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dimanche 22 septembre 2013

TROU ROCHE HAITI


COIN QUE LA MAJORITE EN HAITI NE CONNAISSENT PAS MEME L’EXISTENCE ET LE NOM

REVEILLEZ VOUS PEUPLE HAITIEN, HAITI N’EST PAS UNIQUEMENT FAIT DE PORT-AU-PRINCE

TROU ROCHE bornant le département de l’Ouest au Sud Est par la Commune de Fonds-Verrettes à l’Ouest et Commune de Thiotte à Sud Est. Et, dans cette Commune-là, se trouve la Foret des Pins qui a passé de 32 000 hectares au début du XXème siècle à 6 000 hectares aujourd’hui. Trou Roche se trouve au coeur de la Forêt des-Pins et ayant comme activité dominante la coupe des arbres, agriculture et l’élevage.

La vie à TROU ROCHE est profondément archaïque vue aux situations sociales, économiques, culturelles et politiques. Elle n’a pas encore prise en charge par les autorités administratives voire par l’Etat centrale cependant elle a une importance capitale portant sur la production agricole et l’élevage.
Elle n’a qu’une seule rentrée et sortie. Elle a pu bénéficier de cette route en terre battue sous la grande époque de l’exploitation et l’exportation des Pins de la Forêt par la SHADA 1940, les périodes de concessions des pins de la Forêt données par l’état haïtien aux grands manitous de Port-au-Prince jusqu’en 1975 puis les exploitations anarchiques par les autorités locales des communes avoisinantes à partir de 1986 à nos jours.

TROU ROCHE n’est fréquentée que par les gens qui y habitent. Pas de communication radiophonique même avec son administration communale. Ils ne connaissent rien de ce qui se passe dans la vie Nationale. Pas d’accessibilité à la télévision. Mais avec l’arrivée de la NATCOM il y a un an de cela, il a pu bénéficier dans quelques rare côtés signale téléphonique. Les gens utilisent radio cassette pour écourter la musique. Leur culture dominante c’est le vodou. Il y a l’évangélisation également quoique dans des conditions médiocres.

Les maisons sont encore en paille et en tôle pas même une en béton. Ils utilisent la chaux dans leurs constructions. Des rares personnes utilisent le ciment seulement dans leurs galeries. Pas d’utilisation de fer, les maisons sont construites en bois et en paille. Pas de cimetière public. Chaque personne enterre leur membre de sa famille dans sa propre portion de Terre. Pas de latrine. Ils font leur besoin physiologique n’importe où. La délinquance juvénile y prolifère. Jeune de 14 à 15 ans sont tombé enceinte et bon nombre d’entre eux sont arrivés mariés et deviennent mère et père de plusieurs enfants à l’âge de dix-sept (17) à dix-huit (18) ans. 

Pas de rivière même une source. Et, par rapport à son altitude même le puits n’y est pas accessible. Les personnes ayant de la possibilité construiT son bassin ou son réservoir et celles qui n’ont pas de la possibilité achètent ou puissent des mares, des lieux creusés dans les routes et des trous roches pour boire, cuisiner, baigner et faire la lessive.

Plus besoins d’expliquer le mode de fonctionnement ni leur mode d’habillement. Les garçons portent souvent des pantalons munis de pièces. Il fait tellement froid même en plein midi ils portent des sweaters ou chandails. Les filles portent toujours un mouchoir et même pour aller dans les festivités. Jeunes garçons et filles de dix (10) ans et même plus marchent aux pieds nus. N’ayant pas même des sandales et même les personnes âgées n’y sont pas distinguées totalement. Parfois, ils portent des vêtements déchirés qui sont tellement sales, que c’est déshonorant. Il y a tant d’autres qui font des efforts. Comme les prédicateurs de la parole de Dieu. Bon nombre d’entre eux ne savent pas lire ni écrire. C’est une population analphabète. 


L’Education se fait là-bas en apprenant l’enfant à garder les bétails et à cultiver les terres. Pas même une école à leur disponibilité. Pour trouver une école, ils marchent à environ quatre (04) à sept (07) kilomètre ce qui donne huit (08) à quatorze (14) kilomètres aller et retour en total par jour dépendamment de la position de la personne. Sans parler de l’Hôpital et de tous les services sociaux auxquels à droit l’être humain.

L’homme ne vit pas de pain seulement. Je me demande dans quelle catégorie l’administration communale ont placé les habitants de la zone de Trou Roche bien qu’elle ne l’ait pas donné à manger ?

En toute conscience, elle n’a aucun souci pour les jeter un regard fructueux. En réfléchissant de cet état primitif, il fait venir larme aux yeux puisque nous sommes aux XXIème siècles. C’est pour dire encore dans le pire qu’il y a pire que pire.


vendredi 23 août 2013

Lettre ouverte au Commissaire du gouvernement de Michel Martelly, M. Francisco René alias Gwo Moso.



Monsieur Gwo Moso,

A moins que vous soyez porteur d’un message pouvant apaiser la situation tendue qui prévaut dans le pays, vous devriez avoir honte de prendre la parole au nom de ce gouvernement qui est déjà au bord du précipice. Vous avez la mémoire très courte pour oublier déjà que des individus encore plus puissants que Michel Martelly n’ont duré au pouvoir que l’espace d’un cillement au cours des 25 dernières années. Vous avez la mémoire encore plus courte d’oublier le sort qui a été fait au régime tout-puissant de Jean-Claude Duvalier quand celui-ci était contraint de quitter à la fois le pays et le pouvoir. Ce dictateur dont le nom reste à jamais dans la mémoire collective dans un sens négatif, qui a eu la peau sauve tout en laissant derrière lui des serviteurs pour en faire les frais. Comprenez ce que nous voulons bien dire par là! C’est donc le moment, M. Francisco René, de vous demander si vous ne vous souciez pas de votre nom et de l’avenir de vos proches ? Ne vous foutez-vous pas du jugement de l’histoire par rapport aux actions néfastes que vous comptez prendre contre la presse ? Car, il arrivera un temps où le peuple demandera des comptes.

