la dictature de leur cher idole ouattara

lundi 19 novembre 2012

Côte d'Ivoire encore un journaliste détenu par la DST


Message aux facebookers ivoiriens. J’ai été informé qu’un de mes confrères ivoiriens, le web reporter Alain Doh Bi, disparu très récemment, serait détenu en ce moment par la DST à Abidjan. J’ai été également informé que le mur d’Alain Doh Bi est utilisé, par ceux qui le retiendraient, pour piéger ses contacts. 

Ces derniers se servent de mon nom pour mener à bien leur basse besogne répressive. Voici un exemple d’un faux profil qu’ils ont créé ce matin :https://www.facebook.com/serge.bile.12?ref=ts&fref=ts


Serge Bilé

mardi 13 novembre 2012

Charles Blé Goudé : être populaire ne saurait être un critère de maintien en détention d’un leader



Suivez la dernière interview de Charles Blé Goudé accordée
à Yacouba Gbané de LG infos à propos de l’actualité brûlante.


LG infos : La cour pénale internationale soutient que le Président Laurent Gbagbo peut comparaître…

CBG : Rien ne me surprend

LG infos : Les juges soutiennent qu’il est trop populaire. Et qu’il a un réseau puissant, il peut fuir et peut revenir au pouvoir. Qu’en dites-vous ?

CBG : Gbagbo est un empêcheur de tourner en rond qui dérange le système international. Si non la démocratie étant la loi du nombre, avoir de nombreux partisans et être populaire ne saurait être un critère de maintien en détention d’un leader. Bien au contraire, cela signifie que Gbagbo est porteur d’un projet de société auquel adhèrent de nombreux ivoiriens et africains. Il faut que les partisans de Gbagbo, nous comprenions que notre leader est détenu et maintenu à la Haye afin que Ouattara est le temps de mieux maîtriser les leviers de son pouvoir pour ensuite changer et modifier le paysage politique de notre pays. Ouattara et ses amis veulent créer chez les pros Gbagbo une situation de troupe sans capitaine. Nous devons quitter le stade de l’euphorie et faire preuve d’analyses froides puis redoubler de vigilance.

LG infos : Et pourtant les experts médicaux de la Cour soutiennent qu’il a été torturé…

CBG : Tous ces rapports médicaux n’intéressent en rien la CPI. Croire au contraire serait faire preuve d’une cécité politique.

LG infos : Est-ce que la Cpi ne donne pas raison à ceux qui pensent que le procès du Président Gbagbo est un règlement politique ?

CBG : Nombre d’observateurs décrivent la CPI comme une cours créée par les grandes puissances et qui a pour rôle de donner un vernissage juridique aux règlements de comptes politiques contre tous ceux que les maîtres de ce monde auront identifiés comme obstacle à leur politique d’hégémonie. Au moment où je vous accorde cette interview la CPI n’a encore posé aucun acte qui puisse contredire les tenants de cette thèse. La CPI nous fait comprendre le simplement du monde que nous avons perdu la guerre, par conséquent c’est nous et nous seuls qui devons être jugés, comme l’Allemagne l’a été à Nuremberg après avoir perdu la guerre mondiale. Le procès de Gbagbo à la CPI est le prolongement de la parodie de justice qui se déroule à Abidjan où on juge Dogbo Blé , vagba faussigno, kipré , de jeunes lieutenants et soldats des FDS, alors que le chef d’Etat-major et le commandant supérieur de la gendarmerie sont nommés ambassadeurs. Aidez-moi à comprendre cette démarche s’il vous plaît, car ma jeune intelligence en souffre. L’on gèle les comptes de certaines autorités qui sont aujourd’hui derrière les barreaux pour crime économique, pendant que le principal argentier de Gbagbo qui était Jacques Anouma est en liberté et jouit de ses comptes . Si l’on considère que celui qui a gagné la guerre a fait plus de victimes que celui qui a perdu, pourquoi tous les chefs de guerre pro Ouattara sont-ils encore en liberté? Pour même narguer la communauté internationale, Ouattara leur donne davantage de pouvoir en les nommant. Dois-je vous faire un dessein?

LG infos : Qui a intérêt à ce que le Président Laurent Gbagbo ne soit pas libéré

CBG : Ceux qui ont bombardé sa résidence, l’ont fait arrête et qui l’ont emprisonné.

LG infos : Partagez-vous l’avis de ceux qui soutiennent que la Cour pénale internationale est dans la tourmente sur le dossier de Gbagbo ?

CBG : Quelle tourmente ? Comment les gens peuvent il penser qu’une cours qui mène à bien une mission qui lui a été confiée est dans la tourmente. Ne nous y trompons pas, la CPI n’a de compte à rendre qu’à ceux qui l’ont conçue et lui assurent les moyens pour son fonctionnement. Pourquoi devrait-elle être dans la tourmente? Si les gens le disent par rapport au procès de GBagbo, ils se trompent. Nous ne devons rien attendre de la CPI. Même le plus grand juriste du monde ne pourra pas faire libérer Gbagbo. C’est la politique qui a conduit Gbagbo à la Haye, c’est la politique qui le sortira de là. Nous ne devons rien attendre de la CPI. Toutes ces audiences participent à animer la cours. Concentrons-nous, entrons en nous pour sortir le meilleur de nous-mêmes, organisons nous, structurons nous encore mieux, mobilisons-nous, ainsi notre chef nous reviendra. C’est pourquoi je félicite la diaspora ivoirienne et africaine qui bat le pavé pour faire entendre notre cri de douleur. Je ne doute pas du retour de Gbagbo. Quand et comment, là demeure l’interrogation.

LG infos : Il se raconte que le Président Gbagbo refuserait d’accepter l’exil…

CBG : L’incarcération d’un leader est toujours une occasion de tractations politiques. La nuit Mandela sortait de prison pour des négociations et on le ramenait. Cela a mis du temps mais aujourd’hui, le résultat est là. Nos adversaires me diront encore que je rêve, mais c’est justement parce qu’ils ont eux-mêmes rêvé et cru en leur rêve qu’ils sont au pouvoir aujourd’hui. À la Haye, il y aura beaucoup de tractations. Restons sereins car celui qui s’y trouve est un grand homme qui accorde peu d’importance à la liberté physique de sa personne, Gbagbo est engagé dans un combat pour un idéal et non pour un pouvoir. Voilà la différence entre lui et ses adversaires.

