Personne ne sait où se trouvent le président Martelly et sa famille, certains disent l'avoir aperçu dans un casino à Nassau capitale des Bahamas, d'autres qu'il serait à Miami et des députés et sénateurs demandent sa démission estimant qu'il y a une vacance du pouvoir.
Actualités politiques, économiques, sociologiques et touristiques des Antilles, des Antillais, des Ultramarins, et de l'Afrique
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vendredi 23 août 2013
Mais où donc est passé Michel Martelly, président d'Haïti ?
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Michel Martelly
lundi 28 novembre 2011
L'ancien président Prosper Avril n'est pas un évadé de prison
Haïti: Depuis quelques jours circule dans certains médias de la Capitale et sur l'Internet une information totalement erronée accréditant la thèse que « L'ancien président Prosper Avril serait lui aussi un évadé de prison. » Vu l'impact négatif qu'une telle désinformation peut produire sur sa personnalité et son honorabilité, le Lt-Général Prosper Avril se voit contraint de rétablir la vérité pour ses concitoyens et pour l'histoire. Voici les faits:
Le 26 mai 2001, l'ancien président Prosper Avril signait son livre: "Le Livre Noir de l'Insécurité" au Restaurant Cassagne, à Pétion-Ville. En présence de tous ses invités, vers 10 heures du matin, un commando d'hommes cagoulés débarqua et procéda à son arrestation sans qu'aucun mandat ne lui ait été présenté, selon le voeu de la Loi et sans aucun égard à son statut d'ancien chef d'Etat. Il fut de suite placé en garde à vue au Commissariat de Police de Pétion-Ville.
Le lundi 29 mai 2001, Prosper Avril fut conduit au Parquet de Port-au-Prince. Là, il prit connaissance des raisons justifiant sa mise aux arrêts: un mandat d'amener, signé du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince et daté du 25 mai 2001, ordonnait à la Police « de rechercher et d'amener au Parquet de ce ressort le nommé Prosper Avril, en fuite, ce, conformément au mandat d'amener émis et non exécuté pour complot contre la sûreté de l'Etat ». A la demande d'éclaircissements de ses avocats sur ce document de référence, le chef du Parquet était dans l'impossibilité de s'exécuter. Néanmoins, il informa qu'il s'agissait d'un mandat émis cinq ans plus tôt, en 1996, par un juge du nom de Gérard Gilles. Lorsque ses avocats firent valoir que ce mandat n'avait plus de valeur légale puisque le juge signataire est décédé depuis belle lurette, le Commissaire du Gouvernement acquiesça, mais ordonna quand même de conduire Prosper Avril au Pénitencier National, sous les regards ahuris de ses avocats.
Ce cas manifeste de violation de la liberté individuelle fut donc présenté par devant le Doyen du Tribunal Civil qui s'est déclaré incompétent pour statuer sur la légalité ou l'illégalité de l'arrestation de Prosper Avril. Le dossier fut alors soumis à la Cour d'Appel de Port-au-Prince qui, le 12 juin 2001, trancha ainsi: « Par ces motifs... la cour donne acte au prévenu que son arrestation et sa détention sont illégales et arbitraires, ordonne en conséquence qu'il soit immédiatement mis en liberté conformément au prescrit de la Constitution en vigueur ».
Selon le voeu de la loi, cette libération devait être immédiate, exécutée "sur minute, nonobstant appel, pourvoi en cassation ou défense d'exécuter". Baliverne! Prosper Avril était conduit de nouveau au Pénitencier National et écroué. La lettre d'autorisation du Parquet qui devait rendre sa libération effective n'est jamais venue. Au contraire, les avocats de l'ancien Président l'informèrent qu'il allait être conduit devant un Juge d'Instruction dans le cadre de l'incident des prisonniers de la Toussaint, un dossier déjà évacué par un arrêt de la Cour de Cassation en date du 4 novembre 2000.
Puisque le juge d'Instruction avait jugé bon de retenir le cas et de sortir une ordonnance de renvoi dans le cadre de cette nouvelle affaire, la cause fut soumise à la Cour d'Appel de Port-au-Prince qui, le jeudi 11 avril 2002, disposa: « La Cour déclare nulle l'ordonnance de renvoi et ordonne, en conséquence que le sieur Prosper Avril soit mis en liberté immédiatement, s'il n'est retenu pour autre cause. »
Cette fois, l'exequatur arriva au Pénitencier National le lundi 15 avril 2002; les dispositions furent donc prises pour l'exécution de cette décision de justice. Cependant, la fin du libellé de l'ordonnance de libération avait fait germer une idée pernicieuse à l'esprit des persécuteurs de l'ancien Président. A peine avait-il franchi la barrière du pénitencier, il fut violemment arrêté une nouvelle fois en présence des autorités pénitentiaires qui l'avaient accompagné à la sortie. Puis, sans qu'aucun document administratif n'ait été rempli, il fut contraint de réintégrer sa cellule. A ses avocats stupéfaits au moment de l'arrestation, avait été remis le mandat d'un juge de Saint-Marc relatif à la présumée responsabilité du président Prosper Avril dans un massacre de paysans qui aurait eu lieu à Piatre le 12 mars 1990, trois jours après qu'il eût démissionné du pouvoir. On connaît l'histoire de ce juge de Saint-Marc qui déclara à la presse avoir été forcé par le pouvoir d'alors d'inscrire le nom de Prosper Avril dans ce dossier.
L'ancien Président Avril entreprend de suite une action pour dénoncer le caractère illégal de cette nouvelle arrestation. Le 22 octobre 2002, une ordonnance de mise en liberté fut, une fois de plus, prise en sa faveur par la Cour d'Appel des Gonaïves: « La cour dit et déclare ... que le sieur Prosper Avril est détenu aussi arbitrairement qu'illégalement depuis le 12 avril 2002 au Pénitencier National; ordonne donc sa mise en liberté immédiate avec exécution sur minute de la présente décision, nonobstant pourvoi en cassation ou défense d'exécuter ».
Prosper Avril allait-il enfin regagner sa demeure? Non. Selon une loi haïtienne obsolète, le citoyen libéré par la justice doit rester en prison jusqu'à ce qu'un tout-puissant chef de Parquet en décide autrement. En l'occurrence, l'ordre d'élargissement devait venir du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc. Une copie de cette lettre me fut remise le 25 novembre 2002. Elle était adressée au Directeur Général du Pénitencier National avec, en annexe, une copie de l'ordonnance de la Cour d'Appel des Gonaïves du 22 octobre 2002 ordonnant la libération du "citoyen Prosper Avril".
