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lundi 19 mars 2012

AMNESTY INTERNATIONAL - Libye. Les pertes civiles induites par les frappes aériennes de l'OTAN doivent faire l'objet d'enquêtes appropriées



Jusqu'à présent, l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) n'a pas enquêté sur les nombreuses pertes civiles causées par les frappes aériennes lancées par ses forces en Libye, écrit Amnesty International lundi 19 mars dans une nouvelle synthèse publiée un an après le déroulement des premières frappes.

Dans ce document intitulé Libya: The forgotten victims of NATO Strikes, l'organisation explique que de très nombreux civils libyens qui n'étaient pas impliqués dans les combats ont été tués et beaucoup d'autres blessés, pour la plupart chez eux, par les frappes aériennes de l'OTAN. Elle ajoute que l'OTAN n'a pas mené les investigations nécessaires, ni même tenté d'entrer en contact avec les survivants et les familles des victimes.

L'organisation estime qu'il convient de mener des enquêtes dignes de ce nom et d'accorder aux victimes et à leurs familles des réparations pleines et entières.

« Il est profondément décevant que plus de quatre mois après la fin de l'opération militaire, les victimes qui ont survécu et les familles des personnes tuées par les frappes aériennes de l'OTAN ne sachent toujours pas ce qui s'est passé ni qui était responsable, a estimé Donatella Rovera, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International.

« Les dirigeants de l'OTAN ont mis en avant à plusieurs reprises leur détermination à protéger les civils. Ils ne sauraient aujourd'hui balayer d'un revers de main la mort de nombreux civils en se contentant de vagues déclarations de regret, sans enquêter dûment sur ces funestes événements. »

Il semble que l'OTAN a déployé des efforts appuyés afin de réduire le risque de pertes civiles, notamment en utilisant des munitions à guidage de précision et, parfois, en avertissant au préalable les habitants des zones visées. Toutefois, cela ne décharge pas l'OTAN d'enquêter sur les frappes qui ont blessé et tué de nombreux civils et d'octroyer des réparations aux victimes et à leurs familles.

Les enquêtes doivent déterminer si les pertes en vies humaines au sein de la population civile sont la conséquence de violations du droit international et, le cas échéant, les responsables présumés doivent être déférés à la justice.

Amnesty International a recensé 55 civils identifiés, dont 16 enfants et 14 femmes, tués dans le cadre de frappes aériennes à Tripoli, Zlitan, Majer, Syrte et Brega. Nombre de ces pertes sont dues à des frappes aériennes lancées contre des logements privés, où Amnesty International, pas plus que d'autres, n'a découvert d'éléments prouvant qu'ils étaient utilisés à des fins militaires au moment de l'attaque.

Dans la soirée du 8 août 2011, deux maisons appartenant aux familles Gafez et al Jaarud ont été touchées à Majer, à l'ouest de Misratah. Selon des membres de la famille qui ont survécu à cette attaque, 34 civils, dont huit enfants et huit femmes, ont été tués et plusieurs ont été blessés lors de trois frappes distinctes. D'après la famille, aucune personne n'était présente ni aucune activité engagée près de leur domicile qui pourrait expliquer ces attaques.

Dans sa dernière réponse adressée à Amnesty International le 13 mars, l'OTAN a affirmé qu'il « regrette vivement tous les dommages qui ont pu être induits par ces frappes aériennes », mais « n'a pas reçu de mandat pour mener une action en Libye lorsque l'opération Unified Protector s'est achevée le 31 octobre 2011 », et que la « responsabilité première » de conduire des enquêtes revient aux autorités libyennes.

« La réponse de l'OTAN équivaut à un refus d'assumer la responsabilité de ses actes. Elle donne aux victimes et à leurs familles le sentiment qu'elles ne sont pas prises en compte et n'ont aucunement accès à la justice », a déploré Donatella Rovera.

En outre, l'OTAN n'a pas pris de mesures afin d'enquêter sur les informations faisant état de victimes parmi la population civile causées par ses frappes dans des zones qui étaient passées sous contrôle des nouvelles autorités libyennes (le Conseil national de transition) avant le 31 octobre 2011, et étaient donc accessibles de manière sûre. Tous les survivants et les proches des victimes tuées lors des frappes de l'OTAN qu'Amnesty International a interviewés ont assuré qu'ils n'avaient jamais été contactés par l'OTAN ni par le Conseil national de transition libyen.

L'OTAN doit veiller à ce que des enquêtes indépendantes, impartiales et approfondies soient menées dans les meilleurs délais sur toutes les allégations de graves violations du droit international imputables aux participants de l'opération Unified Protector et à ce que leurs conclusions soient rendues publiques. Lorsqu'il existe suffisamment de preuves recevables, les suspects doivent être poursuivis.

Complément d'information
Selon l'OTAN, la campagne militaire aérienne et maritime qui a duré sept mois en Libye a englobé plus de 9 700 frappes et détruit plus de 5 900 cibles militaires. Dans le cadre de ses opérations militaires, l'OTAN était tenu de respecter les règles du droit international humanitaire applicables dans les conflits armés et, plus particulièrement, dans le cas de sa campagne aérienne, prendre toutes les précautions en vue d'éviter, ou tout au moins de réduire au minimum, les dommages causés aux civils, notamment :
- faire tout ce qui est pratiquement possible pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires;
- sélectionner le type d'armes et la méthode d'attaque en vue de réduire au minimum les pertes en vies humaines dans la population civile et les dommages aux biens de caractère civil;
- évaluer la proportionnalité de l'attaque prévue; annuler ou suspendre une attaque lorsqu'il s'avère qu'elle n'est pas dirigée sur la bonne cible ou qu'elle est disproportionnée; et
- donner un avertissement en temps utile dans le cas d'attaques pouvant affecter la population civile, à moins que les circonstances ne le permettent pas.

vendredi 2 septembre 2011

La CIA a recruté 1 500 combattants afghans pour combattre en Libye




Le journal pakistanais "The Nation" : Les renseignements généreux américains CIA ont recruté 1 500 combattants afghans afin de combattre en Libye comme mercenaire contre l'armée libyenne et les volontaires venus partout de Libye et des pays voisins.


CIA recruits 1,500 from Mazar-e-Sharif to fight in Libya

lundi 29 août 2011

ATTENTION!!! Un mensonge de plus à rajouter dans la longue liste des médias mensonges.