LG infos : Des journaux proches du pouvoir racontent que vous êtes en train de négocier votre retour…

CBG : Si vous vous amusez à rassembler tout ce que les journaux proches du pouvoir racontent à mon sujet depuis que je suis exil, il y a de fortes chances que vous publiez un livre plein de contradictions. Après avoir fait mes funérailles, ils m’annoncent en Gambie, en Afrique du Sud, dans une rébellion au Libéria, dans des réunions avec ansar dîne , ils disent maintenant qu’ils parlent avec moi et aujourd’hui la nouvelle trouvaille est que je négocie mon retour. Si je leur manque qu’ils l’expriment clairement, je vais étudier le dossier. Si non je répète encore à qui veut l’entendre, nous avons perdu le pouvoir mais pas notre intelligence. Pour le reste, je ne le sens nullement concerné.

LG infos : Ils disent que tout est fin prêt. Il reste quelques détails à régler…

CBG : Qu’est ce qui est fin prêt et quels sont ces fameux détails que je suis curieux de savoir?

LG infos : Il n’y a pas de fumée sans feu…

CBG : Bien sûr qu’il peut y avoir de la fumée sans feu. Que faites-vous de l’évaporation des rivières en temps de canicule? Arrêtez de voir le feu partout. Dans mon cas et à partir de ce que je lis souvent à mon sujet, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il existe bel et bien de la fumée sans feu.

LG infos : Ces journaux ont quel intérêt à dire de telles choses ?

CBG : Juste pour faire de belles “UNES” et abuser des lecteurs.

LG infos : Ils disent que vous êtes en route ?

CBG : Je leur demande de me mettre au moins en l’air au lieu de me mettre en route.

Je mérite au moins de monter dans un avion, ou bien? Rire!!! Je leur manque tellement qu’à défaut de m’avoir avec eux ils tentent même de fabriquer quelqu’un à mon image. C’est un exercice très difficile. Je suis un politique et les raisons qui me feront revenir dans mon pays seront politiques. Je respecte tellement les ivoiriens que je ne compte signer aucun accord en cachette au détriment de notre lutte et de notre dignité. Mais quand vous êtes au-devant d’un combat, chacun se croit obligé de raconter au moins quelque chose sur vous pour se faire valoir auprès de son patron,

LG infos : Quels commentaires faites-vous sur le rapport de l’Amnesty international qui dénonce les tortures et les enlèvements des pro Gbagbo ?

CBG : Je les félicite et je les encourage faire pression sur le régime afin que soient restitués et respectés les droits élémentaires des ivoiriens.

LG infos : Le Conseil de sécurité, les Etats-Unis, l’Union européenne sont également sans pitié pour le régime sur la même question…

CBG : Il ne faut pas donner un chèque en blanc à ce pouvoir. Ce serait livrer la population aux exactions. Ils se sont donné le temps d’observer, maintenant ils réagissent et c’est bon. Je ne crois pas que la communauté internationale ait mis autant de moyens logistiques, financiers et humains dans la crise ivoirienne pour installer une dictature des temps. Est-il besoin de vous dire qu’en Côte d’ivoire, nous sommes dans un pays de non droit.

LG infos : Certaines personnes sont surprises de leurs réactions surtout que ces derniers ont pris position pour ce régime contre Gbagbo…

CBG : Laissons ces organisations internationales pratiquer ce régime et découvrir par leur propre expérience, sa vraie nature.

LG infos : Que pensez-vous de Zady Djédjé qui se réclame le fer de lance de la jeunesse pro Gbagbo ?

CBG : Je ne pense rien de lui. Il n’est ni responsable ni militant du Cojep, par conséquent il n’a pas qualité à agir et parler en mon nom. Ce que zadi Djedje dit et fait ne m’engage pas. C’est un jeune homme avec qui le pouvoir a décidé de folkloriser et qui se débrouille pour survivre. Parlons des problèmes des ivoiriens s’il vous plaît.

LG infos : Et pourtant il dit qu’il se bat aussi pour la libération du siège du COJEP, qu’en dites-vous?

CBG : La libération du siège du COJEP reste l’affaire du COJEP. Nous sommes assez intelligents pour comprendre que l’on veut nous livrer ce siège que les FRCI occupent depuis plus d’un an et demi, pour ensuite venir faire une perquisition et nous accuser de détenir des armes. Nous ne voulons plus de ce siège. Nous irons voir ailleurs. Nous n’avons mandaté personne pour mener des démarches au nom du COJEP, en dehors du comité qui est mis en place. Même si son président Yavo martial et le camarade Youan bi sont détenus arbitrairement, il existe des responsables légaux pour engager la voix du COJEP. Nous sommes un mouvement bien structuré.

LG infos : Etes-vous en contact avec lui?

CBG : Pourquoi le serais-je? La clandestinité que je vis est trop sérieuse pour que je joue à ce jeu. Que l’on évite d’utiliser mon nom et mon image à des fins dont je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants.

LG infos : Il est soutenu par le pouvoir à travers Hamed Bakayoko

CBG : Tout cela relève de l’animation politique. Quand tout ce folklore aura pris fin , le pouvoir discutera avec ses vrais interlocuteurs et fera ce que nous avons publiquement exprimé comme préoccupation pour une réconciliation sincère et franche à laquelle prendront part tous les ivoiriens libres de leurs mouvements. Le Ministre Hamed Bakayoko est dans le rôle qui est le sien; il nous revient de faire preuve de vigilance. La paix et la réconciliation ne se font pas dans le désordre et l’humiliation des autres.

LG infos : Pendant que le régime interdit les meetings de l’opposition, il accepte les manifestations de Zadi Djedje et lui offre le plateau de 20h.

CBG : Je suis mal placé pour me plaindre d’un plateau de 20h que le pouvoir offre à ses soutiens. Je respecte aussi la position et le choix de ceux qui se prêtent à ce jeu. Mais ils ne sont pas obligés d’y associer mon nom, mon image et le nom du COJEP.

LG infos : votre opinion sur la caravane de la paix initiée par les artistes.