Malgré tout, Prosper Avril fut maintenu en prison sur ordre supérieur. Le directeur de l'APENA avait reçu des instructions écrites lui demandant de ne pas donner suite à cette lettre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc. Enfin, ce n'est que quinze mois plus tard, le 29 février 2004, le jour même où cessèrent les contraintes exercées contre ce fonctionnaire relativement à ce dossier, que l'ancien président Prosper Avril put réintégrer son logis. Comment cela avait eu lieu?
Dès 7 heures du matin ce jour-là, l'officier de service du jour vint ouvrir les portes de sa cellule et informa Prosper Avril qu'il venait de recevoir du Directeur Général de l'APENA l'ordre de le mettre en liberté en exécution de la lettre du Parquet de Saint Marc, et de le conduire chez lui. Un véhicule du service, avec à son bord deux agents haut gradés du Pénitencier, était mis à sa disposition à cette fin. Arrivé dans sa demeure, Prosper Avril reçut un appel du directeur de l'APENA qui, vu la situation de tension et de violence qui prévalait dans les rues, tenait à s'assurer personnellement que ses instructions avaient été bien exécutées.
Port-au-Prince, le 4 novembre 2011
Références:
1.- La Justice face au Pouvoir Politique en Haïti (2001 - 2004), Imprimeur II, Septembre 2005, Port-au-Prince.
2.- Justice Versus Politics in Haiti (2001 - 2004), Universal Publishers, 2007, USA -http:// www.universal-publishers.com/
Lieutenant-Général retraité Prosper AVRIL
Ancien président de la République d'Haïti
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Prosper AVRIL
samedi 17 septembre 2011
Est-ce dans les prérogatives de Michel Martelly de nommer...
Le Président Michel Joseph Martelly a présenté, au cours d’une cérémonie organisée ce vendredi 16 septembre au Palais National, neuf nouveaux Directeurs Généraux nommés par le Chef de l’Etat.
Il s’agit de :
- Monsieur Yves Germain : Directeur Général du Centre National des Equipements ;
- Monsieur Jean Marc Flambert : Directeur Général de l’OFNAC ;
- Monsieur Jean Marie Guillaume : Directeur Général du CONATEL ;
- Monsieur Donald Paraison : Directeur Général du SMCRS ;
- Monsieur Francel Saintilien : Directeur Général de l’Administration Générale des Douanes ;
- Monsieur Pierre André Laguerre : Directeur Général de l’AAN ;
- Madame Josefa R. Gauthier : Directrice Générale du FAES ;
- Monsieur Claude Raymond Jr : Directeur Général Adjoint à l’Immigration ;
- Madame Patricia Dominique J. Martin : Coordonnateur du Programme National de Cantines Scolaires.
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mardi 13 septembre 2011
Politique : La comédie se poursuit
Lorsque le candidat Michel Joseph Martelly déposait ses pièces au CEP, aux fins de participer à la course présidentielle, beaucoup d’observateurs ne l’avaient pas pris au sérieux. Brusquement, les mafieux nationaux et internationaux ont forgé l’image d’un Martelly victime de fraudes électorales. Une partie de la population, fidèle à la cause Martelliste, gagne les rues pour réclamer justice. Si au premier tour, on ne pouvait pas soupçonner la victoire du candidat "Repons Peyizan", au deuxième tour, cet incident lui avait donné un capital de sympathies au sein du peuple.
Selon les informations diffusées dans la presse haïtienne, une chicane s’est éclatée samedi dernier entre l’équipe de Martelly et le premier ministre désigné. Les conseillers du chef d’état auraient présenté une lettre de démission non datée à M. Garry Conille, pour qu’il signe avant sa ratification, au cas où il échapperait au contrôle de l’exécutif après son installation.
Pour bien appréhender cette information, il faut l’analyser sous trois angles, en tenant compte de la stratégie de mise en marché qui a permis à M. Joseph Michel Martelly d’accéder au pouvoir.
• L’équipe de Martelly pourrait provoquer volontairement cette dispute, dans le dessein de créer une porte de sortie, à un éventuel soulèvement populaire contre le programme politique et économique de Garry Conille.
• Les conseillers de Martelly pourraient inventer ce conflit, afin de susciter un capital de sympathies, pour le premier ministre désigné, dans l’opinion publique.
• L’entourage du président peut percevoir le choix de M. Conille comme une menace par rapport à leurs intérêts, donc il essaie d’élaborer une soupape de sécurité, au cas où le premier ministre lirait une mauvaise note dans la partition musicale.
Tout compte fait, depuis 3 mois le pays vit sans un premier ministre. D’après les informations dont nous disposons, le groupe GPR est divisé sur le choix de Garry Conille; mais la chambre député semble favorable à sa ratification. Entre-temps, le peuple croupisse dans une misère la plus abjecte. Si la situation ne connait pas une amélioration rapide, les couches populaires pourront gagner les rues à tout moment.
Yvener Millien, HAÏTI CHÉRIE (Groupe ouvert)
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Garry Conille, Mayard Paul, Moïse Jean-Charles: qui dit vrai ?
Le chef de cabinet du président de la République, Me Thierry Mayard Paul, a formellement rejeté les allégations faisant croire qu'il a demandé, samedi dernier, au Premier ministre désigné de signer une lettre de démission bien avant sa ratification. Pour Garry Conille, c'est une rumeur qui ne mérite pas son opinion. Le sénateur Moïse Jean-Charles, qui a révélé l'affaire à la presse, a juré sur sa vie qu'il dit la vérité et que Michel Martelly est un ''Mèt dam'' et Me Mayard Paul un menteur.
Haïti: La nouvelle ou la rumeur a eu l'effet d'une bombe à fragmentation samedi dernier. Partout sur le net et via le téléphone, les gens commentent cette affaire. Des proches de Michel Martelly auraient demandé à Garry Conille de signer une lettre de démission non datée avant même sa ratification. Elle viserait à avoir la garantie de remplacer le Premier ministre à n'importe quel moment. Le Dr Conille aurait menacé de se retirer du processus de ratification au lieu d'accepter de signer cette démission anticipée.
« Je ne vais pas opiner sur des rumeurs», a déclaré lundi sur les ondes de radio Magik 9 le Premier ministre désigné. Invité spécial à l'émission Panel Magik, Garry Conille a expliqué que tout ce qui se dit autour de cette affaire n'a aucun fondement. Cependant, il n'a pas voulu dire si oui ou non des proches de Martelly lui auraient demandé de signer sa démission bien avant sa ratification.