De 1986 -- quand le peuple haïtien avait sonné le glas de la dictature – à nos jours, nous n’avons connu d’autres acquis que le droit à la parole. Un droit que nous avons fait nôtre au prix de maints sacrifices: des centaines d’individus jetés en prison, torturés et exilés; des milliers d’autres tués rien que pour avoir osé dire leurs désaccords avec le régime dictatorial des Duvalier père et fils. Des promesses, il y en a eut après la satrapie duvaliériste et il y en a jusqu'à aujourd’hui. Mais nous demeurons un peuple assoiffé, affamé, vivant dans la crasse tant que les gens au pouvoir de votre trempe et celle de l’actuel président ne s’en foutent pas mal de nous. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous nous exprimons à longueur de journée dans la presse pointant du doigt tous les méfaits du gouvernement que vous servez. M. Francisco René, savez-vous que « ventre affamé n’a point d’oreilles ? » Eh bien, nous ne cesserons de claironner haut et fort toutes les vicissitudes du peuple que lorsqu’elles auront été assouvies. Et pour ce faire, nous n’avons que la presse. Ainsi donc, toute attaque contre la presse ne fera que précipiter la chute du régime que vous servez. Loin de rester passifs, nous ne nous laisserons pas faire. S’attaquer à la presse c’est s’attaquer au peuple haïtien lui-même. Nous savons bien ce à quoi vous tenez quand vous dites : « le commissaire est dans la ville, prenez des ordres. Je crois que la récréation est terminée, le théâtre radiophonique est terminé. Il n’est plus question de traiter les autorités de n’importe quelle façon, car, l’autorité de l’Etat doit être restaurée ».

Monsieur le commissaire, si vous ne voulez-vous pas que le nom de la femme du président et celui de son fils soient cités dans les médias, il n’y a autre recours que de faire aboutir leur jugement selon les prescrits de la loi purement et simplement. La corruption dont ils sont accusés étant si étroitement liée à la dégradation du niveau de vie de la population haïtienne que nous en sommes intéressés de très près. Si vous aimeriez voir que nous cessions d’exprimer nos appréhensions quant à la partialité du système judiciaire, faites aboutir rapidement et équitablement le cas criminel dans lequel est cité Joseph Lambert, conseiller spécial du président. Tant qu’il continue d’exister une justice de deux poids deux mesures dans le pays, les médias n’auront d’autres choix que de le faire connaître au public. Si vous voulez qu’on cesse de dire dans les médias que bien des individus entourant le président sont du type mafieux, qu’il s’en débarrasse.

« Qui veut son respect se le procure », dit le vieil adage. On peut respecter le gouvernement si et seulement s’il parvient à faire triompher le règne du droit dans le pays. Un président qui fait du mensonge son cheval de bataille n’est pas digne d’être respecté. Dans ce sens, les exemples abondent. Il dit n’avoir rien à voir avec l’arrestation du député Arnel Belizaire tandis qu’une enquête de la Chambre des députés prouve le contraire. Il dénie avoir pris part à une réunion pour forcer un juge d’instruction (Jean Serge Joseph) à changer ses décisions (ce qui est illégal suivant le principe de séparation des trois pouvoirs) pendant qu’une enquête du Sénat conclut qu’il y participait de fait. Sans en fournir la preuve, il accuse Mirlande Manigat de fomenter un coup d’état. Autant de faits négatifs à l’actif du président qui méritent d’être pris en compte et rectifiés. 

M. Francisco René, nous aurions tant aimé que vous ayez de l’étoffe nécessaire pour comprendre qu’il est anormal de défendre l’indéfendable. Mais cela reste ce qu’il est, un vœu pieux. Nous disons un vœu pieux nous basant sur les performances à la fois exécrables, lamentables et immorales qui caractérisent votre cheminement dans les différentes juridictions où vous avez siégé en tant que commissaire du gouvernement. Peut-être qu’il vous prendra un temps plus long pour venir à la raison, d’autant que, pour les raisons que l’on sait, il n’y a que Dieu et les imbéciles qui ne changent pas. Or, vous ne sauriez être Dieu.

Sincèrement,
Reginald Villier
22 août 2013

dimanche 18 août 2013

Le dictateur haïtien Michel Joseph Martelly s'offre un voyage de plus de $ 5,364.000 US (5 million trois cent soixante quatre mille dollars US.


C’est à la pelle que le dictateur-bambocheur Michel Joseph «Sweet Micky» Martelly continue de ramasser l'argent du trésor public au bénéfice de sa famille et de ses amis dans de coûteux voyages à l'étranger. Un “véritable gagòt ” de corruption, de népotisme et de pots-de-vin.

Au moment ou la famine menace d'anéantir près de 2 millions de familles haïtiennes le bambocheur Martelly choisit de s'offrir un voyage qu'aucun Roi Arabe n'oserait s'offrir.

Incroyable,Mais vrai!

A la tête d'une délégation de 84 personnes le dictateur haitien a laissé le pays pour une tournée de prés de 12 jours à l'étranger. 

Tournée qui va coûter au trésor public déjà vidé, la rondelette somme de $ 5,364.000 US (5 million trois cent soixante quatre mille dollars US).

NB: « Dans le passé, quand un président haïtien voyageait à l'étranger, l'État lui versait $5000 US par jour pour ses frais »

Moise Jean-Charles «depuis son arrivé au pouvoir, le président Martelly a quadruplé ce per diem à $20.000 US par jour. Quand sa femme voyage avec lui, elle obtient $10.000 par jour; si ses enfants sont de la partie, ils obtiennent $7.500 par jour, chacun, et les autres personnes de son entourage obtiennent $5.000 par jour ».

Voyage de 12 jours/ 84 personnes:
Martelly 12j x$ 20,000 US=$ 240.000 US
Sofia 12j x $ 10.000 US=$ 120.000 US
4 enfants 12j x 7.500 US=$ 360.000 US
79 membres 12 j x $5.000 US=$ 4,740.000 US
GRAND TOTAL=$ 5,364.000 US (5 million trois cent soixante quatre mille dollars US).

A lire l'itw du sénateur Jean-Charles Moïse à propos de la corruption et le népotisme de Michel Martelly sur Haiti-Liberté

vendredi 16 août 2013

Des pneus enflammés à Port-au-Prince


Des barricades enflammées ont été remarquées très tôt ce vendredi 16 août 2013 dans les quartiers de Tabarre, Mais Gâté et Cité Soleil, au Nord de Port-au-Prince. 

C'est le comble partout dans le pays ou des manifestations en cascades sont organisées pour exiger le départ et l'arrestation de Michel Martelly et de Laurent Lamothe. 