CBG : Toute initiative en faveur de la paix mérite d’être encouragée. Il reste que souvent, on peut vouloir faire du bien à un mauvais moment. Et là, on court le risque de ne pas pouvoir se faire comprendre. Je trouve que nos amis avaient de bonnes intentions, malheureusement la méthode a fait défaut. La célébration de la réconciliation par les artistes, doit être à la suite de la signature d’un accord politique entre le pouvoir et l’opposition qui aura permis régler les problèmes (libération des prisonniers politiques, libération des biens mobiliers et immobiliers illégalement occupés par les FRCI, le retour des exilés, la cessation des exactions contre les pro Gbagbo et le dégel des avoirs etc). On ne peut pas fêter un mariage avant de l’avoir célébré. Il nous faut cependant être indulgent avec nos artistes. Ils ont au moins voulu participer à leur manière, malheureusement ils ont commencé par la fin. Ils ont auront moins égayé les ivoiriens et leur auront donné un peu de bonne humeur. En ce qui concerne la réconciliation, c’est une autre paire de manche qui va au-delà des chansons et des discours. La chanson sur la réconciliation accompagne la décision ou l’acte de réconciliation comme cela a été le cas après la signature de l’accord politique de Ouagadougou.

LG infos : On a aussi constaté que les salles et stades n’affichaient pas complet.

CBG : C’est certainement à l’image de ce que vivent les ivoiriens. Ceux qui étaient contents sont venus, par contre les opprimés qui auraient souhaité une autre démarche n’ont pas jugé utile de faire le déplacement. Je crois que nous devons saluer le fait que les artistes aient courageusement rendu compte après avoir pris le pool de la situation.

LG infos : Certains estiment que Yode et Siro, pat sako et bien d’autres artistes ont trahi , vous qui êtes connu comme un des mentor du zouglou, qu’elle est votre opinion?

CBG : En dehors de Tiken jah et Meway, j’ai travaillé avec la plupart des autres artistes dont Yode et Siro , pat sako, asalfo etc, Nous sommes de la même génération et nous partageons beaucoup de choses. Je respecte leur position et je m’interdis de les juger et de les condamner. N’oublions jamais que c’est nous qui sommes les politiques et non ceux qui a un moment donné nous ont accompagné dans notre combat comme ils pouvaient. La situation que notre pays traverse est tellement complexe que peut être qu’ils ont atteint leurs limites de résistance. Dans une pharmacie, chaque médicament à sa date de péremption. Depuis un an et demi, nous avons entamé un si long voyage qui est une véritable traversée de désert avec ce que cela comporte comme difficultés. Ne soyons pas surpris qu’a un moment où on s’y attend le moins, certains choisissent leur arrêt pour descendre. Soyons indulgent et apprenons à respecter le choix des uns et des autres. Tout le monde n’est pas obligé d’aller avec nous jusqu’au bout. Je suis reconnaissant envers eux pour nous avoir accompagnés à des moments cruciaux de notre combat au prix de leur vie. Ils rêvent d’une carrière internationale et je prie que Dieu à qui rien n’est impossible de les couvrir de bénédictions et de succès.

LG Et Alpha Blondy?

CBG : C’est un autre sujet dont on pourra parler un autre jour. Pour l’instant je prends un joker.

LG infos : Votre mot de fin

CBG : Je dis Yako aux ivoiriens car la situation que traverse notre pays n’est pas du tout facile. C’est le propre de l’histoire, même si aucune nation ne le souhaite. Il nous faudra beaucoup de courage. En ce qui concerne la réconciliation, je conseille au pouvoir d’aborder les problèmes avec courage, point n’est besoin de fuir les réalités qui, quoi qu’on fasse finiront par nous rattraper un jour. Il n’est pas juste de traiter ceux qui demandent la vigilance, de pro Gbagbo qui ne veulent pas la paix. Pour mémoire, quand Ouattara ne s’était pas rendu à la cérémonie de la flamme de la paix à Bouake en juillet 2007, était-il contre la paix? Quand toute la direction du RDR, était en courroux contre SORO pour avoir signé l’accord politique de Ouagadougou ; le RDR était-il contre la paix? Ils avaient certainement des préoccupations en ce moment-là; ce qui est notre cas aujourd’hui. C’est pourquoi je demande à certains de nos amis de faire preuve de lucidité. Car la réconciliation n’est pas une condition pour la libération des prisonniers, c’est bien le contraire qui est juste. Alors arrêtons de favoriser le folklore et attaquons nous a l’essentiel.

Yacouba Gbané
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jeudi 8 novembre 2012

Côte d'Ivoire - URGENT: APPEL AU SECOURS DE NOS FRÈRES CHRÉTIENS



Voici le Titre foncier de l'église que le Gouvernement Ouattara veut abusivement détruire

Comme nous vous l'annoncions l'église des assemblées de Dieu est bien propriétaire du terrain où se trouve son église de Cocody à Abidjan. Voici le titre foncier brandi par les responsables de cette église. Il faut rappeler que Cissé Bacongo, qui fait partie du gouvernement Ouattara depuis quelques jours a décidé de détruire les installations de cette églises. Le 6 Novembre dernier, ses caterpillars ont abattu le portail et certaines structures de l'église causant des destructions pour un montant de 16 millions de francs CFA. Hier 07/11/2012, les caterpillars sont revenus, mais les fidèles de l'église ont formé un bouclier humain, ce qui a empêche la destruction de leur église. Ce matin même scenario, les caterpillars se sont à nouveau heurté aux fidèles qui ne comprennent pas pourquoi le gouvernement Ouattara s'acharne à vouloir détruire une église qui détient tous les titres fonciers.

A titre de rappel, plusieurs mosquées construites abusivement à Abidjan ont été épargnées lors des opérations d'assainissement initiées par le gouvernement Ouattara. L'on ne comprend pas cet acharnement du gouvernement Ouattara contre les lieux de culte de certaines communautés chrétiennes.