« Le président et moi avons de très bons rapports. Il m'appelle à chaque fois pour me renouveler tout son support. C'est ce qui est le plus important et ce sur quoi je voulais attirer l'attention de la population », a avancé le Dr Garry Conille, qui a insisté sur le fait que nous ne pouvons pas passer notre temps à opiner sur des rumeurs. Le chef de gouvernement pressenti n'a pas voulu toutefois étaler sur la place publique l'objet de ses discussions avec le chef de l'Etat.
Les relations avec les membres du cabinet du président ne sont pas moins bonnes. « Nous avons régulièrement des discussions », a fait remarquer M. Conille, dont la résidence ou pas dans le pays ces cinq dernières années fait peser bien des doutes et alimente les débats au Parlement.
« Ces rumeurs ne sont que des paroles sans fondement, a soutenu de son côté le chef de cabinet du président Martelly, toujours sur radio Magik 9. La dernière fois que j'ai vu le Dr Conille, c'était vendredi dernier. Je peux vous donner la garantie qu'aucune lettre ne lui a été envoyée. Ca n'existe pas, cela n'a jamais existé. Le Premier ministre désigné et nous autres et le président avons les meilleures relations du monde, a souligné Me Thierry Mayard Paul. »
« Sur la demande du chef de l'Etat, nous avons décidé de lui apporter notre collaboration pleine et entière », a-t-il rassuré. Pour montrer qu'il n'a jamais été question de lettre de démission, Me Mayard Paul a déclaré qu'il a programmé une rencontre ce lundi avec toute l'équipe de la Présidence pour leur présenter le Dr Garry Conille et commencer à travailler avec ce dernier.
Mensonge, la lettre existe, selon le sénateur Moïse Jean-Charles
« Samedi dernier, Port-au-Prince était ''tèt anba''. Le Dr Garry Conille avait remis le véhicule et renvoyé les agents de sécurité à sa disposition après avoir reçu une délégation de l'équipe Martelly avec une lettre de démission non datée lui demandant de la signer », a rétorqué le parlementaire sur la même station de radio. Moïse est on ne peut plus sûr de l'existence de la lettre.
« M. le Président, je vous remercie d'avoir fait choix de moi pour devenir le Premier ministre du pays. Un poste honorable. Je me trouve en difficulté de répondre aux desiderata de la population. Je vous remets ma démission et vous souhaite bon travail », c'est en substance le contenu de cette fameuse lettre, selon le sénateur Moïse Jean-Charles. D'après lui, le Dr Conille a été invité par l'équipe de Martelly de signer la lettre. « Heureusement, M. Conille ne l'a pas fait », a déclaré le parlementaire.
Le fait que Garry Conille n'a dit ni oui ni non concernant la rumeur, « il a encore une chance avec nous, même si cela ne veut pas dire qu'il a un chèque en blanc... Mais quant à Me Mayard Paul, le pays sait qui il est...un menteur... », a fulminé l'élu du Nord.
Pour le sénateur, le président Martelly est un ''mèt dam''. « Le président n'a nullement la volonté de former un gouvernement. Il veut installer un pouvoir dictatorial... », a dénoncé Moïse Jean-Charles.
C'est un vote « technico-politique » qui attend le Premier ministre désigné au Parlement, a indiqué l'élu du Nord. Selon lui, le groupe des 16 ne s'est pas encore positionné officiellement. Il attend les pièces du concerné avant de le faire.
Garry Conille : sans tracas pour l'article 157
« Si mes documents n'étaient pas conformes à l'article 157 de la Constitution, je n'aurais jamais laissé le chef de l'Etat me désigner comme son Premier ministre, a répondu Garry Conille à ceux qui doutent de la situation. Il n'a pas voulu non plus opiner sur le fait que l'équipe de Michel Martelly lui aurait imposé une politique générale toute faite.
« Ma déclaration de politique générale sera basée essentiellement sur la vision du président de la République. Elle reflétera aussi les discussions avec les différents secteurs », s'est il contenté de préciser pour l'équipe de Panel Magik.
Depuis sa désignation, Garry Conille, qui a refusé d'utiliser le terme de « négociation », a eu de nombreuses rencontres avec des députés et des sénateurs, notamment ceux du bloc GPR. « Les discussions sont jusqu'à présent fructueuses. Tous les parlementaires que j'ai rencontrés ont montré qu'ils ont compris la nécessité pour que les choses avancent. Nous avons tous pratiquement les mêmes objectifs », a dit Garry Conille, qui croit fondamentale la notion de partage des responsabilités, mais sans partage de postes ministériels ni de directions générales.
Robenson Geffrard et Danio Darius
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lundi 12 septembre 2011
Lettre ouverte au Président Michel Martelly
Monsieur le Président,
En ma qualité de citoyen haïtien, je vous écris cette lettre ouverte pour vous faire part de mon sentiment d'insatisfaction face à très peu de résultats de votre présidence en place depuis trois mois.
Personnellement, je n'ai pas appuyé votre candidature pour des raisons liées à ma conviction personnelle. En effet, j'ai toujours pensé que votre manque d'expérience ne vous aurait pas permis de diriger Haïti valablement dans cette conjoncture difficile et délicate.
Cependant, en remportant les élections, vous êtes devenu le président de tous les Haïtiens, et comme démocrate, je me courbe à l'opinion de la majorité.
Toutefois, mon devoir comme citoyen m'exhorte à vous écrire dans le but de vous alerter sur le manque de progrès de votre présidence.
Je comprends que les problèmes sont énormes, et tout seul il serait impossible de faire face à tous les défis. C'est pour cette raison, à la base de mes critiques, je me permets de vous faire certaines suggestions.
Monsieur le Président, diriger autrement que vos prédecesseurs, est la seule démarche qui vous donnerait la garantie de réussir votre mandat. Cependant, il parait un peu inquiétant de constater que votre régime loin de se démarquer des anciennes pratiques qui ont causé l'échec de tous les chefs d'Etats qui ont occupé le pouvoir avant votre arrivée, continue de s'accrocher à la vieille coutume de gouverner sur l'exclusion avec un pouvoir se basant sur la politique de camps et de clans.
Diriger Haïti, contrairement à ce qu'on a toujours avancé, n'est pas une tâche difficile. Il suffit simplement la présence d'un chef d'Etat à vision. Un chef d'Etat capable de réconcilier la nation pour attaquer avec une équipe gouvernementale compétente et honnête, le chantier de la reconstruction nationale.
Monsieur le Président, près de huit millions Haïtiens attendent de voir leur pays diriger autrement. Diriger autrement signifie penser à la réforme de l'Etat. Le développement d'Haïti peut difficilement être réalisé sans la réforme de l'Etat dans ses rapports avec les citoyens. Cette réforme implique de sérieuses transformations au sein de la société.