En effet il est reproché à ces deux larrons d'avoir en moins de 3 ans dilapidés les fonds du trésor public, ruinés le pays, transformés Haïti en un narco état.

jeudi 15 août 2013

L'archevêque de Port-au-Prince Monseigneur Guyre Poulard lors de son homélie de l'Assomption dénonce la corruption et le chômage qui sévit en Haïti


"Beaucoup s'enrichissent au détriment du pays. Qu'ils soient Haïtiens ou étrangers. le chômage est généralisé. Très peu de personnes travaillent.

D'autres gagnent leur vie grâce à de petits boulots et de petites activités commerciales.

Nos ancêtres se sont sacrifiés pour nous léguer cette terre. Il nous faut reconstruire Haiti, faire d'elle un vrai pays en chassant la corruption. 

De nos jours, le pays est gangrené de corruption.

La corruption est pire que le sida. Les dirigeants doivent changer de comportement en assumant pleinement leurs responsabilités. 

Ils doivent se faire remarquer positivement.

Il nous faut maintenir propre notre environnement. Tout le monde doit participer au ramassage des détritus et à la lutte contre les immondices. 

Chaque personne doit faire quelque chose pour sa communauté. C'est ainsi seulement que l'on se sentira fier. 

Le recyclage des fatras peut être une source de revenus pour le pays. Il faut se tourner vers ce type d'activité rentable."


samedi 25 mai 2013

HAITI ET SES INONDATIONS







PREPAREZ VOUS CAR VOUS SEREZ INONDES

Une inondation peut arriver très rapidement et violemment, Outre les mesures de qui peuvent être mises en place, un plan familial de mise en sûreté constitue pour chaque famille et citoyen, la meilleure réponse permettant de faire face à la gravité d’une inondation en attendant les secours.

La meilleure façon d’anticiper les conséquences négatives des cours d’eau, c’est de leur rendre leur liberté. Une rivière ou un canal en Haiti, ce n’est pas seulement de l’eau qui coule dans un seul lit.

Le lit majeur, c’est globalement la zone qui permet de faire tampon lors d’une inondation. Lorsqu’une rivière ou un canal déborde, il sort de son lit mineur et occupe les espaces alluviales. La porosité de ces terres autorise une absorption très rapide de l’eau en surplus.

à notre époque, les lits mineurs des rivières sont souvent bordés de digues, les berges bétonnées de constructions en tous genres surtout près des villes qui ne remplissent pas aussi bien le rôle protecteur que les plaines alluviales et pire dans notre cas en Haiti, la terre arable ayant disparue, aucune absorption rapide n’est possible. ON SERA INONDE.

il faut cesser de croire qu’on peut maîtriser les crues. Non seulement, c’est impossible mais, en plus, les crues sont nécessaires au bien-être des écosystèmes entourant les rivières  Elles alimentent les nappes alluviales, qui sont des sources d’eau bien plus pures que celle de la rivière puisqu’elles sont filtrées par le sol.



Le reboisement n’arrêtera pas ou ralentira les inondations, elle permettra aux racines des arbres de retenir la terre arable qui facilitera l’absorption de l’eau. Loin de ce procédé car on n’a pas encore un programme réel de reboisement.

Valmes Georges

vendredi 24 mai 2013

28 Mars 1995: Assassinat de Mireille Durocher Bertin, 18 ans après par Stanley Lucas



Le 28 Mars 1995 Mireille Durocher était assassine par des officiels du gouvernement Haitien après des ordres donnes par le président de la république Jean Bertrand Aristide. L’enquête du FBI révélera plus tard que le ministre de l’intérieur Beaubrun au nom de Jean Bertrand Aristide était le coordonnateur de l'assassinat de madame Bertin.    Mireille Durocher était un avocat brillant et un militant politique. Elle luttait pour le respect des lois et de la constitution d'Haiti en 1995 quand elle a été assassinée. En 1995, Mireille Durocher Bertin officiellement plaidait pour le respect de la souveraineté nationale. Elle a demande aux instances de notre république et particulièrement a Jean Bertrand Aristide les références constitutionnelles de la demande d'intervention militaire sollicitée par ce dernier en 1994.   Aristide savait a l'avance que les démarches de Mireille Durocher Bertin sur l’illégalité de la demande officielle d'intervention militaire de 1994 et son embargo économique contre Haiti sollicitée en 1993 seraient condamnés par devant les tribunaux haïtiens comme des actes inconstitutionnels et illégaux. 
  
Aristide risquait d’être convoque par devant la Cour de Haute Trahison pour ces crimes. C'est dans ce contexte que le complot pour assassiner Mireille Durocher Bertin prit naissance au palais national. Les freres Arbrouet qui ont assassine Bertin pour Aristide, pour éviter leurs témoignages, furent ensuite exécutes a Leogane par le régime Lavalas alors qu'ils étaient dans leur sommeil. L'instruction donnée avant cette opération d’exécution des frères Arbrouet conduite par l’unité politique de la SWATT team était simple: Ne les ramenez pas vivants!

Le ministre de la justice en poste Jean Joseph Exume qui était l'un des conseillers privilégies d'Aristide et aussi Ministre de la Justice en 1995 en sait long sur cette affaire.    Mireille Durocher Bertin, Pasteur Leroy, Jacques Roche, Sénateur Yvon Toussaint, Michel Gonzalez font partie d'une longue liste de citoyens exécutes par lavalas pour des raisons politiques. Le Sénateur Irvelt Chery dans sa lettre officielle aux commissaires du gouvernement de la république donne une idée de la liste des victimes du régime lavalas, pour lire cette lettre et découvrir les noms des victimes cliquez ici: http://www.haitianinternet.com/messages.php/7222

Nous devons travailler a la reforme de la justice, a l'égalite des citoyens devant la loi pour qu'enfin justice soit faite. Mireille que la terre te soit legere! Assassins lavalas, bay kou bliye pote mak sonje

dimanche 19 mai 2013

LA FORET DE PINS D'HAITI UNE BEAUTÉ EN DANGER EN VOIE D’ÊTRE SAUVÉE



Sur Hispaniola la foret des pins couvre les deux pays, Haiti et la République dominicaine, cette foret est menacée par la déforestation humaine principalement côté haïtien. 

En dépit des peu de moyen dont dispose l'Etat haïtien des mesures de protection ont été prise avec la création d'une réserve forestière afin de préserver ce patrimoine.