Dans le cadre de la guerre médiatique en Libye, voici un récapitulatif de quelques informations mensongères ralliés par un grand nombre de médias depuis le début des évènements en Libye :

21/02/2011 : Le ministre anglais des Affaires étrangères britannique, William HAGUE, a déclaré que Mouammar Kadhafi accompagné ...de sa femme et de sa fille, ont quitté la le territoire libyen vers le Venezuela. (Information fausse)

21/02/2011 : Saif Al Islam Kadhafi s'est blessé dans un accrochage avec les rebelles. (Information fausse)

23/02/2011 : Aïcha Kadhafi s'est enfui vers Malte. (Information fausse)

20/03/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Brega, suite à une blessure reçue lors d'un crash d'avion. (Information fausse)

10/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Zliten, suite dans d'un raid mené par l’OTAN. (Information fausse)

22/08/2011 : Saif Al Islam a été capturé par les rebelles et que Mohamed s'est rendu. (Information fausse)

27/08/2011 : Mouammar Kadhafi s'est enfui vers l'Algérie. (Information fausse & démenti par les autorités algériennes)

29/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Terhona lors des combats et est enterré à Zliten. (Information fausse)

N'écoutez pas ces conneries!!! Réveillez-vous, on est plus des enfants, un mensonge ça passe mais une dizaine ça marche pas!!!

Libye-Propagande Militaire Via les Medias de Masse au 21e Siècle

LIBYE – Les démons et les ombres du « Printemps arabe »



On est bien loin, en Libye, sur le terrain, de l’image virtuelle et simplifiée, véhiculée par la plupart des médias européens, d’une rébellion populaire renversant la dictature féroce du gouvernement de Mouammar Kadhafi. 

La société libyenne, en effet, se structure en un ensemble de tribus, dont les intérêts divergent ; organisées en fonction de liens de parenté solides, elles sont elles-mêmes segmentées en plusieurs clans, plus ou moins rivaux, dont les alliances se recomposent en permanence, en fonction des circonstances et d’intérêts sur le très court terme. 

Ainsi, s’il est vrai que, au début des événements, le 17 février 2011 et durant les jours qui ont suivi, on a pu voir l’émergence d’une société civile s’exprimant lors de manifestations hostiles au colonel Kadhafi, ces mouvements sont néanmoins restés très limités et ont rapidement servi de prétexte aux soulèvements de chefs de clans, auxquels ils ont cédé la place, et lesquels ont plongé la Libye dans le chaos. De même, croyant leur heure arrivée, plusieurs mastodontes du régime se sont dressés contre leur ancien maître et ont pris le contrôle d’une partie de la rébellion. 

Qui sont ces rebelles que l’Occident, la France en tête, a pris le parti de financer, d’armer, d’appuyer par un soutien logistique et militaire inconditionnel, bien au-delà du mandat onusien qui appelait à la protection des populations civiles, mais en aucun cas au renversement du chef de cet État pétrolier ? 

Qui sont les leaders de cette insurrection qui s’est opposée au gouvernement de Mouammar Kadhafi et l’accuse d’avoir massacré sa propre population ? Quels sont leurs objectifs et quelle en est la légitimité ? 

Comment faut-il qualifier ce conflit qui, prétendu soulèvement de « civils désarmés » à l’origine, s’est rapidement révélé sous les traits d’une guerre franche ? 

Guerre tribale ? Guerre des clans ? Guerre des chefs ? Guerre de succession au trône ? Guerre civile ? Ou bien guerre du gaz et du pétrole ? 

Pour tenter d’appréhender les réalités du désastre qui ravage la Libye aujourd’hui, nous nous sommes rendus au cœur de la rébellion, dans son fief de Benghazi. Nous avons suivi les rebelles dans leurs déplacements ; nous avons interrogé leurs chefs ; nous avons accompagné leurs milices dans les combats qui les opposaient aux troupes restées loyales au gouvernement. 

Éléments de réponse… 

Loin de constituer une force politiquement organisée avec l’objectif d’instaurer une démocratie laïque en Libye et plus loin encore de former un ensemble uni sous la conduite du Conseil national de Transition (CNT), qui se présente comme le nouveau gouvernement légitime, la rébellion a été menée par une tripotée de chefs de guerre, qui se disputent régulièrement le contrôle de telle ou telle parcelle de territoire. 

En toile de fond, on trouve la répartition des champs pétrolifères, mais aussi de l’eau. Et les clans rebelles n’obéissent que ponctuellement aux injonctions du CNT, qui, en définitive, autoproclamé, ne représente que lui-même. 

Plus justement, il ne faudrait donc pas parler de « la » rébellion, mais « des » rébellions. Et cette configuration de la scène libyenne, à laquelle Européens et États-uniens ne s’attendaient pas, a provoqué l’embarras de l’OTAN : si, par le déploiement de moyens considérables, l’alliance atlantique a réussi, péniblement, à faire progresser les rebelles vers la capitale, dans l’objectif avoué de destituer Mouammar Kadhafi, c’est le contrôle du pays qui pose désormais problème… 

Ces chefs de guerre, désorganisés, indisciplinés, ont ainsi profité du désordre ambiant pour accroître leur influence, sans toujours beaucoup se soucier du front que le CNT a tenté de maintenir face à l’armée fidèle à Tripoli, la capitale, siège du gouvernement du colonel Kadhafi : sans aucune vision nationale, leur but n’est pas de conquérir des régions traditionnellement sous le contrôle d’autres tribus et, dès lors, ils se sont montrés peu enclins à aller se battre contre les troupes gouvernementales. Ces bandes armées opèrent donc quelques sorties, qui se négocient entre eux et le CNT au coup par coup, au gré de l’humeur de leurs chefs. Les gars, souvent ivres, d’alcool ou de hachich, vident quelques caisses de cartouches et rentrent ensuite à leur bivouac pour y faire la fête. Tout le monde danse, tire en l’air des rafales entières ; la moitié des munitions se perd ainsi… Les projectiles retombent… et font des victimes. 

Parfois, à la surprise générale, certains clans ont changé de camp, généralement au détriment de Tripoli : imitant leurs voisins, s’ils y trouvaient intérêt, ils se sont libérés de la tutelle du gouvernement pour « rejoindre l’opposition ». Et c’est en grande partie de cette manière que « la rébellion a progressé ». 