Une des valeurs fondamentales sur laquelle se fonde le développement de toutes les démocraties dans le monde est le respect de la loi d'abord par les autorités de l'Etat qui à leur tour, auront pour responsabilité de la faire appliquer. En Haïti, la loi n'est ni appliquée, ni respectée.
La consolidation des institutions est le premier travail sur lequel votre régime doit se pencher pour espérer un résultat positif sur les cinq années de votre mandat.
En effet:
- Finaliser le processus de nomination d'un gouvernement;
- Publier la loi sur l'amendement constitutionnel pour permettre au pays de bénéficier la participation directe de la diaspora dans l'entreprise de la reconstruction;
-Mieux structurer la commission en place pour la reconstruction d'Haïti (CIRH);
- Entamer le projet d'une conférence nationale pour réconcilier la nation;
- Rendre effective la décentralisation du pays;
- Consolider les institutions pour arriver à un Etat efficient et progressiste;
- Renégocier le mandat de la MINUSTHA pour une demande d'implication des troupes onusiennes dans des tâches de développement;
- Encourager le secteur privé haïtien à la modernité, et à la concurrence;
- Entamer une campagne de formation civique pour motiver chaque Haïtien à participer à la tâche de développement du pays;
- Développer l'agriculture nationale pour arriver à l'auto-suffisance alimentaire;
- Repenser le système éducatif haïtien etc.
sont là quelques points que je suggère à votre équipe pour la réussite de votre mandat.
Patriotiquement,
Jean Sénat Fleury
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Michel Martelly
mercredi 7 septembre 2011
Marthelly nomme ses delegues departementaux de famille
Marthelly nomme ses délègues départementaux de famille: son beau frere Georges Garnier (centre),Dans les Nippes (sud-ouest), le choix de Martelly surnommé « Sweet Micky » s’est porté sur Alex Tropnas, un ex-guitariste de son groupe de Compas Direct Gonzague Day de la famille de l’ancien préfet de Port-au-Prince sous Duvalier, Edner Day, nommé dans l’ouest. Yvon Altéon (nord) président de télédiapora proche ami du zele Roro Nelson peut être un haitiano-americain
et le pakapala du sud Jean Gabriel Fortune accuse par Marinnio jeune d'avoir reçu de l'argent lors du scandale des 3.5 million de gourdes pour les festivités de la notre de dame aux Cayes
une telle disposition ne peut être prise qu’en conseil des ministres, selon la constitution.
L’article 142 de la charte fondamentale stipule que "par arrêté pris en Conseil des Ministres, le Président de la République nomme les directeurs généraux de l’Administration publique, les délégués et vice-délégués des départements et arrondissements. Il nomme également, après approbation du Sénat, les conseils d’administration des organismes.
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mercredi 24 août 2011
Les 100 jours de Michel Martelly
100 Jours après:Les crânes rasés sont à peine visibles à travers le pays. Déception et désespoir font repousser les cheveux comme des mauvaises herbes. La révolution rose semble être incapable de résister à la tentation des forces ténébreuses de la politique Haïtienne. 100 jours après, la lutte entre la rupture et la continuité semble être une peine perdue—Une continuité éhontée face une rupture arrogante et maladroite. 100 jours après,rien ne se perd,rien ne se crée, tout se re-transforme!
Henri W. Jules
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Corruption dans le Cabinet du President Martelly
Les freres Avocat (Mayard-Paul) dans l'entourage immediat du President Martelly ont encore recidivé, Apres l'affaire de la PNH avec Clarel Alexandre, ils essaient de prendre le controle du secteur de l'aviation en Haiti en s'empressant de faire nommer deux staff de Tortug'air (Jn Marc Flambert et Henry Fish) a l'aeroport (AAN) et a l'Office national de l'aviation civile (Ofnac). Ne soyez pas surppris d'apprendre que Tortug'air est en faillite et que les principaux actionnaires sont Reynold dibbs de Lait Bongu et les Freres Mayard Paul. La faillite de tortug'air vient de la gabegie administrative de ses dirigeants, salaire ronflant US $10.000.00/mois appartement en Republique Dominicaine etc...Dans cette meme foulée tortug'air doit a L'AAN US $ 2,430.000.00 pour frais d'atterissage, parking, comptoir, hangar etc....Et la somme US $ 1,40.000.00 a l'Ofnac pour frais de controle aerien route charge etc... ceci depuis 2009. Le but apparent de cette manoeuvre est de pouvoir éponger la dette de cette ligne aerienne et renvoyer l'ascenceur a dibbs pour l'argent investit dans la campagne de Mr Martelly. On parle de changement.
Le President va t il respecter ses promessse de transparence ou fait- il du ote toi que je m'y mette. Tres peu de temps apres l'investiture du President ca a deja commencé. Le president novice en politique est pris en otage par son chef de cabinet, peut il garder en fonction a ses cotés des gens qui ont leur propres agenda, qui est contraire a celui du President animé d'un vrai desir de changement pour la population haitienne. le peuple Haitien suit et prends note.
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samedi 13 août 2011
Causes probables du refus de la présidente Argentine de Recevoir Michel Martelly ou Sweet Micky pour Mgr Kébreau
Probablement, apres avoir eu vent des conseils prodigues au president Michel Martelly l'autorite religieuse la plus haut placee de son pays, Senora Christina Fernandez de Kitchner a decide de ne pa s'exposer a la presence de cette menace que representerait l'alter ego de Sweet Micky a son integrite de femme.
On ne saurait blamer senora Kitchner, car si Martelly devait subitement changer en Sweet Micky en la presence de la presidente Chilienne, on peut difficilement predire ce qui pourrait arriver. Elle doit d'ailleurs se dire que si memes un prelat Haitien est assez obcene pour benir le personnage Sweet Micky, elle doit prendre ses precautions face a ce type. D'ailleurs, qui sait ce que ce personnage ordurier pourrait lui glisser a l'oreille s'il ressurgir? Les troubles de personalites surgisent tres souvent face aux pressions de la vie.
La presidente Argentine, en tant que femme d'etat avisee, doit avoir une tres bonnes idées de ce que fut Martelly avant qu'il devint le president d'Haiti pour l'avoir evité ainsi. Elle est probablement d'autant plus alarmee de savoir que meme un archeveque Haitien pense que le president Michel Haitien devrait redevenir Sweet Micky s'il veut etre vraiment un president effectif.
Elle doit se dire qu'habiller un devergonde en archeveque ne fait necessairement de lui un president. De ce fait, elle a choisi de ne pas le rencontrer.