DERNIÈRE HEURE 17H00 GMT URGENT!!!! LE RESPONSABLE DE L’ÉGLISE DES ASSEMBLÉES DE DIEU DE COCODY VIENT DE LANCER UN APPEL A TOUS SES FIDÈLES AFIN QU?ILS SE RENDENT DEVANT LEUR ÉGLISE DE COCODY QUE LES CATERPILLARS DE OUATTARA SONT ENTRAIN DE VOULOIR DÉTRUIRE EN CE MOMENT

ACC- Côte d'Ivoire

lundi 29 octobre 2012

ALASSANE DRAMANE OUATTARA EN PASSE DE RÉALISER SON VIEUX RÊVE DE DISSOLUTION LA GENDARMERIE: TOUTES LES BRIGADES DU PAYS DÉSORMAIS SANS ARME


Toutes les brigades de gendarmerie de Côte d’Ivoire sont désarmées depuis le lundi 22 octobre dernier. 

«Le commandant supérieur de la Gendarmerie a dit qu’il ne veut pas avoir de problèmes avec ses patrons. C’est pourquoi il a décidé de désarmer toutes les brigades de gendarmerie de Côte d’Ivoire pour selon lui, éviter que le commando invisible qui attaque les FRCI et emportent leurs armes à chaque occasion, fasse la même chose aux gendarmes, surtout qu’il y a eu déjà des attaques contre des brigades de gendarmerie à Vridi et à Bongouanou où des armes ont été emportées», expliquent avec amertume des gendarmes interrogés sur la question ces dernières heures. «Ce sont les brigades qui volent leurs armes ramassées à cause de la décision du patron de la Gendarmerie. Les munitions sont aussi ramassées. Les armes collectées sont convoyées dans les légions dont dépendent les brigades de son ressort.

L’opération a démarré à la légion de Yamoussoukro où sont stockées les armes des brigades issues de sa circonscription administrative. Puis, ont suivi les 1ère légion (Agban), 2ème légion (Daloa), 3ème légion( Bouaké) et 5ème légion( San Pedro) en réceptionnant les armes et munitions des brigades relevant de leur compétence. 

Selon plusieurs sources proches de la gendarmerie nationale interrogées, cette opération étale au grand jour la méconnaissance de Gervais Kouassi, de la gendarmerie, car étant un simple produit, soutiennent-elles, de la gendarmerie mobile spécialisée dans le maintien d’ordre, contrairement a la gendarmerie départementale outillée pour les enquêtes. « Il a pris des décisions hâtives car paniqué par les attaques des hommes armés non identifiés récurrentes contre les positions des FRCI.

Mais ce n’est pas la solution. Il n’a aucune idée et aucun plan de sécurisation des armes de la gendarmerie», dénoncent des gendarmes interrogés. Non sans insister que cette décision unilatérale est lourde de conséquences négatives pour les populations et les gendarmes.

Félix Téha Dessrait

Notre Voie


samedi 29 septembre 2012

AFFAIRE JUSTIN KONE KATINAN : QUEL HARCELEMENT !!!


Les services ghanéens de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) auraient interpellé à Accra, Justin Koné Katinan, ce vendredi 28 septembre 2012, à sa sortie d’un rendez-vous avec le Bureau National d’investigation (BNI).

Interpol apprend-t-on arguerait avoir été saisi d’une seconde demande d’arrestation provisoire de l’infortuné porte-parole de Laurent GBAGBO, en vue de son extradition selon une procédure simplifiée entre police, vers la Côte d’Ivoire, où il serait, en plus des infractions à caractère économiques qui lui sont déjà imputées, aussi recherché, pour des crimes de sang, commis au cour de la crise post-électorale, qui a éclaté dans ce pays le 3 décembre 2010 et qui se poursuit à ce jour.

Il convient ici pour montrer le caractère extravagant de cette procédure, qui est en définitive un harcèlement policier, de préciser ce qu’est l’organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) et les limites de son action.

Interpol est une organisation internationale créée en 1923, ayant son siège à Lyon, en France et dont le but principal est, aux termes de l’article 2 alinéa premier de son statut « d’assurer et de développer l’assistance réciproque la plus large de toutes les autorités de police criminelle, dans le cadre des lois existant dans les différents pays et de la déclaration universelle des droits de l’Homme »

L’article 3 du même statut précise le rôle politiquement neutre de l’organisation, qui, par conséquent ne doit en aucun cas intervenir dans les affaires à caractères politiques.

Cette disposition se lit comme suit : « Toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant un caractère politique, militaire, religieux ou racial est rigoureusement interdite à l’Organisation. »

Les crimes les autorités judiciaires ivoiriennes imputent à Justin Koné Katinan, à supposer qu’il en porte à quelque titre que ce soit, qui mériterait d’être précisé, la responsabilité pénale, ont été commis dans des circonstances d’un contentieux électoral, dont la nature politique est indéniable. Il s’ensuit bien évidemment le caractère politique des infractions imputées à Justin Koné Katinan, lesquelles, au demeurant, ne concernent qu’un seul pays membre de l’organisation.

En application donc de ses propres textes fondateurs, Interpol devrait, et doit s’abstenir de toute intervention dans de telles infractions à caractère hautement politique.

Il faut aussi souligner qu’Interpol n’est pas au-dessus des lois ghanéennes. Son propre statut le contraint au respect de celles-ci. A ce sujet, il inscrit dans l’article 2 ci-dessus visé, l’activité de l’organisation dans le cadre des lois existant dans les différents pays membres. D’où il suit qu’au Ghana, l’action d’Interpol doit en tout cas, s’inscrire dans les limites fixées par lois en vigueur.

Celles-ci n’ont jamais défini une procédure spéciale, fût-elle qualifiée de« procédure simplifiée de remise de personnes de police à police », qui autoriserait le Bureau National Central (BNC) d’Interpol à remettre aux autorités judiciaires d’un pays étranger.

En effet, la remise d’un individu qui se trouverait au Ghana à la Côte d’Ivoire qui rechercherait cet individu afin de le poursuivre ne se fait pas autrement que par la (elle est unique) procédure d’extradition définie par la loi ghanéenne d’extradition et la Convention d’extradition de 1994 de la Communauté des Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le tout, dans le respect des traités internationaux sur les droits de l’Homme auxquels le Ghana est partie.

En fin, il faut noter que les activités d’Interpol se concentrent autour du trafic de drogues, du terrorisme, du blanchiment d’argent, de la criminalité transnationale. Ce dont nous sommes très loin dans ce qu’il conviendrait d’appeler l’affaire Koné Katinan.

Les autorités ghanéennes devraient mettre le holà pour de bon à cet harcèlement dégoutant.

