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vendredi 2 septembre 2011
La CIA a recruté 1 500 combattants afghans pour combattre en Libye
Le journal pakistanais "The Nation" : Les renseignements généreux américains CIA ont recruté 1 500 combattants afghans afin de combattre en Libye comme mercenaire contre l'armée libyenne et les volontaires venus partout de Libye et des pays voisins.
CIA recruits 1,500 from Mazar-e-Sharif to fight in Libya
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jeudi 14 juillet 2011
Obama incapable d’enrayer le chômage épidémique des noirs
Jeudi dernier, les membres du Congressional Black Caucus ont publiquement accusé l'administration Obama de ne pas avoir réussi à s’attaquer de manière adéquate à la véritable épidémie du chômage qui touche les Africains Américains.
"Pouvez-vous imaginer une situation où n'importe quel autre groupe de travailleurs, si 34% des femmes blanches étaient à la recherche d’un emploi et ne pouvaient pas en trouver?", a demandé le Représentant Emanuel Cleaver, un démocrate du Missouri qui préside le caucus. "Vous verriez des audiences au Congrès et des réunions communautaires. Il y aurait des rassemblements et des marches de protestation. D’aucune manière on ne laisserait cela inchangé."
Au mois de mai, le taux de chômage des Noirs était de 16,2% comparativement à 9,1% pour l’ensemble des chômeurs et 8% pour les travailleurs blancs. Selon CBS News, à Milwaukee, au Wisconsin, les hommes noirs sans emploi atteignent un taux ahurissant de 34%.
L'administration Obama a mis l'accent sur les initiatives globales visant à réduire le chômage général, tout en refusant de s’occuper des taux élevés chez les groupes minoritaires. L'administration a déclenché un ensemble de mesures de dépenses d’un montant de 800 milliards de $ visant à stimuler la croissance économique, tout en étendant les prestations de chômage et en augmentant le financement des centres de santé communautaires. Obama déclarait que ces programmes vont également surement aider les Américains noirs et latinos durement touchés par la récession lors d'une conférence de presse de la Maison Blanche en avril dernier.
Le débat sur la capacité d'une stratégie universelle de création d'emplois pour répondre au chômage persistant et disproportionné des Africains-Américains a occupé une partie importante du rassemblement de jeudi. Ce fut également le cas des préoccupations relatives à la faisabilité politique de toute sorte d'effort visant à cibler le chômage noir, l'appétit du public pour les programmes proches des actions affirmatives ou les suppositions fréquentes expliquant les raisons pour lesquelles tant de noirs sont sans emploi. Les Noirs américains représentent environ 12% de la population du pays, mais environ 20% des chômeurs.
"C'est une crise américaine qui exige une réponse américaine aux plus hauts échelons de notre gouvernement", a indiqué Michael Eric Dyson, un écrivain et professeur à l'Université de Georgetown, un habituel commentateur social et politique sur les programmes de radio et de télévision s’adressant au public noir. "Et cela inclut la Maison Blanche."
En Mars, le conseiller économique en chef de la Maison Blanche, Austan Goolsbee a déclaré à The Huffington Post qu'il semblait presque impossible que la Maison Blanche soit en mesure de se battre pour faire approuver quelque dépense supplémentaire que ce soit- y compris les dépenses pour créer des emplois – par le Congrès.
Goolsbee a annoncé en Juin qu'il quittera la Maison Blanche et retournera à un poste d'enseignant à l'Université de Chicago. Certains économistes ont spéculé que Goolsbee a été frustré par le fait que toutes les dépenses - même les dépenses qui pourraient créer des emplois – ont été mis en suspens.
Au rassemblement de jeudi, Dyson et le révérend Jessee Jackson ont indiqué qu'il était temps pour les membres du Congrès et pour les électeurs Africains Américains de lancer des appels à l'action politique plus spécifiques au Congrès et à la Maison Blanche. Se préoccuper d’offenser ou de mettre Obama en péril politiquement parlant ne constituent pas une raison suffisante pour rester publiquement silencieux au sujet de la crise de l'emploi que vivent les noirs, a indiqué Dyson.