Le refus de la presidente Argentinienne a recontrer le debauche chef d'orchestre est une prise de position dument feministe face a un homme qui a passe la majeure partie de sa vie de deprave a derespecter les femmes. Aucune femme d'etat digne de ce nom ne se sentirait confortable a s'assoeir officiellement en face d'un tel energumene.
N'en deplaise au tres catholique seigneur du Cap-Haitien, l'archeveque Louis Kebreau n'est pas infaillible. Il s'est trompe. Le glorieux paillards ne lui a probablement pas raconté tous ses péchés durant leurs séances privées au confessional. Sinon cet homme de Dieu naurait jamais pu conseiller au president Martelly de devenir le chenapan Sweet Micky. Probablment, plutot que de parler d'ablutions et de repentance, ces deux-la echangeaient leurs souvenirs makoutes.
Par ailleurs, nous avons observé sur les forum que la glorification de Sweet Micky par l'archeveque Louis Kebreau est en train d'avoir des consequences inattendues.
En effet, un certain Gerry Jabon, alias "Komandan G" pour ses intimes est en train de continuer l'oeuvre de Micky en insinuant que toutes les femmes seraient des putains infideles a leurs maris. Gerry sonne un peu cingle, mais il a toujours projete l'image d'un individu respectable, jusqu'a recemment, apres l'autorisation de Kebrau a martelly de redevenir le debauche Micky.
Comme un trainee de poudre, "Komandan" a ete rejoint dans son aberration par une myriade d'entites mineures comme un certain President Pacohti Thierry Theodore, et une autre espece non encore cataloguee par la science du nom de Junior Sampeur.
A eux trois, ils entreprirent de devenir des disciples de Sweet Micky en commencant de precher ipso facot, l'Evangile de Micky, endosee par l'eclesiatique Louis Kebreau, exposant ainsi a la face des internautes, leurs bas instincts pataugeant dans la promiscuite sexuelle explicite, y impliquant leurs epouses, leurs amies, n'importe quelle femme qui leur tomberait sous la main, probablement leurs servantes, et qui sait? la chienne de la maison egalement.
Si la promiscuite sexuelle embrassée par ces misérables personnages n'était pas tragiquement dansgereuse en ces jours de maladies veneriennes mortelles, de femmes et de fillettes fragilisees par les aleas du 12 Janvier, de viols repetes aux consequences tragiques sous les tentes, leur comportement serait risible.
Comme nous disions, Gerry projetait, dans le passe, l'image d'un homme fou, mais responsable. En effet, Gerry Jabon fut celui qui deversait sa hargne contre Sweet Micky, se référant a Michel Martelly en tant que candidat Ti-Simone. Aujourd'hui qu'il n'y a pas de doute que Martelly est un adepte de cette ideologie extreme-droite qui est aussi sienne, Gerry devient Sweet Mickyiste adoptant meme les mauvaises moeurs du glorieux musicien paillard.
Cette derive vers l'extreme-droite debauché, suivant le modele de Silvio Berloscuni, premier ministre de l'Italie, est definitivement dégoutante et n'est pas un chemin a suivre.
Respectueusement
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vendredi 12 août 2011
Entre Noirs et Mulâtres à l'instar de droite et gauche
Haïti: L'accession de Michel Joseph Martelly à la première magistrature de l'Etat et les choix successifs de Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse comme Premiers ministres désignés ne seraient pas sans conséquences dans les débats sur les problèmes noirs et mulâtres qui ont toujours suscité de vives polémiques dans les rapports politiques entre groupes et classes sociales dans notre pays. A la Chambre des députés aussi bien qu'au Sénat de la République, les échanges sont constants sur ce terrain épidermique depuis la désignation de Daniel Gérard Rouzier. La réplique du sénateur Edwin Zenny à son collègue Joseph Lambert qui expliquait son attachement et ses liens privilégiés avec les affranchis du Sud-Est traduit le degré de méfiance des uns et l'agressivité des autres sur ce dossier litigieux.
Le retrait du sénateur Zenny du Groupe des parlementaires pour le Renouveau (GPR) et également du Parti INITE est davantage perçu comme un soutien de classe qu'un choix idéologique. Depuis la révolution de 1946 et surtout avec l'arrivée au pouvoir de François Duvalier en 1957 sous le label du noirisme, la question de couleur est toujours présente. Si aux élections de 1987, 1990, 1995, 2000 et 2006 et 2010 elle n'était pas à l'ordre du jour, parce que les vocables droite et gauche ont acquis droit de cité depuis le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986 (avec le retour de l'exil d'une pléiade de militants politiques qui se réclament de la gauche et pour la plupart ont occupé le devant de la scène pendant toute la transition démocratique), la question de couleur n'a jamais disparu.
Dans sa lettre responsive adressée à Bernard Gousse, le groupe des seize sénateurs qui ont rejeté son choix comme Premier ministre dit prendre acte qu'un pouvoir de droite occupe l'espace exécutif depuis le 14 mai 2011. Il s'agit d'une stigmatisation d'hommes de gauche contre un pouvoir de droite. S'il en est ainsi, le groupe des 16 devrait déjà proposer au président Michel Martelly un pacte de gouvernabilité avec un consensus sur le choix d'un nouveau Premier ministre accompagné des axes programmatiques de bonne gouvernance conséquemment aux problèmes de chômage, de logement pour les sans-abri, de production de biens et services, d'infrastructures scolaires et universitaires et autres. Si ces soi-disant hommes de gauche vont s'aligner sur le discours des vingt dernières années de la plupart d'hommes de gauche qui prônent la répartition équitable des richesses du pays à l'opposé de la droite qui propose la multiplication de la richesse, nous avons un choix à faire.
Actuellement, où en sommes-nous ? Va-t-on faire l'expérience d'un pouvoir de droite éclairée et pragmatique ou allons-nous sombrer dans une droite démagogique, sans vision après vingt ans d'une gauche anarchique et maladroite ?
Lemoine Bonneau
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Martelly souhaite une mission de développement pour Haïti
Le président haïtien Michel Martelly a exprimé, jeudi au Chili, son espoir de voir la mission de maintien de la paix de l'ONU à Haïti être convertie en une mission de développement économique.
"Nous voulions transformer cette mission en une mission de développement, parce qu'aujourd'hui, elle n'a que le simple mandat de maintenir la paix," a déclaré M. Martelly lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue chilien, Sebastian Pinera.
Selon lui, le gouvernement haïtien va étudier comment cela deviendra possible d'un point de vue technique. "Nous allons voir comment nous pouvons transformer cette mission," a-t-il ajouté.