La déforestation sauvage de cette foret a été l'oeuvre du régime Duvalier dès les années 60, ou les arbres étaient coupés à tour de bras au profit de riches sociétés américaines pour la fabrication de l'huile de résine destinée au secteur aéronautique.
Sur les 32 000 hectares de foret il n'en reste plus que 9 hectares .

Il y a urgence à stopper le processus car selon les estimations la foret pourrait être vouée à disparaître totalement d'ici 2016.
De plus cette déforestation sauvage n'est pas sans conséquence écologique car la détérioration de l’environnement affecte toute la ligne frontalière du lac Azuéi à Anse-à-Pitres.

La déforestation de la pineraie menace directement l'équilibre écologique du lac Azuéi qui est un lac saumâtre au biotope composé de prairie, de cactus et d'une faune comprenant des canards et des espèces d'oies sauvages rares, des flamands roses ainsi que de crocodiles américains, qui ironie de l'histoire ne représentent pas la plus grande menace pour les autres espèces animales .

Mais en 2007, la tendance s'inverse, une organisation paysanne a procédé à une reforestation de 1500 plantules dans la foret des pins.

Puis depuis cette année 2013 les choses s’accélèrent, une reforestation globale d'envergure sur l'ensemble du pays initiée par le gouvernement est en cours de réalisation, selon un programme gouvernemental se déclinant en 3 volets prévoyant 3 reboisements de 50 millions d'arbres par ans, soit un total final de 150 millions d'arbres plantés en 3 ans !

Le président de la république d'Haïti Michel Martelly en a donné le coup d'envoi ce 1er mai 2013.

Une reforestation qui est une des mesures phares gouvernementale pour la lutte contre la pauvreté du pays, car selon Clémentine Lavande, chef des investissements pour Haïti de Yunus Social Business : « Plusieurs études ont démontré que la déforestation est l’une des principales racines de la pauvreté car elle entraîne érosion des sols, dégradation des champs, raréfaction des ressources en eau et baisse des revenus agricoles ».

Le président espère avec ce programme colossal et ambitieux en faire un levier de développement économique pour le pays, par conséquent la foret des pins sera sauvée, l'année 2013 a été décrétée par les autorités " l'année de l'environnement à Haiti", l'espoir renaît...

Emmanuelle Bramban

mardi 22 janvier 2013

Haïti - Social : 80% des enfants dans les orphelinats ne sont pas orphelins




Selon l'UNICEF et l'Institut du Bien-Être Social et de Recherche (IBESR) en Haïti, environ 80% des enfants, qui se trouvent dans les orphelinats en Haïti, ont un parent proche.

« [...] il y a beaucoup d'enfants qui sont dans les orphelinats qui ont un parent proche de la famille. Il y a certains parents, soit le père ou la mère, qui abandonne des enfants pour de nombreuses raisons, et ces enfants atterrissent dans des institutions, telles les orphelinats et les crèches. Il y a des parents, qui abandonnent également leur enfants au niveau des maternités, et ces enfants sont récupérés par l’IBESR et placés dans des orphelinats. En Haïti. 80% de ces enfants ils ont un parent proche, c’est pourquoi nous disons qu'il ne sont pas vraiment des orphelins [...] » a déclaré Hans Beauvoir, Officier de la protection des enfants de l'UNICEF en Haïti

Après le 12 janvier 2010, l'IBESR, a dressé un inventaire national de toutes les institutions et crèches hébergeant des enfants, en recensant plus de 750 à travers le pays et les classant en trois catégories «vert, jaune ou rouge» selon le niveau d'application des standards pour héberger les enfants.

À ce jour, 25 institutions qui hébergeaient près 12,000 enfants, ont été fermées et les enfants placés dans des institutions « vertes ». Cependant le pays manque d’infrastructures et de centres « verts » pour accueillir les enfants d'autres orphelinats ne répondant pas aux normes minimales.

De son côté, le Gouvernement cherche à reprendre contact avec les familles des enfants, pour qu'elles reprennent leur(s) enfant(s), en leur donnant un appui, une solution lourde et couteuse.

Pour sa part, L'UNICEF prône avant tout, la désinstitutionalisation des enfants et la réunification familiale, ainsi qu'une approche multi-sectorielle, comprenant le secteur socio-économique, la justice, la santé reproductive et l'éducation, pour lutter contre ce problème.


samedi 19 janvier 2013

Haïti : les viols dans les camps sont quotidiens

Plusieurs centaines de milliers d'Haïtiens vivent toujours sous des tentes, trois ans après le violent tremblement de terre qui a dévasté le pays. Dans ces camps, les conditions de vie sont déplorables et les femmes fréquemment victimes de viols.


Trois ans après le séisme qui a provoqué la mort de près de 300 000 personnes en Haïti et jeté à la rue près de deux millions d'autres, plusieurs centaines de milliers d'Haïtiens vivent encore dans la plus grande précarité. Dans les 496 camps de fortune recensés par l'ONG Amnesty International à travers le pays, les conditions de vie sont déplorables : l'accès à l'eau et à l'électricité font défaut, les installations sanitaires sont pratiquement inexistantes et les habitants sont particulièrement exposés à la violence. Les femmes en sont les premières victimes.

Sur la place Sainte-Anne, située à quelques encablures du palais présidentiel, en plein centre-ville de la capitale Port-au-Prince, vivent quelque 2 000 personnes. La plupart y ont trouvé refuge, sous des abris de fortune, au lendemain du séisme, le 12 janvier 2010. Ce camp s'apparente aujourd'hui à un ghetto : les agressions sont légion, les viols quotidiens. Même la police n'ose plus s'aventurer dans le dédale d'étroits passages bordés de tentes.

La peur de porter plainte

Clarisse vit dans l'un de ces abris de fortune avec ses trois enfants. Sans ressources, sa maison se résume à quatre murs de toile, quelques tapis et des matelas. Son mari est mort en 2010 pendant le tremblement de terre. Un soir, il y a quelques mois, un groupe d'hommes armés a forcé l'entrée de son domicile. "Ils ont frappé à la porte en disant qu'ils étaient de la police, donc j'ai ouvert la porte, raconte la femme. J'ai vu cinq hommes armés. Ils m'ont attrapée et m'ont bandé les yeux [...]. J'ai compris que ce n'était pas la police quand ils m'ont jetée sur le lit. J'ai essayé de chercher ma fille dans le noir et puis j'ai compris qu'ils l'avaient prise elle aussi. Ils m'ont violée, moi et ma fille. Puis ils m'ont frappée violemment au ventre et au visage parce que j'avais essayé de résister."