Autrement dit, sans l’interventionnisme armé de l’OTAN, l’armée régulière, en grande partie loyale au gouvernement libyen, aurait remis de l’ordre dans le pays, rétablissant l’autorité de Mouammar Kadhafi qui avait réussi, durant plus de quarante ans, à gérer les rivalités tribales et à forger un semblant de cohésion dans cette région instable, mais riche en pétrole et en gaz. 

L’OTAN a non seulement empêché le gouvernement libyen d’utiliser son aviation, mais, après avoir anéanti la couverture aérienne de l’armée gouvernementale, il a fourni la sienne aux rebelles : les frappes des avions de l’OTAN n’ont pas seulement détruit les chars du gouvernement libyen, mais ont aussi attaqué les véhicules qui transportaient les soldats, y compris ceux qui se repliaient, comme ici, sur la route qui mène de Benghazi à Brega, laquelle est jonchée sur toute sa longueur de carcasses de camions et d’automobiles. 

Mais qui, à présent, parviendra à remettre au pas tous ces chefs de guerre, qui se sont surarmés à l’occasion du pillage des casernes, s’organisent déjà pour garder le contrôle de leur territoire et renforcent leurs milices ? Qui saura restaurer l’unité de l’État libyen ? Qui pourra représenter la Libye et en maîtriser les ressources ? 

Il faut bien comprendre aussi et insister sur le fait que la partie n’est pas finie : seuls les clans du nord-est se sont soulevés contre Mouammar Kadhafi, c’est-à-dire dans la région de Cyrénaïque, dont les principaux fiefs sont Benghazi et Tobrouk. Les tribus du Fezzan (tout le grand sud), de Tripolitaine (région de la capitale, au nord-ouest) et de Syrte (au centre de la façade maritime libyenne) ont en revanche soutenu le chef de l’État libyen et combattu pour lui, mobilisant à cet effet leurs réseaux tribaux extrêmement ramifiés, et qui couvrent la plus grande partie du pays. Ce sont aujourd’hui les grands perdants de la « révolution ». À l’ouest, uniquement les clans de Misrata et Zlitan et, juste au sud de la capitale, les Berbères du Djebel Nefoussa ont rejoint la rébellion. 

Le soulèvement des Berbères et les rébellions de Misrata et Zlitan ont permis l’encerclement de la capitale. Mais la prise de Tripoli ne signifie pas nécessairement la fin de la guerre civile : la capitale, dans cette antithèse de l’État-nation qu’est la Libye, ne constitue pas un enjeu déterminant. Et la guerre, la guérilla, pourrait perdurer des années durant et ruiner le pays : l’armée se confond avec la population ; les civils s’arment ; chaque homme, chaque adolescent membre du clan, de la tribu, est un guerrier potentiel ; une fois encore, la structure de la société libyenne invalide les prévisions atlantistes. 

Concernant le CNT, ensuite, autre acteur de la pièce, on ne peut que souligner sa faiblesse et ses divisions. En outre, il serait difficile de qualifier ses leaders autoproclamés de démocrates représentatifs des aspirations du « peuple libyen » : composé d’une poignée d’anciens ministres du régime qui sont à peu près parvenus à s’entendre sur ce que pourrait être le partage du pouvoir dans un hypothétique après-Kadhafi, le CNT ressemble davantage à un repère de brigands, le couteau entre les dents, et de mafieux, s’adonnant à tous les trafics, qu’au rassemblement d’une opposition démocratique comme on a pu en rencontrer, par exemple, en Égypte ou en Tunisie. Et les quelques militants des droits de l’homme qui y siègent, mis en minorité, lui servent difficilement de caution… 

Le président du CNT, ainsi, Mustapha Mohammed Abud al-Jalil, était jusqu’il y a peu ministre de la justice de Kadhafi, dénoncé en décembre 2010 par Amnesty International comme l’un « des plus effroyables responsables de violations des droits humains en Afrique du nord » ; c’est lui qui avait condamné à mort les cinq infirmières bulgares, dans l’affaire que l’on sait. Aux affaires étrangères, on trouve l’ancien ministre de l’économie, Ali Abdel-Aziz al-Essaoui. Quant au commandant des opérations militaires, également ministre de l’intérieur, il s’agit d’Omar al-Hariri, de retour d’exil, que lui avait valu sa tentative de coup d’État en 1975. Il partageait le commandement avec le général Abdul Fatah Younis, ancien chef de la police politique de Kadhafi, chargé de la répression de l’opposition au régime.

Ce dernier a cependant été assassiné en juillet pour des raisons encore inconnues, mais qui semblent tenir, notamment, aux rivalités internes au CNT : trop influent sur les quelques troupes régulières qui ont fait défection à Tripoli et constituent la seule force disciplinée à disposition du CNT, il menaçait le pouvoir de ses partenaires. 

Bref, ce sera à qui mangera l’autre, s’ils parviennent à s’imposer par-delà les rivalités tribales et claniques. 

Troisième composante qui apparaît de plus en plus au grand jour, le mouvement islamiste : on connaissait quelques chefs de bande salafistes et islamistes de la tendance dure (Groupe islamique de combat libyen et filières d’al-Qaïda), qui s’étaient mêlés aux rebelles. Par contre, aucun observateur n’avait vu venir les mercenaires qui se réveillent à présent, apparemment financés par le Qatar (étrangement très impliqué en Libye) et dont le nombre impressionne, au point d’inquiéter le CNT qui n’a aucun contrôle sur ces groupes armés, lesquels poursuivent leurs propres objectifs ; c’est toute une structure parallèle et autonome inconnue qui se révèle. 

Au sein du CNT, certains, même, montrent du doigt le président al-Jalil, l’accusant d’avoir partie liée avec le Qatar et les islamistes et d’avoir donné son accord à l’assassinat du général Younis, qui s’était déclaré catégoriquement opposé à l’idée d’un État islamique en Libye (c’est lui qui, en 1996, aurait supervisé l’exécution de plus de mille deux-cents prisonniers, parmi lesquels de nombreux islamistes, enfermés dans la prison d’Abou Salim à Tripoli). L’assassinat de Younis s’apparenterait à « un véritable coup d’État », comme nous l’a confié un haut responsable du comité politique du CNT… 

De plus, depuis l’annonce de l’assaut sur Tripoli, l’imam Ali Sallabi, leader islamiste libyen en exil à Doha, propulsé sur le devant de la scène par la chaîne de télévision satellitaire qatari al-Jazeera, exhorte les Libyens à renvoyer chez eux les Occidentaux et les forces de l’OTAN et à se lever tous au nom d’Allah. 