Au cours de sa visite au Chili, M. Martelly effectuera une visite aux zones affectées par le séisme de magnitude 8,8 dans le centre et le sud du Chili en février 2010, à seulement un mois après celui de magnitude 7,0 qui a dévasté Haïti.
La Mission de stabilisation des Nations Unies à Haïti (Minustah), forte de 12 000 hommes, est actuellement sous le commandement de l'ancien ministre chilien des Affaires étrangères Mariano Fernandez.
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jeudi 11 août 2011
Kébreau et le pantalon de Sweet Micky font des vagues !
Monseigneur Louis Kébreau, « nostalgique » du pantalon de Sweet Micky qui confère fougue, énergie pour agir au profit de la population, n'a pas de « jugement moral » sur ce personnage de scène obscène incarné jadis par le président Michel Joseph Martelly. L'important aujourd'hui c'est « d'encadrer le chef de l'Etat pour mettre le pays sur les rails ».
Haïti: Mgr Louis Kébreau n'est pas un conseiller du président Michel Joseph Martelly. Mais, il confie avoir « conseillé » au chef de l'Etat, novice en politique, d'enfiler le pantalon de Sweet Micky. Sweet Micky dont la grivoiserie, les frasques et obscénités sont légendaires a, selon l'homme d'église, des vertus : la « fougue » et la volonté de faire, sans « tergiverser », à un moment où la population est confrontée à beaucoup de difficultés.
« On ne peut pas jouer avec la vie de huit millions d'Haïtiens », a répété Mgr Louis Kébreau, préoccupé par le dilettantisme, la polarisation politique, responsables de l'absence d'un nouveau gouvernement, trois mois après l'investiture du président Michel Joseph Martelly le 14 mai 2011.
Des vagues et des précisions
Les propos du Monseigneur Kébreau, tenus sur les ondes de Vision 2000, ont suscité des remous dans la presse et dans les réseaux sociaux. Certains y voient un appel à la répression lancé au président Martelly et d'autres une réhabilitation de Sweet Micky, un personnage de scène obscène.
« C'est très mal interpréter mes propos. Pas question de répression. Pas question de dictature », a martelé Mgr Louis Kébreau, le président de la Conférence éspiscopale sur Magik 9, le mercredi 10 août 2011. « Je n'ai pas de jugement moral. Si nous avons choisi un président, il faut l'encadrer pour mettre le pays sur les rails », a-t-il poursuivi, soulignant que « nous n'irons nulle part si nous continuons à déshabiller le président ».
L'urgence d'un coaching
« C'est un homme inexpérimenté qui a besoin de bonnes orientations pour bien connaître la mentalité, la culture du pays. Du monde d'où il vient à ce monde très étriqué, très difficile; il faut qu'il ait de bons conseillers, de bons guides, de bons visionnaires », a indiqué Mgr Kébreau, qui insiste sur la nécessité d'un pacte de gouvernabilité. « Si nous avons, a-t-il dit, élu un président, il faut un accord entre les autorités pour offrir la possibilité à la nation de vivre et d'aller de l'avant ».
« Il faut aller de l'avant », a lancé Louis Kébréau, rappelant que les conflits politiques sont toujours néfastes. « Haïti rate toujours des rendez-vous avec l'histoire. Et dans le jeu politique actuel on continuera à rater des rendez-vous », a-t-il prévenu.
L'archevêque du Cap-Haïtien, dont les propos sur le pantalon de Sweet Micky ont fait des vagues, a souhaité que l'on ait des dialogues paisibles dans le pays où il faudra également faire l'effort de considérer les choses positives de plus en plus. Bref, en rose pour sortir du gris et de la grisaille ambiante !!!
Roberson Alphonse
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Michel Martelly : Changement de ton
Michel Martelly s'adresse maintenant à ceux qu'il estime vouloir sa perte. « Je profite pour dire à ceux qui font campagne pour mon échec, de faire attention sur la façon dont ils le font. Nous sommes là pour défendre les intérêts d'Haïti. Pas plus tard qu'hier, nous avons reçu une note disant qu'une compagnie avait déjà déposé 70 millions de dollars pour participer à la construction du parc industriel dans le Nord, ce qui pourra créer près de 35 000 emplois. Mais, à cause de l'insécurité dans le pays et du fait que nous n'avons pas encore un gouvernement, elle se pose des questions sur la pertinence de son projet... », a regretté le locataire du palais national.« Encore une fois, 35 000 emplois sont en jeu. Est-ce que c'est le président Martelly qui va être perdant ou le pays ? », s'est-il questionné, perplexe. « Je demande à la police de faire son travail en rétablissant la sécurité dans le pays. Je demande à la population qui a son rôle à jouer de participer, puisque l'avenir de la nation est entre vos mains. Vous devez savoir ce que vous voulez... », a avancé le chef de l'Etat sur un ton incitatif.
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Michel Martelly souffre du syndrome du chanteur vedette, dixit Himmler Rébu
Haïti: Le résident de la République doit développer sa capacité à écouter les autres, croit dur comme fer le coordonnateur du GREH Himmler Rébu intervenant ce lundi à Panel Magik sur le 100.9. Selon l'ancien colonel, le chef de l'Etat souffre de ce qu'il appelle le syndrome du « chanteur vedette ». « En tant qu'ancien chanteur, il est un dominateur naturel. Il n'a pas l'habitude de discuter avec d'autres. Sur scène, c'est lui qui donne les ordres à son orchestre et décide les choses à sa manière. Venu pour l'apprécier, le public n'a rien d'autre à faire que de l'écouter chanter », caricature Himmler Rebu qui croit que c'est compréhensible le fait que le président tend à avoir encore aujourd'hui ce même reflexe. Une attitude qui pourtant, selon lui, se révèle incompatible au statut du chef de l'Etat.
« La première qualité d'un président de la République est sa prédisposition à écouter les autres. Peu importe si ce qu'on lui dit lui plait ou pas », explique Himmler Rebu voyant dans l'adoption de cette attitude par le chef de l'Exécutif un élément fondamental qui lui aurait permis de jauger et d'harmoniser en permanence les angles. D'ailleurs, a-t-il poursuivi, on ne plus diriger selon une approche totalitariste.
Michel Martelly a besoin de conseils, pense le leader du GREH. L'ancien colonel qui se dit prêt à travailler comme conseiller du chef de l'Etat propose à ce dernier de créer ce qu'il appelle un plan stratégique qui aura pour mission de planifier les stratégies d'intervention du président de la République dans différents domaines. Cette équipe, précise l'ancien haut gradé des forces Armées d'Haïti, devra être constitué d'idéologues, de personnalités qui n'ont aucune aspiration politique et qui sont plutôt avancées en âge.