Les agressions comme celles qu'ont subi Clarisse et sa fille sont monnaie courante en Haïti. Pendant des décennies, le viol était une arme privilégiée de répression politique dans le pays. Désormais considérés comme des crimes, les viols sont passibles de 10 ans de prison, 15 ans si la victime est mineure. Mais en Haïti, poursuivre les auteurs de viols, même quand ils sont connus, relève du parcours du combattant. Et nombre de femmes n'osent pas porter plainte par peur de représailles.

vendredi 18 janvier 2013

Haïti: Le peuple s’oppose massivement à la persécution de Jean-Bertrand Aristide



Les ondes de choc provoquées par les plaintes déposées contre l’ex-président Jean Bertrand Aristide et sa convocation au Parquet de Port-au-Prince le mercredi 9 janvier par Lucmane Delile, Commissaire du gouvernement, ont provoqué un grand éveil lavalassien, au grand dam des persécuteurs d’Haïti et de l’étranger qui, selon leur spéculation croyaient que l’heure était venue d’en finir avec la tête de l’Organisation Politique Lavalas.
En effet, le suspens était à son paroxysme les jours précédant ce jour J du mercredi 9 janvier 2013. Aristide allait-il se présenter devant le tribunal d’un bourreau nommé, Lucmane Delile, qui par anticipation l’avait condamné, comme au grand jour où, juge dans le procès GNB contre Attila, il l’avait déjà guillotiné ?

Devant le Parquet au Bicentenaire de Port-au-Prince, avant l’heure fatidique, 10 heures du matin, de nombreux Lavalassiens se sont attroupés en solidarité avec leur leader. Comme par un effet de contagion lavalassienne, la mobilisation gagnait les grandes villes du pays. Au Cap, aux Gonaïves, dans le Plateau-Central, à Jérémie, c’était un véritable témoignage de solidarité, en dépit du fait que le pouvoir n’a pas poursuivi son bras de fer avec la population lavalas. Il avait décidé que son Commissaire du gouvernement se transporte vers la résidence de Tabarre, par crainte d’une mobilisation populaire incontrôlable par la police.
Au moment même où la nouvelle avait gagné la foule, Tabarre était devenue l’objectif des manifestants qui ont couvert la distance à marche forcée. De nombreux kilomètres séparent le Parquet de Port-au-Prince, sis au Bicentenaire de la résidence de l’ex-président. Seule une foi ardente, une croyance ferme et inébranlable dans le leader, pouvaient motiver cette marche de solidarité.
Que s’est-il passé exactement à Tabarre ? L’ex-président Aristide, se retrouvait-il devant un Commissaire du gouvernement, Lucmane Delile, érigé en juge  suprême par le gouvernement Martelly-Lamothe ?
Ecoutons le chef du Parquet de Port-au-Prince devant les micros de journalistes, qui a qualifié de cordial l’entretien qu’il a eu en la résidence du Dr. Jean Bertrand Aristide. Comme Me. Delile l’a dit lui-même, la conversation a été très brève, pas plus qu’une trentaine de minutes. La sécurité était de taille. Il faut dire que depuis son retour au pays natal, le 18 mars 2011, le Dr. Jean Bertrand Aristide n’a jamais eu autant de policiers pour assurer sa sécurité. Le grand drame est que, c’est la première fois que le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a reconnu qu’il avait affaire à un ancien chef d’Etat. C’était seulement le mercredi 9 janvier que Lucmane Délile reconnaissait que le déplacement de l’ex-président Aristide impliquait un sérieux problème de sécurité.
Selon une source digne de foi, le Commissaire du gouvernement était accompagné d’un substitut, Me. Paul  Eronce Villard, qui a mené l’entretien et d’un haut fonctionnaire du Ministère de la justice dont le nom n’a pas été révélé.
Cependant, la grande question qu’il importe de poser est la suivante : quel est le rôle de cette personnalité dans la justice haïtienne ?
Les employés du Ministère de la justice sont-ils des juges dont la mission est de juger les citoyens ?
Le Ministre de la Justice, Jean Renel Sanon, est-il le super juge de la République ?