Enfin, comment réagiront les dix à vingt mille mercenaires de Kadhafi, pour la plupart des Tchadiens dont leur pays ne veut plus et qui n’ont d’autre choix que de se battre jusqu’à la mort, dont beaucoup ont déjà rejoint la région du Fezzan ? 

La question n’est donc plus de savoir ce qu’il adviendra du régime de Mouammar Kadhafi, mais de savoir quel sera l’avenir d’un pays tiraillé de toutes parts : c’est maintenant que la guerre civile pourrait vraiment commencer. 

Soutenu par les amis britanniques et états-uniens, le coup de poker mal inspiré (par le philosophe Bernard-Henri Lévy, s’il faut en croire certaines sources…) et joué trop rapidement par Nicolas Sarkozy se solde par un fiasco. 

L’actuelle équipe gouvernementale française avait reconnu sans attendre le CNT comme nouveau partenaire, espérant ainsi retirer de succulents profits de cette alliance. Sa politique a plongé la Libye dans la guerre civile, sur la voie de l’État failli, de la « somalisation »… 

D’autres États sont aussi intervenus, en fonction d’intérêts divers, et ont rendu la situation plus complexe encore : tandis que le Tchad et le Nigéria ont soutenu Tripoli en lui envoyant mercenaires et armement, de même que l’Algérie, qui a ravitaillé le Fezzan voisin en carburant et en eau, le Qatar expédiait des chars d’assaut aux rebelles... 

Le complexe pétrolier de Brega, incendié par l'armée régulière, qui s'est retirée de la ville le 23 août et s'est repliée en direction de la province de Syrte, loyale au gouvernement, et de la ville de Ras-Lanuf, détuisant derrière elle toutes les infrastructures, stations services et châteaux d'eau, pour entraver la progression des rebelles. 

Certains gouvernements, qui s’étaient gaillardement engagés aux côtés des franco-britannico-états-uniens dans cette opération, baptisée « Unified Protector » par les propagandistes atlantistes, sans trop savoir dans quoi ils mettaient les pieds (en réalité, seulement six des vingt-huit États membres de l’OTAN participent effectivement aux opérations), pourraient bien commencer à regretter la main de fer de Kadhafi, qui assurait l’ordre en Libye et l’approvisionnement régulier des centres pétroliers et gaziers. 

Les compagnies pétrolières elles-mêmes semblent désormais s’alarmer également, elles qui avaient espéré augmenter leurs parts de bénéfice en diminuant celle de l’État libyen, que Kadhafi avait accrue pour financer le développement du pays (on oublie trop vite que l’analphabétisme, à titre d’exemple, est passé, sous son gouvernement, de 72% de la population en 1969 à moins de 5% aujourd’hui). 

Une solution acceptable serait une « période de transition » vers un État fédéral où toutes les régions prendraient plus ou moins leur sort en main. Une autre option serait d’admettre la partition du pays en deux États. Mais ces hypothèse ne plaisent ni à l’OTAN, ni aux pétroliers, car elles multiplieraient le nombre des intermédiaires politiques, ni non plus à ceux des Libyens qui, situés dans la « mauvaise partie », se verraient priver de la manne pétrolière et des réserves en eaux… 

Quoi qu’il en soit, l’intervention, empêtrée dans ce chaos imprévu, risque de tourner au conflit de guérilla sur le très long terme. À moins que l’OTAN, comme en ex-Yougoslavie ou en Afghanistan, ne s’érige en gendarme de la région. 

Mais quelles seraient alors les réactions du reste du monde ? Rappelons en effet que les États engagés en Libye sont tous occidentaux : ni la Chine, ni la Russie, ni le Brésil, ni l’Inde, autant de géants qui siégeaient au Conseil de sécurité lors du vote de la résolution 1973, n’a donné son aval en faveur de l’ingérence. 

Car c’est peut-être là le plus important : le conflit Libyen, la reconnaissance du CNT par certains États et l’implication militaire de l’OTAN constituent un pas supplémentaire, après la guerre d’Irak de 2003 ou l’affaire du Kosovo, vers l’abandon des principes westphaliens du droit international, vers l’imposition par l’Occident au reste du monde des nouveaux concepts « d’ingérence humanitaire » et de « gouvernance ». Un nouveau coup de boutoir, significatif, à l’encontre du droit international tel qu’il s’était progressivement construit de puis le XVIIème siècle. 

L’Union africaine avait déjà sévèrement dénoncé la tournure prise par les événements, condamnant le glissement des objectifs : au départ, il s’agissait d’empêcher l’utilisation de l’aviation et de protéger les civils en bombardant les troupes en mouvement vers les zones menacées ; ensuite, il s’est agi du renversement du chef de l’État, en ciblant ses résidences et celles de sa famille. 

Début juillet, L’Union africaine avait en outre appelé ses États membres à refuser de collaborer avec la Cours pénale internationale, qui avait lancé un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi pour crime de guerre. L’Union africaine s’est expliquée en accusant la CPI de discrimination, lorsqu’elle entend poursuivre les responsables de crimes commis en Afrique, mais se tait en ce qui concerne les criminels occidentaux qui massacrent des civils en Irak et en Afghanistan, notamment. 

De même, la Ligue arabe a renoncé à cautionner les bombardements, par l’intermédiaire de son président, l’Égyptien Amr Moussa, qui a publiquement regretté d’avoir, à l’origine, soutenu le projet d’une intervention occidentale. 

Reste aussi l’épineuse question du rôle singulier joué par la France dans cette affaire. Mais peut-être en apprendra-t-on davantage à ce sujet, si Mouammar Kadhafi est pris vivant et bénéficie d’un vrai procès public, devant la Cour pénale internationale, au lieu de finir pendu après un jugement expéditif comme Saddam Hussein ou de trépasser dans sa cellule, comme Slobodan Milosevic… 

Libye - Les démons et les ombres du «Printemps arabe» (Le Soir.be, 22 août 2011; L'Orient-Le Jour, 25 août 2011; L'Humanité, 25 août 2011) 

Pierre PICCININ 
Professeur d'histoire et de sciences politiques 

Arrêt sur l'image de la vidéo diffusée par la chaine qatarienne Aljazeera, lors de la "prise de Tripoli" :



Abdelhakim Belhadj est le chef militaire des rebelles à Tripoli, membre d'Al Qaida et frère du l'ex-deuxième homme d'Al Qaida après Ben Laden "Abou Yahia Al Libi".