James Cénach
Journaliste



mardi 4 septembre 2012

YAMOUSSOUKRO: DES BOUVIERS FRCI DU PRÉFET OUATTARA OBLIGENT UN COUPLE À FAIRE L'AMOUR EN PLEIN AIR ET LES FILMENT AVEC LEUR TÉLÉPHONE



Assurés de ne jamais être inquiétés, les Frci poursuivent les violations des droits humains et les exactions sur les populations. Le samedi 1er septembre dernier, trois éléments des Frci en poste au palais présidentiel de Yamoussoukro ont obligé le jeune K.A. et sa copine à faire l’amour sous leurs yeux. Cette abomination s’est déroulée aux environs de 18h. Précisément sur la rive du lac aux caïmans n°3 baptisée « Au caillou ». Un lieu qui très fréquenté par les férus de l’exotisme. Selon les témoins, K.A et sa compagne étaient assis à même le sol. Observant les mouvements de l’eau et des poissons. Avec un tel cadre, ils ne pouvaient s’empêcher de se faire des baisers tendres et langoureux. Malheureusement, la partie devient amère lorsqu’apparaissent brusquement 3 éléments des FRCI. Qui leur font passer un sale temps. A l’aide de leurs armes, suivi de coups de ceinturons et de rangers, ils les contraignent à faire l’amour. Pendant que les éléments des Frci filment leurs ébats avec leurs téléphones portables. Une libido qui doit se poursuivre, sans arrêt et dans la durée. Car chaque fois que les deux amoureux marquent une pause liée à la fatigue, ils reçoivent des coups de pieds et ceinturons. C’est aux environs de 20 h que des visiteurs passant par là ont volé au secours des infortunés. Qui ont eu leurs vêtements transformés en guenilles. Des âmes sensibles, résidant non loin de là, leur ont prêté des habits de rechange. 

 Ouattara Abdul-Mohamed

jeudi 30 août 2012

FRESCO: LES POPULATIONS MARCHENT SUR LE CAMP DES BOUVIERS FRCI APRÈS LES ENLÈVEMENTS DE 2 PRO GBAGBO



"A bas la dictature ! A bas le brigandage politique ! Trop c'est trop ! Honte à Ouattara ! Honte à Ouattara !..."

La tension était très vive devant le camp des Frci à Fresco. Et ces slogans hostiles à Ouattara et son régime, les populations Dida-Godié et autres pro-Gbagbo de la localité les ont scandés mille et une fois toute la nuit du vendredi 24 au samedi 25 août 2012. Raison, les populations n'ont pu supporter cette nuit-là du vendredi à 23 heures, l'arrestation jugée abusive de deux pro-Gbagbo. Il s'agit de Jean-Marie Abia, agent à l'Etat civil à la Mairie de Fresco et de B'bra Eugène, Directeur des Etudes au collège Sainte Marie. La nouvelle de leur arrestation, comme une trainée de poudre a vite fait le tour de la capitale du Koyéré.

Excédées par cette énième arrestation arbitraire, les populations locales, sifflet à la bouche et constituées en majorité de femmes presque nues, badigeonnées de kaolin et de charbon et chargées de branchages ont parcouru toute la nuit, les principales rues de Fresco avant d'assiéger le camp des hommes du Commandant Abissa et les Frci à la résidence de Henri César Damana, occupée toujours par les Frci.

"Ils n'ont rien fait. Nous leur avons dit que nous ne voulons plus les voir ici. Ils ont demandé que l'on leur donne 500 000f pour chacun de nos camarades mais nous avons refusé", explique une jeune dame témoin de l'évènement.

Aux dernières nouvelles, les deux pro-Gbagbo arrêtés, auraient été libérés sous la pression des manifestants.

(Ibo Cheick Oumar)

PROMESSES NON TENUES EN COTE D’IVOIRE : DES «MERCENAIRES» BURKINABÈ HAUSSENT ENCORE LE TON



Lu pour vous dans le journal burkinabè « Le Courrier confidentiel »

L’affaire commence à prendre des allures inquiétantes. Des «mercenaires» burkinabè, qui disent avoir combattu aux côtés des forces pro-Ouattara afin de déloger Laurent Gbagbo du pouvoir, réclament, une fois de plus, leur argent. Ils devaient, disent-ils, recevoir, chacun, 5 millions FCFA par mois. Mais ils affirment avoir été roulés dans la farine. «C’est le Commandant Zakaria Koné des Forces nouvelles qui nous a contactés et nous a remis, séance tenante, à Ouagadougou, 500 mille FCFA chacun. Mis à part cela, nous n’avons rien reçu malgré que nous ayons combattu au péril de notre vie», affirment-ils, très mécontents. «Zakaria Koné ne décroche plus le téléphone quand on l’appelle; l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina, Abdou Touré, que nous avons contacté, ne nous a pas non plus donné de suite favorable».

Les militaires concernés ont le regard tourné vers le Président Ouattara. «Il faut qu’il règle ce problème, sinon, nous allons prendre nos responsabilités», affirme l’un d’entre eux, sans autre précision. Visiblement, ce dossier brûlant devient de plus en plus brûlant. Et il va falloir trouver rapidement une solution au regard du caractère sensible de cette affaire. Selon des sources concordantes, le commandement de l’Armée burkinabè «suit de près la situation». Mais les militaires mécontents tiennent à préciser ceci: «Nous ne sommes pas en activité dans l’Armée burkinabè et nous n’avons pas été envoyés en Côte d’Ivoire par les autorités burkinabè. Nous avons traité directement avec la partie ivoirienne.

C’est elle qui doit résoudre notre problème, pas les autorités burkinabè. Nous demandons donc au Président Ouattara de faire diligence car cette affaire traîne depuis trop longtemps. Nous avons contribué, avec force et intelligence, pour qu’il soit au pouvoir. Nous ne réclamons que ce qui nous a été promis; et nous espérons que cela se fera le plus tôt possible». La balle est donc dans le camp des autorités ivoiriennes. Selon nos sources, le ministre ivoirien de l’Intérieur est imprégné du dossier depuis longtemps. Mais la suite tant attendue par les «mercenaires » se fait toujours attendre.