Devant les journalistes, le Commissaire s’était présenté comme le principal concerné dans cet entretien avec le Dr. Aristide.
A Tabarre, le leader de Fanmi Lavalas était entouré d’une batterie d’avocats composé de : Me. Mario Joseph, Me. Dabia Jean Lunès, Me. Camille Leblanc, Me. Joël Petit-homme, Me. Newton Saint-Juste et Me. Guy César. Selon ces hommes de lois, il y a eu beaucoup de cordialité. Aucune arrogance de la part des représentants du Parquet n’a marqué l’entretien. Il n’y a pas eu d’interrogatoire ou d’audition, comme c’est toujours le cas avec le Parquet de Port-au-Prince.
Les avocats de la défense disent avoir profité de ce moment pour soulever des objections sur le dossier. Aucune responsabilité n’est reconnue par l’ex-président dans le dossier de la faillite des coopératives car, a-t-il soutenu «  un chef d’Etat ne peut être informé d’un contrat signé entre deux personnes privées ». En réponse aux accusations de Sony Thélusma, sa réponse est que son action au sein de la Fanmi Selavi a beaucoup aidé à l’amélioration des conditions de vie des enfants en situation de vulnérabilité.
Les réactions autour de cet événement sont nombreuses. Certains sénateurs de la République, Moïse Jean Charles, John Joël Joseph, Jean Baptiste Bien-Aimé, pour ne citer que ceux-là, disent reconnaitre qu’il s’agit d’une persécution politique conduite par le gouvernement pour se défaire du leader de l’Organisation politique Lavalas. Le sénateur Bien-Aimé Jean Baptiste y voit la main du gouvernement Martelly-Lamothe qui, face à la puissance et à la popularité de Lavalas craint que les élections ne puissent être gagnées par son clan. Donc, il faut tout faire pour discréditer Aristide et détruire sa popularité. Pour sa part, le sénateur Jean-Charles accuse Martelly qu’il dit être l’instigateur de cette persécution politique contre le leader de FanmiLavalas.
D’autres parlementaires qui opinaient sur le dossier, ont dit clairement que Lucmane Delile aurait dû démissionner, s’il n’avait pas été trop attaché au pouvoir, après sa cuisante défaite politique dans le dossier d’accusation d’Aristide. Pour les juristes Me. Carlos Hercule, président de la Fédération des barreaux d’Haïti et Durin Duret Junior, président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH)  la conduite du Commissaire du gouvernement est juridiquement incorrecte. Duret pour sa part a souligné que « C’est à un véritable coup de théâtre qu’on a assisté, mercredi à Port-au-Prince. Un magistrat doit fonctionner dans le respect de la loi et la légalité. Une fois que les normes ne sont pas respectées, on risque automatiquement de se casser la gueule. Le comportement du Commissaire Delile dans le cadre du dossier de l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco continue à dégrader l’Institution et du coup le système judiciaire lui-même ».
La grande question qu’il importe de poser dans cette perspective reste: est-ce la légalité, la justice, l’Etat de droit que défendent le Commissaire du gouvernement et le régime Martelly-Lamothe, en s’embarquant dans cette aventure ?
Le chef de l’Etat haïtien pour sa part, face aux accusations qui pleuvent selon lesquelles il est le commanditaire spécial des attaques contre Lavalas et des persécutions contre Aristide, s’est empressé de nier. Comme si ses mains sont propres et blanches, qu’elles ne se sont jamais salies dans des combines, comme : l’arrestation du député Arnel Bélizaire en dépit de son immunité; l’emprisonnement illégal de 21 partisans de Lavalas; des trafics d’influence; le détournement de la justice au profit de son conseiller spécial Calixte Valentin, l’assassin du commerçant Octanol Dérissaint; l’implication de son chef de sécurité, Marc-Arthur Phébé dans des actes de kidnapping; enfin le cas scandaleux de Me. Josué Pierre-Louis, président du CEP, accusé de viol sur la personne de sa subalterne. Il est bien facile à tout le monde de comprendre le besoin morbide qu’éprouve ce gouvernement à écraser l’Organisation politique majoritaire, comme l’a fait René Préval, lorsqu’il avait frappé de bannissement Fanmi Lavalas.
Malgré tout, au milieu de cette tourmente, de cette persécution pathologique, Aristide continue à prêcher la paix. Il ne s’était par enorgueilli que ses partisans se soient dans un laps de temps, mobilisés pour arrêter la machine infernale de l’injustice et de la persécution.
Face à leur haine, leur méchanceté, leur volonté de puissance, de domination, Aristide oppose son amour, un amour qui signifie : inclusion de tous dans une Haïti qui doit devenir un Etat-Nation, dont la mission est de prendre en charge tous les citoyens du pays.
Il est absurde et indigne de parler de démocratie dans un pays où les droits de la majorité sont bafoués, niés, exclus tout simplement. Comme si ces damnés de la terre d’Haïti n’étaient pas des humains, mais seulement des bêtes de somme, de la chair à détruire, à faire souffrir et à faire mourir.
Regardez comment, aujourd’hui encore après 9 ans du coup d’Etat-kidnapping du 29 février 2004, des Lavalassiens sont emprisonnés pour leur opinion politique. Les 21 Lavalassiens qui pourrissent dans les geôles du gouvernement Martelly-Lamothe, sont des prisonniers politiques, qui n’ont commis que le seul crime de s’opposer à un gouvernement qui écrase et tue les droits des plus faibles.
Alors, de quels droits de l’homme ose parler ce gouvernement !
La réplique lavalassienne du 9 janvier 2013, face à ceux (gouvernement haïtien, conservateurs d’ici et d’ailleurs qui veulent à tout prix détruire FanmiLavalas) a été foudroyante et signifie clairement que Lavalas ne va pas se croiser les bras pour regarder, impassiblement, les fossoyeurs de la patrie anéantir la seule Organisation politique crédible, fortement impliquée dans le combat pour le changement quantitatif et qualitatif en Haïti. La mobilisation populaire, pacifique, est notre arme de combat, nous entendons l’utiliser quand les circonstances l’exigent.
L’humiliation que les anti-progressistes d’ici et d’ailleurs, comptaient infliger au leader de Fanmi Lavalas, la marée lavalassienne l’a transformée en défaite, déroute et sentiment d’impuissance et de déception que reflétait le regard d’anxiété de Lucmane Delile à la télévision. Il est impossible de parler de honte, en observant le visage de ce Commissaire, car la honte est un sentiment révolutionnaire. Celui qui éprouve le sentiment de honte peut changer. Or Lucmane Delile, ce petit putschiste mis à la tête du Parquet de Port-au-Prince, pour détruire Lavalas, Aristide et tous les Lavalassiens, ne peut pas changer, et ne changera jamais !
La mobilisation du 9 janvier est aussi et surtout une édifiante leçon pour tous les Lavalassiens, qui doivent savoir que dans l’unité, dans le renforcement de l’unité, Lavalas pourra toujours surmonter toutes les difficultés, déjouer tous les pièges accumulés sur son chemin, dans sa mission de conduire le peuple haïtien vers le bien-être matériel et spirituel nécessaire !
Isabelle Papillon