Pour plus d'info sur Abou Yahia Al Libi : http://en.wikipedia.org/wiki/Abu_Yahya_al-Libi

Les forces françaises, britanniques, américaines, qataris, émiratis et autres combattent auprès d'Al Qaida en Libye.

Au Pakistan et en Afghanistan, la France, l'Angleterre, les Etats-Unis combattent contre les bandés armées d'Al Qaida.

Comment les occidents font confiance à Al Qaida? La question qui se pose aujourd'hui pourquoi ce déchainement des guerres contre le terrorisme et le leur soutien en Libye?

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Libye : Les djihadistes Islamistes prennent les commandes de l’armée

En tenue militaire et à travers une conférence de presse organisée à Tripoli, le chef islamiste Abdelhakim Belhadj a déclaré officiellement la libération de la capitale libyenne par les «révolutionnaires».

Abdelhakim Belhadj, alias Abou Abdellah Assadak, est né en 1966 en Libye. Ingénieur de formation, il a rejoint les groupes armés en Afghanistan, Tchétchénie et en Irak. Il a été actif au sein du groupe islamique des combattants en Libye. En 1980, il a combattu les Soviétiques lors de la guerre d’Afghanistan. Il a par la suite vécu successivement au Pakistan, en Turquie et au Soudan. Arrêté en 2004, il est interrogé par la CIA en Thaïlande puis remis aux autorités libyennes. Il a fait partie d'un groupe de 170 islamistes libérés à l'instigation de Sif Al Islam Kadhafi dans le cadre d'un accord avec le groupe islamique combattant en Libye. Lors de l’insurrection en Libye, il a réussi rapidement à s’imposer comme chef militaire pour diriger des combattants insurgés. Abdelhakim Belhadj a mené les combats à Djebel Nefoussa avant de rentrer avec les combattants à Tripoli. L’émir du Groupe islamique des combattants libyens (GICL) est le premier à être entré à Bab-Razzia. Les islamistes de Libye sont accusés d’avoir assassiné le général Abdelfattah Younes, fin juillet 2011. La prise en main de l’armée libyenne par les islamistes a été attendue et n’était pas une surprise. Le président du Conseil national n’a pas pu se rendre pour l’instant dans la capitale libyenne, craignant l’insécurité. Mustapha Abdeljalil n’est pas seulement menacé par les partisans de Kadhafi mais également par ceux qui ont assassiné le général Abdelfattah, selon des sources proches du CNT.

jeudi 11 août 2011

NEWS FROM LIBYAN JAMAHIRIYA

In this issue 113 :# VERY CONTROVERSIAL INTERVIEW WITH LUC MICHEL BY STREET PRESS (February 2011): "LIBYA IS NOT A REPRESSIVE STATE"
# ELAC & ALAC: OPEN LETTER TO FRENCH, BELGIAN AND CANADIAN MEMBERS OF PARLIAMENT!
A NORVEGE SE RETIRE DE LIBYE ! Free reprint or trans
# PCN-SPO/BREAKING NEWS: NORWAY WITHDRAWS FROM LIBYA!
# PCN-SPO/BREAKING NEWS :  
Llation of all our articles with mention of author and origine/
ntion d'auteur et d'origine. __________________________________ # VERY CONTROVERSIAL INTE
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eRVIEW WITH LUC MICHEL BY STREET PRESS (February 2011): "LIBYA IS NOT A REPRESSIVE STATE"

bruary 24th , 2011, (Paris) STREET PRESS interviewed Luc MICHEL, of the newly formed Eu
"We would be willing, if civil war would last, to call for sending volunteers to Libya"

F
ero-Libyan Action Committees or ELAC in all Europe. Five months later, there are ELAC Committees in 17 European countries (including Russia and Turkey), but also in Quebec and Brazil.And in June, Luc MICHEL organized an African sister-association, the ALAC Committees/ African-Libyan Action Committees, of which he is the political adviser. The coordination between the pro-Gaddafi networks in Europe and Africa is one of the tasks Luc MICHEL is in charge for as president of the "International Commission of the forum of Associations against the war in Libya", on the occasion of the "International Conference STOP WAR ON LIBYA" co-organized by Libyan NGO's, the Libyan National Youth Union and ELAC, April 18th and 19th , 2011 in Tripoli.

 The interview, conducted by Maud de Bourqueney is very controversial and in the aggressive style that is the hallmark of Street Press.

e motives behind the Western intervention that has transformed from a failed coup to a civil war. When most commentators in the mainstream media were predicting a quick end to the conflict, Luc MICHEL predicted that Gaddafi would put up a fight to the end. Six months later Gaddafi is still in power, and, his support among the Libyan people is stronger than ever. STREET PRESS INTERVIEW: In French / Translation to English by PCN-NCP Press Office (Brussels-Kishinev) LUC MICHEL: "Libya is not a r
Since the start of the events in Libya Luc MICHEL has provided accurate forecasts about the nature of the so called rebels in Libya and t
hepressive state"
Third type of encounter with the man who calls for "sending volunteers to Libya."

Third type of encounter with the man who calls for "sending volunteers to Libya."
 Luc Michel sees Colonel Gaddafi as the victim of a conspiracy.  To illustrate this he points to the multitude of brand new flags that the insurgents had from day one.  These flags, he says are evidence that the resistance was organized The Belgian Bolshevik therefore organizes the resistance from Brussels.

dle East. Here is a revealing fact: The insurgents have recovered the old flag of Libya - black, red, green. This flag has disappeared in Libya since 40 years and th
Maud de Bourqueney - STREET PRESS: "In the West we see that Gaddafi is eccentric, but, you say that this is the standard in Africa and defend the Libyan Jamahiriya?"

Luc MICHEL: Yes, because Gaddafi initiated a model of direct democracy that works (...) You know I know Libya, I am a friend of Libya. In Libya, there is no misery. To me, what the press calls "Arab Revolutions" is a process implemented from outside, whose real purpose is to carry out the project of George Bush's Greater Mi
dere are thousands of flags in the demonstrations from day one. So it was prepared!  Flags had to be given, to be prepared. The flags are not patched, there are beautiful flags!

Maud de Bourqueney - STREET PRESS: But the flags may have been stored in attics, simply?

Luc MICHEL: No, no, it's totally impossible. Can you imagine over 40 years? If you believe that the Libyans in 1969 had flags at home! It was then a country that lived in the Middle Ages with 98% illiteracy. It's Gaddafi who has changed all that! The system is aging, it's true but you can not please everybody.

outh. It has no outlet in Libya: there is no bar, no alcohol, no nightclubs. Nothing. Maud d
Maud de Bourqueney - STREET PRESS: So you don't believe that Gaddafi is a crazy megalomaniac?