Hélène TRAORE

In journal burkinabé :« Le Courrier confidentiel » N°8 du 25 avril au 9 mai 2012.

mercredi 29 août 2012

ACCUSÉ DE MONTER UNE RÉBELLION : BLÉ GOUDÉ REPOND A SES DÉTRACTEURS




Depuis la crise post-électorale, les Ivoiriens vivent dans un climat sécuritaire qui laisse à désirer. Leur quotidien est rythmé par des attaques meurtrières menées ces dernières semaines par un commando non encore identifié. A la recherche des auteurs et co-auteurs de ces attaques, les Frci procèdent à des opérations d'enlèvements et d'arrestations ; ce qui rend la situation sécuritaire beaucoup plus délétère.

Ces enlèvements sont pour la plupart du temps consécutifs à des dénonciations calomnieuses et fantaisistes qui s'apparentent plus à des règlements de comptes. C'est certainement dans cette optique que depuis quelques jours, une certaine presse se fait l’écho d'une prétendue enquête qui me présente comme le cerveau d'une rébellion qui se préparerait depuis le Libéria voisin. Cette enquête menée par monsieur Venance Konan et publiée par le quotidien dont il est le Directeu
r général, à été reprise par un autre quotidien du même bord politique.

Face à cette alchimie qui tient forcément à m'associer aux attaques de ces dernières semaines, je voudrais interpeller les auteurs de ces articles et les tenir pour responsables de ce qui pourrait arriver à ma famille et à mes proches, dans une Côte d'Ivoire où l'on est à la recherche de bouc-émissaire. Est-il encore important de vous rappeler que je suis opposé à l'usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir. Je demeure attaché à cette philosophie qui est le fondement de mon action politique. Et vous ne réussirez pas à me transformer en putschiste. Pour moi, le règlement de nos différends politiques doit se faire par le dialogue et la paix.

Mieux, faire la paix dans un pays qui a été déséquilibré par une crise liée à des élections, n'est pas une option, c'est un impératif pour le peuple de Côte d'Ivoire. Je reste convaincu que le dialogue pose les balises d'une lisibilité et d'une visibilité politiques durables dont notre pays a besoin. C'est pourquoi, je considère que ceux qui inventent des histoires et les montent de toutes pièces, dans le seul objectif de se rendre utiles aux yeux du pouvoir ne rendent pas service à la Côte d'Ivoire.

Comme une plaie qui a besoin de toutes les cellules du corps pour cicatriser, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour reprendre le chemin de la reconstruction et du développement. Pour y arriver, notre pays a besoin de discours et d'actes d’apaisement. Tous ceux qui, au lieu d'y contribuer, attisent plutôt les braises, seront un jour montrés du doigt par le tribunal de l'histoire. Car le tableau analytique du climat politique de notre pays appelle à des inquiétudes. 

Charles Blé Goudé

mardi 28 août 2012

GABIADJI (SAN PEDRO): LE FILM DE L'ENLÈVEMENT DU SOUS-PRÉFET PAR LES BOUVIERS FRCI DE OUATTARA




La paranoïa du pouvoir Ouattara n’épargne plus personne. Même les représentants du chef de l’Etat, dans les contrées les plus reculées. Le sous-préfet de Gabiadji, Kathet Gnakot Aimé, est, en ce moment, aux mains des Frci qui le détiennent au secret. Son supposé crime : collusion avec l’ennemi. De quoi renverser ses proches. Puisque, le jeudi dernier, un jour avant son kidnapping, il réunissait Frci, Onuci et chefs de villages pour parler de réconciliation. Ce vendredi 24 août 2012, le sous-préfet ne se doutait de rien. Dès 8 heures, en tenue de travail, il s’apprêtait à regagner ses bureaux, lorsque le commandant Koné Dramane et deux ses agents en armes pointent à son domicile. A les en croire, ils sont venus à la demande du capitaine Bema, patron des Frci dans le Sud-Bandama. Pour aller où ? A Touih, un village de Gabiadji, où les Frci viennent de 
mettre le grappin sur des assaillants. Au sous-préfet, on fait croire qu’il devait assister à l’interrogatoire des suspects. Droit de l’homme obligeant, il n’a rien eu à dire. Mais là où ce dernier sent le danger, c’est lorsqu’on lui demande d’emporter son ordinateur aux fins de prendre note. L’homme n’étant pas un as des computers, il demande la permission de faire venir un collaborateur pour saisir les textes. Le commandant lui fait savoir que seul le capitaine Bema peut donner suite à cette demande. Le sous-préfet demande à son épouse d’appeler le patron des Frci du coin. Il ne fait pas de difficulté à accéder à la demande. Le sous-préfet, son collaborateur et ses hôtes en treillis s’engouffrent dans une Bmw. Direction : Touih. Là, une ancienne base de la Sodefor sert de camp aux Frci. Le sous-préfet s’y introduit. Curieusement, sans le collaborateur, à qui l’on a demandé d’attendre dehors avec l’ordinateur. Quelque temps après, un Fcri arrive à son niveau et lui exige de remettre l’ordinateur. Il s’exécute. Des minutes après, le sous-préfet sort et est embarqué dans un autre véhicule, sans le collaborateur. A qui l’on a demandé de regagner Gabiadji par ses propres moyens, faute de place. Convaincu qu’il est désormais un otage, le sous-préfet lui remet les clés de sa voiture. Une fois à Gabiadji, le collaborateur remet les clés à l’épouse du sous-préfet, assurant que son époux viendrait d’un moment à l’autre. L’attente a été longue. Jusqu’à ce que la femme appelle le Cdt Koné et le capitaine Béma. Tous deux lui rétorquent qu’ils ne savent pas où se trouve le sous-préfet. Elle saisit immédiatement le préfet de région. Les fouilles de ce dernier n’ont jusque-là rien donné. Le sous-préfet étant sous traitement médical, sa famille s’inquiète. Ainsi va la Côte d’Ivoire de Ouattara. 

Tché Bi Tché

ALERTE !!! OUATTARA FAIT ARRÊTER TOUTE LA FAMILLE D'UNE JOURNALISTE IVOIRIENNE

Abié Zogoé Celestin, Père de la journaliste en exil, Mireille Patricia Abié et de l'ancien ambassadeur de la Côte d'ivoire en Afrique du Sud, le Dr Abié zogié , avec toute sa famille vient d’être enlevé  très tôt ce matin du 28 Août 2012 à son domicile sis à Abidjan -Yopougon carrefour Académie par les FRCI; et conduits dans un "camp" aux environs du KM 17 route de Dabou. Depuis la crise post électorale c'est précisément la 3ème fois que cette famille qui ne se reproche rien reçoit la visite des Frci.