Un mystérieux tronc d’arbre fait le tour d’Haïti



Depuis le 1er janvier dernier, un curieux tronc d’arbre porté à dos d’homme traverse le pays, du Sud-ouest au Nord-est, mobilisant sur son passage des milliers d’haïtiens.
« Men bwa ! » (Voici l’arbre !). Depuis deux semaines, ce cri se répand comme une trainée de poudre dans les villes et villages haïtiens au passage d’un tronc d’arbre bien énigmatique. Porté au pas de course par une dizaine de volontaires, « Kita Nago », un objet en acajou de 3 mètres de haut, fait le tour d’Haïti.
Sur le Champs de Mars, en plein cœur de la capitale haïtienne, une foule bruyante se masse autour du curieux objet. « Je trouve dans ce tronc d’arbre un exemple d’union nationale », s’écrie, excité, Jean-Baptiste. « Il représente tout ce que nous croyons être irréalisable », explique le jeune homme venu se faire photographier avec le tronc d’arbre de 500 kg.
Selon l’un des organisateurs de ce mouvement inconnu il y a quelques semaines, « Kita Nago rassemble la société pour atteindre un objectif commun ; constituer une chaine de solidarité pour éveiller la conscience de la nation », confie l’acteur et publiciste Smoye Noisy.
Des émissions radiophoniques aux réseaux sociaux en passant par les tap-tap, le moyen de transport propre aux haïtiens, tout le monde parle de Kita Nago. Coup médiatique ou mouvement d’unité nationale, l’opération ne laisse personne indifférent.
Une « révolution tranquille »
Selon le poète haïtien Emmanuel Eugène dit Manno Ejèn, le Kita et le Nago sont deux danses distinctes dans la culture haïtienne. « De ces deux mots découle une expression affirmant qu’une personne – ou, par extension, le pays – est figée ». Pour l’artiste résidant au Canada, «Kita Nago est un mouvement pacifique, une révolution tranquille derrière un symbole – l’arbre – qui stimule le peuple haïtien à bouger, à aller de l’avant dans un esprit positif ».
Pour sa part, le professeur en sociologie de la communication à l’Université d’Etat d’Haïti, Louis Gabriel Blot, croit que « ce mouvement représente un peuple fatigué des problèmes de tous les jours, qui se redonne confiance et croit qu’avec le courage, la détermination et surtout la solidarité, il peut changer son destin ».
En tout cas, à chaque ville ou village traversé par le tronc d’arbre aux formes tarabiscotées, la foule grossit un peu plus. Le 14 janvier, lors de son arrivée à Port-au-Prince, des dizaines de milliers de personnes se sont massées pour l’occasion, bloquant la route nationale accédant à la capitale. L’arbre a même sa propre page sur la plateforme sociale Facebook.
Manno Ejèn considère ce mouvement comme « le premier rassemblant tous les Haïtiens de différente couches sociales, religions et tendances politiques ». Le poète pense que celui-ci « doit continuer dans le pays pour que ce même esprit les animent tous et leur permette de construire une nouvelle Haïti ».
Un musée à l’arrivée et des milliers d’arbres à planter
Parti aux Irois, dans le Sud-ouest du pays, le 1er janvier dernier, l’arbre a déjà parcouru plus de 400 kilomètres en deux semaines.
Après avoir longé la côte ouest et nord d’Haïti, et traversé 47 communes et 7 départements, Kita Nago devrait finir sa course à la frontière avec la République dominicaine, à Ouanaminthe.
Selon les organisateurs, un musée sera construit dans cette ville pour conserver le tronc d’arbre. En outre, chaque haïtien est invité à planter un arbre le jour, encore incertain, de son arrivée.
Jonas Laurince/Sophie Boudre

vendredi 11 janvier 2013

Haiti :Mémorial du Renouveau


Mémorial du Renouveau érigé en mémoire des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 à la rue St-Gérard, Carrefour-Feuilles.

Haiti: Le 12 Janvier 2013


Haiti: Le 12 Janvier 2013 est déclaré journée de commémoration et de réflexion dédiée à la mémoire des victimes du séisme du 12 Janvier 2010. Durant cette journée qui n’est ni fériée ni chômée, le drapeau national sera mis en berne.

samedi 5 janvier 2013

HAÏTI : LE CANADA GÈLE LES FONDS DESTINÉS AUX NOUVEAUX PROJETS EN HAÏTI


Le ministre canadien de la Coopération internationale, Julian Fantino, a annoncé aujourd’hui que l'ACDI a gelé les fonds destinés aux nouveaux projets en Haïti en attendant de déterminer une approche plus « efficace » qui permettrait aux Haïtiens « de se prendre en main ». « Nous continuons à financer certains programmes [...]. Mais il n'y a pas de nouvelle initiative en ce moment. Et nous réfléchissons à ce que devrait être la prochaine étape », a expliqué le ministre. Ce dernier, qui a visité Haïti pour la première fois il y a quelques semaines, a tenu un discours sévère à l'égard d'Haïti et de la nécessité pour le pays de prendre son propre destin en charge, soulignant que « depuis 2006, le Canada a versé environ 1 milliard de dollars à Haïti. […]Allons-nous continuer à faire la même chose de la même manière en Haïti? Je ne pense pas! Parce que nous n'obtenons pas le progrès auquel les Canadiens sont en droit de s'attendre ». Il a également estimé que les Haïtiens pourraient et devraient maintenant en faire plus pour bâtir leur propre avenir. « Allons-nous nous occuper de leurs problèmes pour toujours? Eux aussi doivent se prendre en main », a-t-il affirmé. 

(source : La Presse)

vendredi 4 janvier 2013

Haïti-2012/Scandales : Une année qui fait rosir


L’année 2012, du début à la fin est ponctuée de scandales et de dossiers obscurs impliquant, à un niveau ou un autre, l’administration politique de Michel Joseph Martelly, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Chaque scandale, qui a éclaté, reflète l’image d’un État déliquescent, où immoralité et corruption se conjuguent avec amateurisme.

L’année s’ouvre (dès le 3 janvier) avec les déclarations, sur les ondes de stations de radio de Port-au-Prince, du sénateur Jean-Charles Moïse révélant que le chef de l’État, Michel Joseph Martelly, 3 ministres du gouvernement de Garry Conille et un secrétaire d’État détiennent la nationalité étrangère.

La république d’Haïti termine l’année 2012 avec la retentissante accusation de crime de viol, portée contre le président du conseil électoral contesté, Josué Pierre-Louis, par sa subordonnée, une jeune femme de 25 ans, Marie Danielle Bernadin.

Josué Pierre-Louis fut ministre de la justice, conseiller du président et ancien secrétaire du palais national. Il est réputé très proche du président Martelly.

Ikenson Edumé, frère de Josué Pierre-Louis profère de graves menaces contre le juge instructeur en charge du dossier, le magistrat Joseph Jeudilien Fanfan.

Il ne se passe pas plus de deux mois avant que dénonciations et éclaboussures, relayées par une presse à l’affut du sensationnel, ne fassent point des tollés dans le pays.

Martelly et son premier ministre d’alors, Garry Conille, ne s’accordent pas sur la diligence d’une enquête sur des contrats douteux, passés sous le gouvernement de Jean Max Bellerive (conseiller du chef de l’État) dans lesquels « les intérêts de l’État ne seraient pas suffisamment protégés ».

Une investigation d’une journaliste dominicaine, Nuria Peira, révèle des sources de financement occultes de la campagne de Michel Martelly et de Mirlande Manigat par un sénateur dominicain « peu catholique », Félix Ramon Baustista Rosario, Pdg de compagnies de construction ayant gagné des appels d’offres en dehors des normes.