Luc MICHEL: What is here, in the West, called the eccentricity of Gaddafi is in fact standard in African culture. His spectacular clothes in particular. He is someone who lives simply in a tent. In the video that went on TV, the old Fiat that we see is really his car. Gaddafi is not Berlusconi. If his personal guard consists mainly of women, that is he has more confidence in them. It is not his harem. Libya is a Puritan state. This is also one of the problems that Gaddafi has with 
ye Bourqueney - STREET PRESS: How do you plan to help Libya and Gaddafi?

Luc MICHEL: For now, our battle is in the media. We work a lot on social networks. On Facebook, we made 750 friends in 40 hours. And Facebook has censored us from day one, afraid that too many people are coming. The site prevents us from adding friends or responding to messages on our profile. A buzz has been created anyway. Now, if things go wrong in Libya, we will of course involve our network and organize resistance ...

Maud de Bourqueney - STREET PRESS: Militarily?

Luc MICHEL: We would be willing, if civil war would last, to call for sending volunteers to Libya.

t makes no sense. They bombard weapons depots in areas which
Maud de Bourqueney - STREET PRESS: And you would go yourself?

Luc MICHEL: It's possible ... But we are not desperadoes. We are no longer in 1936, at the time of the international brigades, there is a very important media battle that did not exist before. And we do not know how the situation evolves. The possibility that Gaddafi is to maintain is 2 / 3. We are far from the disaster announced here.

Maud de Bourqueney - STREET PRESS: There is no repression by the government?

Luc MICHEL: The civilian population is fighting against other civilians. This is not the army of Gaddafi against civilians. The Libyan Air Force did not bomb civilians, 
ithey no longer control. (...)
Libya is not a repressive state. We see much more police in Paris or Brussels than in Libya. It is a very friendly police in a state where there was virtually no crime. Offenders were sentenced by the courts to neighborhood community service. But this police, which was unarmed, was confronted by armed protesters.

Maud de Bourqueney - STREET PRESS: I want to ask you about the African mercenaries that the media is reporting Gaddafi is employing

kill, rape. Gangs of thugs attacking shops, Islamists rape women. This minority seeks to control the streets by terrorizing the population. Maud de Bourqueney - STREET PRESS: What do you fear if Gaddafi loses? Luc MICHEL: First, the collapse of the country and an Islamic state at the gates of Europe. Second, the end of controlled African immigration, something that Gaddafi was doing very well. Third, an economic shock, given the huge European economic interests in Libya. The oil crisis, it is we who will pay for it. Finally, we are not indifferent, the most serious concern is a prolonged civil war. In Europe,
Luc MICHEL: Yes, this story has been reported and repeated in the Western media, the famous story of African mercenaries, which comes around ... One third of the Libyan people's skin is black. It is not at all African mercenaries, they are members of the Libyan security forces. There are currently in all Libya and in the suburbs of Tripoli, an African hunt, led by the Islamists. A wave of xenophobia which aims to diminish Gaddafi's foreign supporters. It's chaos: people loot
, protests of pro-and anti-Gaddafi Libyans took place in Hamburg, Berlin, London. If there was no police, people would fight. Knowing that they are warm-blooded! The Arabs are Latins!


STREET PRESS PUBLISHED THIS (VITRIOLIC) PORTRAIT OF LUC MICHEL:

Luc Michel, friend of Gaddafi, said "It is a very friendly police in a state where there was virtually no crime"

creation of a European empire from Portugal to the depths of Russia." In 1984 he founded the National-European Communitarian Party/ PCN-NCP before acting as a consultant lobbyist for the anti-imperialist regimes from former USSR and Libya. Since 2004 he is the coordinator of the Revolutionary Committees Movement (RCM) for Europe. "Soon 40 years of committed revolutionary activism, always on the go!" he wrote on his Facebook profile. COMMENT OF LUC MICHEL ADDRESSED TO STREET PRESS AND PUBLISHED AFTER THE RELEASE: Luc Michel wrote us to clarify: "Luc MICHEL: we speak of sending volunteers as part of a European Brigade, on the model of the International Brigades in Spain against Franco in 1936. No mercenaries. The first European who died in combat, with weapons in hand, in the ranks of the
Who are you Luc MICHEL? Stalin, Tito, Milosevic, Saddam Hussein and now Gaddafi… Belgian, a little crazy, and 53 years old, he claims he is a follower of Jean Thiriart, father of Bolshevik nationalism, a sort of mix between European communitarianism, anti-American imperialism and anti-Zionism. "His dream," says Manuel Abramowicz, editor of Résistances.be, "is th
e Palestinian resistance in 1968 was called Roger COUDROY. He was a member of the transnational organization I lead after Jean Thiriart. His memory dictates our duty. We are fighting for our ideas. And the highest value that tends to disappear completely in the sad world made in Washington: Honor! For the rest, your writings are yours and you had the courage to talk about ... LM "

The original interview on the website of STREET PRESS,
With an audio excerpt from the interview:
http://www.streetpress.com/sujet/1901-luc-michel-la-libye-n-est-pas-du-tout-un-etat-repressif _____________________________________


ELAC & ALAC: OPEN LETTER TO FRENCH, BELGIAN AND CANADIAN MEMBERS OF PARLIAMENT!
#
Statement of the Frenchspeaking Network - France-Wallonia-Brussels-Quebec-Swizterland/Romandie - of the ELAC Committees / Euro-Libyan Action Committees
& of the Network African Communities in Europe of the ALAC Committees / African-Libyan Action Committees:

In French / Translation to English 
COLONIAL WAR OF NATO IN LIBYA! The FRENCH
by PCN-NCP Press Office (Brussels-Kishinev)

NATO AND THE FRENCH, BELGIAN AND CANADIAN PARLIAMENTS AGAINST THE WILL OF THEIR PEOPLES.
NO TO TH
E PEOPLE in its majority is opposed to military intervention of France in Libya. However, MPs voted overwhelmingly for continuing this military action decided on March 19th , 2011, under the sole authority of the President of the Republic.
The alignment of the French political class on the line of French and American neocons is consumed.