NOUS SOMMES DANS UN ETAT TOTALITAIRE, DIGNE DE L'EPOQUE NAZI. LE RÉGIME DE OUATTARA S'ATTAQUE AUX FAMILLES DES EXILÉS POLITIQUES, AUX OPPOSANTS ET A LEURS FAMILLES ET AUX RESSORTISSANTS DE L'OUEST, DU SUD, DE L'EST... DE LA CÔTE D'IVOIRE.

lundi 27 août 2012

Suite aux « Journées Presse Morte » des vendredi 24 et samedi 25 août 2012 Les Journaux Victimes du 11 avril 2011 se félicitent



Les vendredi 24 et samedi 25 août 2012, les journaux pro-Gbagbo, membres de l’organisation dénommée les JV11, créée le 5 juillet 2011, ont observé un mot d’ordre de deux « Journées Presse Morte ». Ce mot d’ordre a été également suivi et exécuté par plusieurs sites internet. Ensemble, ces journaux pro-Gbagbo et sites internet ont tenu ainsi à alerter l’opinion nationale et internationale sur les graves atteintes à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire, depuis le changement de régime par la guerre comme moyen de résolution d’un conflit électoral dans leur pays. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 août 2012, des individus armés ont vandalisé et partiellement incendié le siège du Groupe Cyclone, éditeur des quotidiens Le Temps, LG Infos et du magazine Prestige Mag, déclarant chercher à « tuer les pro-Gbagbo ». Cette attaque barbare a davantage noirci une situation sécuritaire déjà sombre, doublée d’une perverse censure officielle jusque-là endurées dans le silence par les JV11. Pour rappel :

• Au plan sécuritaire :

- L’assassinat de notre confrère Sylvain Gagnetaud, ancien rédacteur en chef adjoint de Radio Yopougon, journaliste pro-Gbagbo

- Les sièges des quotidiens Notre Voie, Le Temps, Le Quotidien d’Abidjan et Le Nouveau Courrier ont été attaqués, saccagés, pillés et/ou transformés en camps militaires par les forces pro-Ouattara suite à la crise postélectorale ;

- Trois (3) journalistes de Notre Voie ont été arbitrairement incarcérés pendant 13 jours, fin 2011et le DG de Cyclone emprisonné attend d’être jugé depuis mars 2012 ;

- Des menaces de mort sont constamment proférés contre les responsables des journaux pro-Gbagbo et leurs journalistes.

• Au plan de la censure officielle :

- De lourdes sanctions ciblées sont prononcées par le Conseil national de la Presse (CNP), uniquement contre les journaux pro-Gbagbo : Le Temps (6 suspensions, soit 76jours de silence imposé), Aujourd’hui (4 suspensions, soit également 76 jours de silence), Le Quotidien (1 suspension, soit 6 jours de silence), Notre Voie (1 suspension, soit 3 jours de silence) ; l’hebdomadaire satirique Bôl’Kotch (2 suspensions de 10 parutions en 6 mois, soit au total 2 mois et demie de silence) et l’hebdomadaire Prestige Mag (1 suspension de 8 parutions, soit 2 mois de silence ; - Des interpellations n’ayant aucun rapport avec le code de déontologie sont infligées aux journaux pro-Gbagbo ;

- Les responsables de ces rédactions sont régulièrement convoqués et font l’objet de menaces et de propos injurieux de la part du président de l’institution.

A la fin de ces deux Journées Presse Morte, JV11 :

- 1°)- Félicite les journaux et sites internet qui ont observé ce mot d’ordre pour la reconquête de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire ;

- 2°)- Remercie toutes les organisations professionnelles nationales et internationales qui ont condamné l’attaque contre le siège de Cyclone et marqué leur solidarité avec les journalistes traumatisés ;

- 3°)- Exprime sa gratitude aux lecteurs pour leur compréhension et leur soutien, ainsi qu’aux partenaires et aux annonceurs pour ce de rendez-vous manqué ;

- 4°)- Réaffirme la suspension de la participation de tous les journaux pro- Gbagbo aux Etats généraux de la Presse projetés par le Gouvernement, dans cette atmosphère dangereuse, en raison de la stigmatisation des entreprises de presse, des journalistes et agents des médias pro-Gbagbo en Côte d’Ivoire.



Fait à Abidjan, le 26 août 2012

Pour les JV11

Le Président

César Etou




vendredi 24 août 2012

Côte d'Ivoire : la France préparerait l'évacuation de ses ressortissants



La situation sociopolitique doublée d’une atmosphère d’insécurité et de crépitements d’armes quasi-quotidiens ne laissent pas indifférentes les chancelleries occidentales. L’Ambassade de France, selon des sources, se prépare à toute éventualité, notamment, l’évacuation de ses ressortissants qui sont depuis quelques jours contactés, via le service «Sécurité et protection des Français».

L’information n’est pas officielle, mais elle est de première main. La France, via son Ambassade, à Abidjan, réveille les «cellules»d’évacuation de ses ressortissants, qui pourraient entrer en action, sans tarder, en cas d’extrême urgence et de dégradation accentuée de l’environnement sécuritaire.


On n’en est, certes, pas là, pour l’instant, mais depuis quelques jours, selon les informations dignes de foi en notre possession, la chancellerie française a entrepris de mettre en alerte ses ressortissants. Face au constat de la dégradation progressive de la situation sécuritaire, en Côte d’Ivoire, l’Ambassade veut s’y prendre tôt, pour éviter des débordements et des failles plus tard. Selon des ressortissants français vivant à Abidjan, dans le quartier de Cocody, qui nous ont joints il y a quelques trois jours, ils ont reçu un coup de fil de leur chancellerie leur recommandant beaucoup de prudence. Et, surtout, de se préparer, pour toute évacuation, en cas de«pourrissement» de la situation sécuritaire.