Personne ne souhaite l'échec du président
« Aucun secteur en Haïti ne souhaite l'échec de Michel Martelly. Même pas le groupe des seize sénateurs qui ont voté contre la désignation de Bernard Gousse comme Premier ministre », a fait savoir Himmler. Au contraire, ajoute l'analyste politique , ces parlementaires souhaiteraient bien accompagner le chef de l'Etat mais pas au profit des intérêts de ce dernier et au détriment des leurs. Himmler Rébu réaffirme sa position en faveur de véritables négociations entre le président et les parlementaires majoritaires en vue d'un partage des responsabilités.
Pourquoi un seul secteur devrait-il occuper tous les postes de l'Etat, se demande le colonel. Le partage des responsabilités, soutient Himmler Rebu, devra dans un sens atténuer les luttes entre l'exécutif et le Parlement, mais dans un autre créer un esprit de compétition entre les différents partis occupant les postes de l'Etat qui se verront dans l'obligation de donner des résultats positifs.
Selon Himmler Rébu, la plus grande responsabilité dans la réalisation des négociations est du côté du chef de l'Etat. « Ce dernier doit se dépouiller de son orgueil et de l'illusion d'être populaire. Une popularité qu'il peut perdre à n'importe quel moment », fait aussi remarquer l'auteur de l'ouvrage « Michel Martelly : Le défi ».
Il n'y aura pas de boucs émissaires
Ce serait un très mauvais calcul de la part du chef de l'Etat de croire qu'il pourra mettre sur le dos des parlementaires la responsabilité de la non réalisation de sa promesse de campagne ayant rapport à la gratuité de l'éducation. « Les parlementaires n'avaient rien promis du genre. C'est au chef de l'Etat que la population s'en prendra », prévient Himmler Rébu qui toutefois ne s'attend pas à un soulèvement immédiat. Ce qu'il considère comme une véritable chance liée au fait que le chef de l'Etat vient à peine de prendre les rennes du pouvoir.
Les choses pourront se gâter avec la rentrée scolaire de septembre 2012 si rien n'est fait, laisse croire le coordonnateur du GREH qui recommande au bureau de communication de la présidence d'enclencher une campagne de sensibilisation en vue de désamorcer cette prévision. Himmler Rebu propose aussi au chef de l'Etat d'entreprendre certaines initiatives comme la subvention de la rentrée scolaire de cette année.
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vendredi 29 juillet 2011
MICKY EST DEVENU FOU, IL DECLARE LA GUERRE AU NORD ET A LA PRESSE
Clash!
*Michel Martelly est en train de filer un mauvais coton. Ses adversaires déclarés et ennemis camouflés aussi. Sans s’en rendre compte, ils sont en train de replonger le pays dans le dix-neuvième siècle haïtien des luttes de factions minoritaires pour le contrôle du pouvoir
*une autre forme d’opposition, elle-même plus insidieuse, plus dangereuse et létale, plus haïtienne, donc plus astucieuse et marronne, se constitue en front du refus face à Martelly.
* Avec Martelly, Haïti semble au seuil d’une plongée imméritée dans les abysses de nos grottes historiques.
Le Matin : 29 juillet au 4 aout 2011
Michel Martelly est en train de filer un mauvais coton. Ses adversaires déclarés et ennemis camouflés aussi. Sans s’en rendre compte, ils sont en train de replonger le pays dans le dix-neuvième siècle haïtien des luttes de factions minoritaires pour le contrôle du pouvoir. On sent aussi, à l’œuvre, dans cette empoignade qui entoure la question du Premier ministre et le malaise social actuel, l’odeur suffocante des doctrines de l’exclusion de notre vingtième siècle de l’agitation de classes et coloriste. Avec Martelly, Haïti semble au seuil d’une plongée imméritée dans les abysses de nos grottes historiques. Les créatures qui peuplent ces lieux ne sont point recommandables. Nos politiciens feraient mieux de les laisser mourir de leur pourrissement.
Au pouvoir, le couple Martelly doit, certes, éviter ces bains de foule effectués dans la désinvolture populiste. On ne sait jamais. Cependant, ce qu’il faut éviter le plus, c’est un nouveau clash social. Un clash né de peurs multiples. De nos traditionnelles fractures de classes. Et alimenté par des choix politiques mal pensés.
Daly Valet
Ainsi, pendant que le focus est mis sur des figures officielles hostiles à Martelly, comme le tonitruant sénateur Moise Jean- Charles, et des entités politiques reconnues comme Inite et le Groupe parlementaire GPR, une autre forme d’opposition, elle-même plus insidieuse, plus dangereuse et létale, plus haïtienne, donc plus astucieuse et marronne, se constitue en front du refus face à Martelly. Cette opposition n’aura peut-être, jamais le courage de s’assumer pour ce qu’elle est. Mais elle est là. Elle s’exprime à mots voilés. Dans des codes à décrypter. Des chuchotements. Des confidences entre cousins de la classe. De la gauche à la droite, la peur qu’inspire le clan Martelly a réactivé de vieilles solidarités tribales qui transcendent les traditionnelles polarisations partisanes de circonstance.
L’incident du dimanche 24 juillet au Cap-Haïtien, au cours duquel le cortège présidentiel a été assailli de jets de pierre, d’urines et de tessons de bouteille, est loin d’être mineur. Il traduit un mécontentement qui se radicalise et qu’expriment, dans la rage, des secteurs politiques pro-lavalas. Il s’inscrit dans un contexte de frustration quasi générale. Cette frustration traverse des segments sociaux divers et assez politisés. Les Haïtiens n’avaient jamais osé franchir, dans l’Haïti contemporaine, cette ligne de l’agression ouverte contre leur chef d’État. C’est dire qu’un ressort est cassé quelque part. Une digue est brisée. Peut-être que la fonction présidentielle, abaissée, rabaissée et avilie par le fait de ses récents titulaires, n’inspire plus respect et déférence, et qu’à cet avilissement des déséquilibrés et des enragés se proposent d’ajouter un peu de leur propre souillure. D’autres hypothèses sont à explorer, même si la thèse de la tentative d’assassinat accréditée par la présidence et mille fois colportée par le fougueux et sulfureux sénateur Edwin D. Zenny du Sud-Est, nous semble plutôt spécieuse. Le Nord est coutumier de ces insolences quand il veut se faire entendre. Bien qu’avec Martelly il y ait eu de l’escalade, Aristide et Préval, en tant que présidents, n’avaient pas toujours été bien accueillis dans la cite capoise quand ils osaient s’y aventurer en temps de mécontentement. Pour Préval, c’est même une ville maudite depuis cet épisode d’excréments humains en 1996.