articipation in this NATO aggression. Again, the parliamentary majority voted for. Belgium, in serious political crisis since the elections of June 13th , 2010, has no new government since then. This is the former government, which therefore has no more constitutional legal majority, which manages the affairs known as "ordinary." This government with powers strictly limited by the Constitution has at any stage no power to bind the country in a military operation. In CANADA, the opposition represented by the New Democratic Party has betrayed its pacific election
In BELGIUM, the citizens, both Flemish and French-speaking, are also largely opposed to the Belgian 
p campaign promises by supporting the government of neocon Harper and also by voting for the continuation of the bombings. Neither the Canadians nor the Quebecers who are opposed to it at more than 63% (June 2011) have been consulted on Canadian participation in this aggression. Even worse, it is a Quebecer, "General" Bouchard, "Bouchard, the butcher of Libya", who commands the NATO operation "Unified Protector" in Libya with a bloody iron fist. There where more and more media recognize the Islamist and terrorist characteristic of the  "rebellion" and the NTC, Bouchard and the Canadian government persist in misinformation.


m south) and other parts of the country. We have not seen such movements to support the so-called Revolt. There was no movement in Libya similar to those observed against Ben Ali in Tunisia and against Mubarak in Egypt. 3 / We can not condone the " National Transitional Council" in the name and the pretext of human rights. War crimes, serious violations of human rights and international law, and racism against black Africans: the true face of Islam
1 / While on 19th  March 2011 some might still hesitate - for lack of information - on the legitimacy of this NATO military intervention, decided and initiated by the U.S., Britain and France of Sarkozy, insofar as we were presenting things as "necessary from the point of view of the protection of civilians," now the question is no longer tenable. The Members of Parliament should learn a little in light of what has been known before voting anything.

2 / You have to be blind to say that the Libyan people is largely opposed to the Gaddafi regime when we see the huge crowds that gathered to support him in Tripoli, Shebha (800 
ko-monarchist "rebels"of the NTC paramilitary junta appears through hundreds of information news !
This self-appointed Council, elected by nobody, supported by the French, British and American secret services, includes both those who look back nostalgically to the monarchy in Cyrenaica and former leaders of the pro-Western liberal wing of the Libyan regime.

4 / For those who are not convinced of the barbarity of these savages, just watch countless videos where we see murdering in public African immigrant workers falsely presented as "mercenaries" of Gaddafi.
These images (*) are they not crimes against humanity? Such treatments are they not inhuman and degrading treatment? What does the ICC Prosecutor?

5 / Using the NATO forces in the name of "protection of civilians" and especially the forces of the French Republic, Canada and Belgium, to support these so-called "rebels" who commit such atrocities is a disgrace to the Human Rights.

icians can not waive their liability. Those who initiated this war and those who today call for continuing it by their votes are white-collar murderers. Humanity is never on the side of the war. Among the first, if not the first of the fu
6 / French, Belgian and Canadian MPs can not say after several months they did not know! This is not a revolt but an attempted coup backed by foreign (in exchange for what?).  After its failure, an attempt of NATO to turn it into civil war.

7 / It is for the Libyans themselves, to decide whether or not GADDAFI or another to lead their country, without interference of NATO. This case concerns only the Libyans who must maintain their territorial integrity and sovereignty over their wealth without dismantling by the "Crusaders" nor plundering by the oil companies for which ultimately NATO troops fight. "Democracy" can not be of exclusion as required by the West. You want elections in the western style? That the NTC traitor No. 1 runs for elections against Muammar Gaddafi! 

8 / This military intervention led to hit civilian facilities (eg University) and especially to massacre civilians including children (**), murders for which our poli
tndamental and universal Human Rights is the right of every human being to live in security and peace.
By voting for the support and the extension of NATO's military intervention in Libya, the French, Belgian and Canadian MPs demean the Human and reduce mankind to the level of barbarism.
In the criminal plan of the "war of civilizations" of the neocons, barbarism seems to be the program, the model for Western society. A similarity to Nazi barbarism which should make them think more. But are there still politicians in Europe who have not made an act of submission to war Atlanticism?

Italy and Norway have already withdrawn from the war of aggression in Libya.
The U.S. did in the first weeks of the aggression following the action of U.S. Congress members against Obama, who had committed the U.S. Army in defiance of the U.S. Constitution.
For the French, Belgian and American MPs to take responsibility!
Because their fellow citizens will ask them for an explanation on this bloody war of aggression and injustice. We already know that the subject will be one of the main themes of the next French presidential election.

We don't expect anything of the governments that have embarked on this neocolonial adventure. But you, MPs of France, Belgium and Canada, your political and especially moral responsability is fully committed: HOW MANY LIBYAN CHILDREN ARE YOU STILL GOING TO LET MURDER EACH NIGHT? ELAC-France /
france@elac-committees.org ELAC-Québec / quebec@elac-committees.org ELAC-Wallonia/Brussels / / wallonie.bruxelles@elac-committees.orgALAC-African community in Europe / alac.africa@hotmail.com

(*) War crimes, serious violations of human rights and international Laws, and racism against black Africans: here in unbearable images the true face of the pseudo-NTC Islamist and monarchist "rebels":

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TpbV8VgfCpghttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-nv1YjSw4VAhttp://www.youtube.com/watch?v=LNY1eOeJx9o&feature=player_embeddedhttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LkWXpM0fMWkhttp://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=j9uGr2AHRxs

**) How NATO "protects" the Libyan civilians by murdering their children:

(http://www.youtube.com/watch?v=kK8pWM5sqUY&feature=player_embedded________________________


PCN-SPO/BREAKING NEWS: B
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ELGA (2011.08.01) / NORWAY WITHDRAWS FROM LIBYA!
 
regards military, the Norwegian aviation had to make its last combat mission in Libya on Saturday, two days before the official end of its participation in the air operation conducted by NATO.
A
sUnable to protect the population of crazy neo-Nazis, with coward and incapable police and security forces, however, Norway could bomb Libya. Deploying over there the same cowardice.
In doing so, the Norwegian government has sown the seeds of anti-Arab hatred. NATO soldiers and Anders Breivik Behring: the same bloody battle, the same hatred!
http://www.facebook.com/pages/PCN-NCP-Press-Office-Service-de-Presse-du-PCN/161681187230175#!/photo.php?fbid=188544567877170&set=a.162936570437970.42635.161681187230175&type=1&theater
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# PCN-SPO/BREAKING NEWS : 
ur le plan militaire, l'aviation norvégienne devait
BELGA (2011.08.01) / LA NORVEGE SE RETIRE DE LIBYE !