Dans la ville de San Pedro, selon une dépêche de l’APA, les ressortissants français sont invités à s’enregistrer, à leur consulat, depuis la semaine dernière. Les quelques dix attaques subies, en moins de deux semaines, par les Frci, sont-elles la cause de ce «remue-ménage» à la «Maison de France» ? L’on ne peut, objectivement, répondre par l’affirmative. Etant donné que depuis la prise du pouvoir, par Alassane Ouattara, le 11 avril 2011, ce ne sont pas les premières attaques enregistrées. A moins que cette «précoce»prise de disposition par la chancellerie française ne cache des choses.


La France, qui possède de performants services de renseignements, sait plus qu’elle ne laisse croire. Et le matraquage subit du régime Ouattara par la presse française ressemble fort à la période pré-septembre 2002 et trahit bien un secret. Interrogé par ses coups de fils à ses ressortissants, en rapport avec le climat sécuritaire, l’Ambassade de France a nié une telle démarche qu’elle aurait entreprise. Mettant cela sur le «compte des rumeurs». Et reconnaît avoir conseillé l’extrême prudence aux ressortissants français, en pareille circonstance«d’incidents sécuritaires». Une chose est sûre, au sein de la communauté française, on semble bien prendre au sérieux la menace qui plane, vu la dégradation du climat sécuritaire, depuis quelques semaines.

Frank Toti

mercredi 22 août 2012

LES ENLÈVEMENTS CONTINUENT:DANS LA VILLE DE DIVO, 9 RESPONSABLES DU FPI ENLEVÉS PAR LES FRCI DU PRÉFET OUATTARA



Tôt le matin du vendredi 17 août 2012, la nouvelle de l’enlèvement la veille de deux (2) agents du Conseil Général de Divo par des frci armés a envahi la ville de Divo. Il s’agit de : Ayekpa Djidji Tako chargé de mission de l’Institution et Godé qui est en charge de la maintenance du matériel informatique au même Conseil Général. Ces rapts ont eu lieu dans des circonstances qui rappellent les méthodes de la GESTAPO, la police secrète d’Adolf Hitler. En effet, s’étant fait passer pour des clients ordinaires, les ravisseurs ont passé une commande puis ont demandé à voir le patron pour parler affaire. Ignorant tout, M. Ayekpa Djidji Tako s’est donc rendu dans son maquis pour répondre aux attentes de ces clients qui en réalité étaient ceux-là mêmes qui allaient l’enlever. Il fut donc embarqué avec deux (2) de ses ouvriers vers une destination inconnue. Le même jeudi 16 août, M. Godé reçoit un appel téléphonique d’une connaissance. Il répond au rendez-vous qui doit avoir lieu au rond point à l’entrée de Divo, au carrefour de Guitry. Une fois sur les lieux, il se rendra compte qu’il a été piégé. Malgré la lutte qu’il engage pour se défaire des kidnappeurs, il est embarqué lui aussi pour une destination inconnue. Le vendredi 17 août 2012 s’engage une journée de chasse aux Pro-Gbagbo. Des dirigeants de la Fédération FPI, des élus locaux, des jeunes du Cojep ont été la cible d’hommes armés. Pour échapper à cette violence, certains jeunes ou responsables ont dû passer la nuit en brousse quand d’autres ont quitté la ville pour se mettre à l’abri. À ce jour, ce sont neuf (9) responsables politiques qui ont été enlevés et qui demeurent introuvables. Saisies, les autorités administratives et militaires affirment ne pas être informées de cette mission qui serait, selon elles, l’œuvre de la Dst. Pourtant, Divo devait recevoir le samedi 18 août 2012 une délégation de la Cdvr pour procéder à une cérémonie de libation en faveur de la réconciliation. A qui le tour les jours à venir? Ainsi va la Côte d’Ivoire de la «solution». 

 Une correspondance particulière de Djibril Moussa

ENCORE UN CRIME CRAPULEUX DES FRCI :UN OFFICIER DE POLICE ENLEVÉ EN PLEIN COMMISSARIAT ET ABATTU PLUS TARD



la Police nationale est en deuil.Singulièrement, le commissariat de police du 33ème arrondissement, à Derrière Warf, dans la commune de Port-Bouët.



Un des éléments, en la personne du sous-lieutenant Koné Yacouba, a trouvé la mort dans des conditions tragiques. Sur les circonstances du drame, on retient, selon les renseignements, que, le lundi 20 août 2012, le sous-lieutenant Koné Yacouba, officier assurant la permanence au niveau de la zone du District 2 ( Port-Bouët), est à son bureau, attendant de procéder à d'éventuelles interventions. Et voilà qu'aux environs de 20h, un commando, fort d'une dizaine d'éléments en tenue et lourdement armés, arrivés à bord de véhicules de types 4x4, débarque dans les locaux du commissariat du 33ème arrondissement. Ces derniers qui se présentent comme des éléments des Frci, demandent à rencontrer ici et m
aintenant l’officier Koné Yacouba. Et tout de suite, ils se dirigent au bureau de ce dernier, à la porte 3. Puis, ils intiment l’ordre au sous-lieutenant, de les suivre. Lorsque celui-ci veut savoir les raisons de cette injonction, des témoins disent qu’il est extrait de son bureau manu militari et rudoyé, avant d’être projeté à l’arrière de l’un des véhicules du commando. Véhicules qui démarrent aussitôt.

Après leur départ, les autorités compétentes sont saisies et des collègues du policier enlevé entrent un peu plus tard en contact avec le commandant des éléments des Frci basés à la cité universitaire de Port-Bouët 1. Ils veulent savoir si ce sont effectivement ses hommes qui ont mené l’opération. Leur interlocuteur répond par l’affirmative. Par contre, sur les raisons, il invite les policiers à leur référer plutôt à sa hiérarchie.On en est donc là, lorsque le mardi 21 août 2012, aux environs de 9h, un habitant du quartier-village dit Bénogosso, dans les environs de Gonzagueville, saisit la police. Il explique que le corps sans vie d’un homme, vêtu d’une demi-saison de tenue militaire, traîne dans une zone marécageuse, sur un terrain nu, non loin de la route. Des agents dépêchés sur les lieux pour le constat sont ahuris.

Ce cadavre est bien celui de l’officier Koné Yacouba. L’infortuné porte six impacts de balles de pistolet automatique et trois faits à la kalachnikov.