Si l’on met de côté les meurtres-spectacles ayant pour objet d’obtenir un effet théâtral, comme dans l’exemple de ce détraqué qui, en 1981, tentait de tuer le président américain, Ronald Reagan, pour impressionner sa petite amie par un acte de bravoure, les meurtres de chefs d’État poursuivent, généralement, un projet politique et idéologique précis. Il ne s’agit pas d’actes gratuits. Derrière les assassinats d’Abraham Lincoln, de John Fitzgerald Kennedy, de Jean-Jacques Dessalines et de Cincinnatus Leconte, il y a eu de grands intérêts et des motivations politiques de premier ordre. Nous n’en sommes pas encore là dans l’Haïti de Martelly. Si la politique a toujours entretenu, chez nous, des liaisons dangereuses avec le meurtre, c’est le pouvoir qui, le plus souvent, tue ses adversaires et d’innocentes personnes. Pas l’inverse.
Jeren Ayitii
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mardi 26 juillet 2011
Attaque contre le Président : Un employé du Parlement serait détenu et son fusil M1 confisqué
Deux Sénateurs pro et anti-Martelly s’enflamment et se lancent dans une escalade politique concernant un projet d’assassinat qui serait ourdi contre Michel Martelly ; le chef de l’Etat qui a brutalement réagi à la tentative de sa sécurité rapprochée de l’évacuer dimanche au Cap-Haïtien, Publié le mardi 26 juillet 2011
Au lendemain de la grave attaque à coups de pierres et de bouteilles perpétrée contre le cortège présidentiel, 29 personnes étaient encore en garde à vue lundi au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), parmi elles un employé présumé du Parlement qui aurait été épinglé sur le théâtre des incidents en possession d’un fusil M1.
Alors que la police continuait d’interroger les suspects dans la deuxième ville du pays, le bloc des parlementaires du nord et du nord-est a mis en garde contre une "chasse aux sorcières" tout en présentant ses plus vives sympathies au chef de l’Etat.
Si la Présidence a, dans un communiqué, tenté de minimiser l’incident, en revanche, des proches de Martelly, à l’image du Sénateur du sud-est, Edwin Zenny, parlent d’un attentat qui aurait été commandité à hauteur de 600.000 dollars.Le parlementaire et son collègue du nord, Moïse Jean-Charles, farouche adversaire du nouveau dirigeant haïtien, se sont lancés dans une guerre verbale -au contenu politique et social potentiellement explosif- portée sur le terrain de la lutte des classes et de couleur ainsi que de l’opposition idéologique viscérale entre néo-duvaliéristes et Lavalas.Interrogé par Radio Kiskeya, l’ancien colonel Himmler Rébu, leader du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH), a qualifié de "grave défaillance du système de sécurité présidentielle" les jets de pierre et de bouteille que le cortège de M. Martelly a essuyés au Cap-Haïtien.Pire, dit l’expert militaire, le chef de l’Etat, un ancien chanteur au caractère impétueux surnommé "Sweet Micky", s’est pratiquement donné en spectacle en résistant à ses gardes du corps qui tentaient de l’évacuer afin de le protéger contre la chute des projectiles. spp/Radio Kiskeya
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Breaking News *** Guy Philippe serait à la base de l’assassinat du Député de L’INITE Dionald Polyte ?
Jusqu'à présent les circonstances de la mort du député Dionald Polyte de Beaumont Pestel, fief de Guy Philipe, ne sont pas encore élucidées. Les premières réactions faisaient état d’un accident, l’un des sécurités du député l’aurait accidentellement tué. Mais, la famille du député accuse Guy Phillipe et ses hommes d’être à la base de l’assassinat de l’élu de l’INITE.
En effet,pour soutenir leur accusation,les parents du Député rappellent que Guy Philippe avait fait des menaces de mort à l’encontre du député à la suite de sa victoire lors des élections qu’il a gagné contre le candidat sortant Ronald Etienne du parti de Guy PhilippeFRN (Front pour la reconstruction nationale)
Si ces révélations se révèlent vraies, l’assassinat du député Dionald Polyte serait officiellement le premier assassinat politique commis sous le gouvernement de Michel Martelly. D’où la nécessite d’avoir une enquête sérieuse qui pourrait identifier les vrais coupables et dissiper le voile de doute qui plane sur cet allié fidèle de Michel Martelly. Il faut rappeler que les amis fidèles et complices de Guy Philippe, le gang d’Equateur, constituent l’ossature de la sécurité rapprochée de Michel Martelly. Ces anciens policiers ont été identifiés par la RNDDH soient comme des criminels soient comme des dealers de drogue. Aux dernières nouvelles certains ont été réintégrés dans la Police Nationale par Michel Martelly.
Ti Yvon
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lundi 25 juillet 2011
AGRESSION CONTRE MICHEL J. MARTELLY AU CAP-HAITIEN
Des jets de pierres et des tessons de bouteille ont été lancés contre le cortège du président Martelly ce dimanche 24 Juillet à l'entrée de la ville du Cap-haïtien où il était en visite.
On ignore s'il y a eu des blessés, mais le chef de l'Etat n'a pas été atteint.
La police a procédé à plusieurs arrestations dans le quartier.
Sources: RGP / CANAL + HAÏTI EN LIGNE NOUVELLES
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samedi 16 juillet 2011
Politique : Une guerre civile plane sur Haïti
Si la tendance se maintient, le bras de fer entre l'éxécutif et le parlement pourrait engendrer une guerre civile en Haïti. M. Martelly pense qu'il peut dissoudre le parlement et diriger le pays par décret. Ce qui est impossible avec la présence de Jean Bertrand Aristide sur la scène politique.
Le chef d'état haïtien a déclaré hier dans la ville des Cayes : « Il faut en finir avec le "dilatoire", a lancé à Jacmel le chef de l’Etat parti en croisade contre la volonté proclamée du "groupe des 16" de faire tomber son Premier ministre désigné, radio kiskeya ».
M. Martelly ne se rend pas compte qu'il représente 16% de l'électorat haïtien (717 000/4500 000) et que 84% de la population ne l'ont pas voté. Ce que vous devez savoir, c'est que le président et le parlement détiennent tous deux la souvéraineté du pays. La politique c'est la science du compromis et de la négociation. Quand un parti ne détient pas la majorité au parlement, il doit négocier. Si le nouveau locataire du palais national ne revise pas ses stratégies, son amateurisme politique plongera le pays dans chaos sans précédent.
Yvener Millien
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