Seffectuer sa dernière mission de combat en Libye ce samedi, deux jours avant la fin officielle de sa participation à l'opération aérienne dirigée par l'Otan.Incapable de protéger la population des cinglés néo-nazis, avec une police et des forces de sécurité lâches et incapables, la Norvège pouvait cependant bombarder la Libye. Déployant là bas la même lâcheté.
CE faisant, le gouvernement norvégien a semé les germes de la haine anti-arabe. Soudards de l'Otan et Anders Behring Breivik : un même combat sanglant, une même haine !!!   

Notre photo :
Caricature norvégienne, on notera le drapeau norvégien parmi les agresseurs de la Libye …
http://www.facebook.com/note.php?created&&note_id=188134261251534#!/photo.php?fbid=188135234584770&set=a.162936570437970.42635.161681187230175&type=1&theater

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WEBSITE THE JAMAHIRIYAN NETWORK : http://www.elac-committees.org/

LAC/Euro-Libyan Action Committees :

Ehttp://www.facebook.com/pages/ELAC-Euro-Libyan-Action-Committees/205415212817566

LAC/African-Libyan Action Committees :

Ahttp://www.facebook.com/pages/ALAC-African-Libyan-Action-Committees/231841043499238

mercredi 10 août 2011

La France, puissance coloniale


Avec la guerre en Libye dont la France a eu, pour l'essentiel, l'initiative, le masque tombe : nous restons une puissance coloniale dont la politique internationale n'a de sens que de servir ses intérêts, géopolitiques ou économiques et même, dans ce cas précis, un calcul électoral hasardeux de son président, Nicolas Sarkozy.

Il convient de le dire haut et fort : cette intervention guerrière telle qu'elle se prolonge n'est ni légale, ni légitime. Elle n'est pas légale car la résolution de l'ONU indiquait un objectif précis et modeste, éventuellement acceptable : protéger une population d'une possible (je dis bien possible) répression sanglante de la part de M. Kadhafi dans un conflit interne à la nation libyenne. Or, par des glissements successifs dont la grande majorité de la presse et de la classe politique s'est faite scandaleusement la complice, l'intervention a changé de nature et s'est donné pour objectif d'éliminer, politiquement, sinon physiquement (cela a été fait pour l'un de ses fils), le chef d'Etat libyen, contredisant radicalement le mandat juridique initial.

Les moyens ont alors changé : on ne s'est pas contenté de neutraliser l'espace aérien, on est intervenu directement ou indirectement au sol (ne soyons pas hypocrites !) et, sous prétexte d'éviter un possible massacre, on a soi-même perpétré un massacre bien réel contre la population soutenant M. Kadhafi : y aurait-il de bons morts et de mauvais morts ?
Par ailleurs, malgré l'accord initial de l'ONU, je n'aperçois aucune légitimité de fond dans ce qu'on croit justifier par un droit d'ingérence qui n'a pas de statut officiel et dont l'application, qui se prétend  généreuse en invoquant le respect des "droits de l'homme", est curieusement à géométrie variable. Car jusqu'à preuve du contraire, les nations sont souveraines : intervenir comme on le fait ici (mais aussi en Afghanistan et hier en Irak), c'est violer ce principe essentiel qui nous interdit dedécider à la place des peuples, même quand le régime politique qui les régit les dessaisît de leur souveraineté, faute de démocratie.
C'est aux peuples de forger leur destin national et l'Occident n'a pas à s'ériger en gendarme du monde, même si l'on doit souhaiter que son modèle politique (je ne dis pas économique) gagne progressivement la planète. Mais ce qui prouve bien l'hypocrisie de ce droit d'ingérence moralement invoqué, c'est la manière totalement partiale dont on l'applique : qu'attend-on pour intervenir en Syrie ou en Arabie saoudite, qui sont des dictatures féroces ? Et qu'attend B.-H. Lévy, si actif dans ce domaine, pour demander qu'on intervienne dans son pays ami, le Maroc, où il ne voit point les atteintes multiples aux libertés qui s'y perpétuent ?
On voit donc que derrière les grands principes invoqués, ce sont des intérêts économiques qui sont en jeu, comme l'accès au pétrole, ou géostratégiques comme la présence de la France et, plus largement, des puissances occidentales dans cette région du monde qui risque d'émerger comme sujet historique indépendant et d'échapper ainsi à la maîtrise néo-coloniale dont elle est l'objet sans que personne s'en indigne. Enfin, quelle autre immense hypocrisie il y a à découvrirbrusquement les injustices terribles qui affectent la plupart des régimes arabes alors qu'il y a un an, avant les récents événements, non seulement on faisait semblant de ne pas les voir, mais on faisait l'apologie de ces régimes et on les soutenait honteusement de toutes sortes de manières.
C'est ici qu'apparaît le calcul politicien de Sarkozy, ce président qui fait et dit tout et son contraire, sur fond d'ambition personnelle exacerbée. Il avait déroulé un tapis magnifique à Kadhafi dans la cadre de sa politique panafricaine et en songeant lui aussi au pétrole. Et le voici qui le transforme en tyran sanguinaire surgi brusquement des eaux, pour se donner le droit de l'éliminer ! Au surplus, il se permet d'ignorer la complexité du conflit libyen, dont quelques observateurs, mais de plus en plus nombreux, commencent à s'apercevoir : la dimension clanique, voire tribale du conflit, le caractère minoritaire des rebelles, la présence parmi eux d'éléments dont les motivations ne sont pas clairement démocratiques – autant de facteurs qui commandent la prudence quand il s'agit de prendre parti sur un plan indissociablement moral et politique.
Ce qui reste évident, c'est que notre président entend faire oublier sa complicité récente avec le dirigeant libyen et tenter de redorer son image publique en vue de 2012. Son comportement d'ensemble correspond exactement à celui du "moraliste politique", tel que Kant le nommait, qui "se fabrique une morale à la convenance des intérêts de l'homme d'Etat". On aimerait bien que ceux qui le soutiennent aveuglément se rappellent que c'est l'inverse qui doit se produire : c'est à la morale, dans ses grands acquis universels, de commander à la politique et de condamnertout ce qui y contrevient – à commencer par le néo-colonialisme dans lequel la France s'enfonce.

Yvon Quiniou est aussi membre du conseil de rédaction de La Pensée, soutien du Front de gauche et l'auteur de L'ambition morale de la politique. Changerl'homme ? (L'Harmattan, 2010).