Bien entendu, l’équipe de la présidence en Haïti dément.

Des voix se sont élevées pour dénoncer une possible gestion illégale des fonds de l’État par la famille présidentielle.

Deux avocats, Newton St-Juste et André Michel produisent une dénonciation contre Sophia Martelly, épouse du président, et leur fils Olivier Martelly. Une grande agitation est faite, dans la presse surtout, sur la question.

Me Jean Renel Sénatus, commissaire du gouvernement d’alors, classera le dossier sans suite. A sa révocation cavalière par son ministre de tutelle, celui de la justice, Jean Renel Sanon, Sénatus affirmera, devant le sénat, que le gouvernement lui a exigé l’arrestation des deux avocats.

Le ministre Sanon a également été indexé comme étant lié au proxénétisme, au détournement de mineures et au trafic de stupéfiants.

Malgré la mise en place du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), la justice haïtienne semble être mise sous coupe réglée.

Le 9 octobre 2012, cet organe est obligé de revenir sur le précédent choix de ses trois représentants au conseil électoral permanent.

Des conseillers ont dénoncé la procédure ayant abouti à la sélection des premiers représentants, réputés valets de l’exécutif.

Des juges continuent à être nommés de façon jugée irrégulière dans le système judiciaire.

Des organisations de défense des droits humains se sont montrées scandalisées par la libération du conseiller politique du chef de l’État, Calixte Valentin, impliqué dans l’assassinat d’un jeune commerçant, Octanol Derissaint, à Fonds-Parisien.

Un juge aurait été nommé spécialement pour procéder à cette libération.

Au parquet de Port-au-Prince, une valse de commissaires de gouvernement a été observée. Un commissaire a même occupé ce poste durant moins de 24 heures.

D’un autre côté, les voyages privés et de prétendus per diem faramineux sont sévèrement critiqués.

Les programmes sociaux « ti manman cheri », « kore etidyan » sont pointés du doigt, en ce sens que l’État haïtien serait en collusion avec la compagnie de téléphonie mobile Digicel (qui a fait l’acquisition de Voilà).

Certaines organisations d’universitaires se sont demandé si « le gouvernement n’est pas responsable de la promotion des produits Digicel ? »

Après le passage du cyclone Sandy, le gouvernement s’est trouvé dans ses petits souliers pour présenter un rapport au sénat sur les 5 milliards de gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), décaissées pendant la période d’urgence.

Aussi, des sénateurs, dont Annick François Joseph et Jean-Charles Moïse se sont-ils mis en colère en traitant le premier ministre d’être « domestique de la communauté internationale et un anti-nationaliste ».

Le riche homme d’affaires Clifford Brandt, chef d’un puissant réseau de malfaiteurs et de kidnappeurs, a défrayé la chronique. Des proches du chef de l’État, dont le responsable du Cat Team (corps de sécurité d’élite siégeant au Palais national), seraient membres du réseau.

A rappeler que le réseau national de défense de droits humains (Rnddh), dans une lettre adressée au chef de l’État, a attiré son attention sur la présence d’éléments mafieux dans son entourage. Quasiment tous ont été nommés à des postes de responsabilités dans l’appareil étatique.

Alors, au rythme que les scandales, les dénonciations et les dossiers suspects se sont succédé, au cours de l’année 2012, des observateurs se sont questionnés sur le sens et la signification en communication politique de ces données.

Selon des spécialistes de la communication politique, le pouvoir démontre une grande capacité à appliquer la théorie de « l’effet paravent », évoqué par l’ancien directeur du mensuel « monde diplomatique » (1990-2008) dans son livre « Tyrannie de la communication ».

On parle d’effet paravent quand une information occulte une autre. Généralement, cette stratégie est utilisée par les pouvoirs publics pour détourner l’attention des citoyennes et citoyens sur des informations fondamentales.

Pour certains, la seconde information, qui vient faire ombrage à la première, est, en général, fabriquée de toutes pièces.

Était-ce de « l’effet paravent » en Haïti, en 2012, ou tout simplement le règne de l’incompétence, de l’immoralité et de la corruption ?

Edner Fils Décime


vendredi 28 décembre 2012

Haïti :Un total de 800 cas d’assassinats ont été relevés pour l’année 2012

Un total de 800 cas d’assassinats ont été relevés pour l’année 2012. Ce chiffre a été communiqué à la presse vendredi 28 par la Plate-forme des organisations haïtiennes des droits humains (POHDH), à l’occasion de la présentation de son bilan annuel sur la situation des droits humains dans le pays, a constaté Haiti Press Network.

dimanche 21 octobre 2012

Haïti: Un pays de crises et de "criseurs"


Je me pose souvent la question à savoir: Pourquoi la vie politique en Haïti est toujours alimentée par des crises. Né dans les années 60, je commence à suivre de près les événements politiques dans le pays après le 6 février 1986, le départ de Jean-Claude Duvalier.

Namphy- Manigat- Avril -Ertha Trouillot- Lafontant- Aristide -Cédras - Jonassaint -Nérette -Bazin -Boniface -Préval- Martelly ...Que de crises n'ai-je pas été témoin en Haïti?

Jeune étudiant dans les années 87, je n'arrivais pas à comprendre le phénomène qui se déroulait sur la scène politique. Je dormais la nuit et le lendemain matin je me réveillais avec une histoire de coups d'état. Une autre crise on disait sur Métropole.

Réflexions après réflexions, j'ai beau creusé la tête pour trouver une explication à la problématique. Cependant, malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à comprendre jusqu'à a

ujourd'hui ce phénomène de crises en Haïti. Témoin en silence de la nouvelle polémique entre l'exécutif haïtien et certains parlementaires et leaders dans l'opposition, je me pose la même question à savoir: Quand finalement les leaders politiques haïtiens accepteront de s'asseoir autour d'une table pour trouver un consensus sur un plan de paix et de stabilité dans leur pays?

En Haïti, tout se fait à l'envers. On ne respecte aucun principe. On dirait un pays d'exception...

Vivant depuis 6 ans en-dehors d'Haïti, cette distance m'a permis de regarder la réalité autrement et de comprendre ce que je n'arrive pas à saisir quand je vivais dans le pays.

Haïti est et elle restera pendant longtemps un pays de crises et de "criseurs."

Jean Senat Fleury