"Comme les homosexuels, les latinos et les autres américains l’ont fait, nous devons tirer profit de notre pouvoir politique et nos voix pour que cela se fasse," a déclaré Dyson.
Le Congressional Black Caucus a également annoncé jeudi dernier qu’il envisage de lancer une tournée dans plusieurs États pour l’emploi. Elle débutera le 8 août à Cleveland, où le caucus sera l'hôte d'une série de salons de l'emploi et d’assemblées publiques pour les chômeurs.
Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
dimanche 3 juillet 2011
Les nouvelles républiques bananières sont en Europe
C’est l’écrivain américain O.Henry qui, au début du XXème siècle, inventa l’expression « république bananière » pour désigner les pays d’Amérique centrale et des Caraïbes qui n’avaient de république que le nom.
Les oligarchies locales étaient entièrement inféodées à la multinationale américaine United Fruit Company (rebaptisée United Brands Company en 1970, puis Chiquita Brands International en 1989) ou à sa concurrente la Standard Fruit. Ces deux grandes productrices et exportatrices de bananes étaient elles-mêmes intimement liées au gouvernement de Washington qui constituait leur bras armé. Depuis la formulation, en 1823, de la doctrine Monroe, on ne compte plus, en Amérique latine, les interventions militaires, éliminations de dirigeants progressistes et coups d’Etat organisés ou soutenus par les Etats-Unis pour préserver les privilèges de leurs entreprises.
A cette fin, la Maison Blanche pouvait compter sur la complicité et le zèle de gouvernements locaux corrompus et habitués à obéir aux ordres de l’ambassadeur des Etats-Unis. En 1927, un document du Département d’État sur l’Amérique centrale résumait parfaitement la situation :« Nos ambassadeurs accrédités dans les cinq petites républiques qui s’étendent de la frontière mexicaine à Panama ont été des conseillers dont les conseils ont eu force de loi dans les capitales où ils résident respectivement ». Mais quand il n’existait pas (ou pas encore) de dirigeants suffisamment serviles, Washington prenait directement le contrôle des deux secteurs stratégiques de la gestion du pays (en dehors des forces armées et de la police) : la collecte des impôts et les services des douanes. Ce fut le cas, entre autres, à Cuba (via l’amendement Platt à la Constitution nationale en 1902), à Haïti, en République Dominicaine, au Nicaragua. Il s’agissait donc d’enclaves américaines extra-territoriales [1] exerçant la réalité du pouvoir dans des Etats théoriquement souverains.
L’Europe ne produit pas de bananes, mais elle a déjà ses républiques bananières. Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer United Fruit par banques et marchés financiers ; amendement Platt par Pacte pour l’euro ; la troïka ambassadeur américain, marines et contrôleur des douanes par une autre troïka : Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international. Les capitales de ces républiques ne sont plus La Havane, Port-au-Prince, Saint-Domingue ou Managua, mais Athènes, Dublin, Lisbonne (et demain Madrid et après-demain Rome, voire Paris). Leurs gouvernements ont accepté de devenir de simples protectorats auxquels ne reste d’autre liberté que celle d’imposer à leurs peuples des plans d’austérité à perpétuité et de bradage généralisé des biens publics, tels qu’ils sont concoctés à Bruxelles, Francfort, Berlin et Washington.
Les techniques de « persuasion » sont devenues plus sophistiquées. Il n’est plus besoin de brandir la menace de coups d’Etat militaires. Au contraire, la politique du « gros bâton » financier est présentée par les médias et la plupart des dirigeants européens comme de nature presque humanitaire : il s’agit de « sauver » la Grèce, l’Irlande, le Portugal, etc. Y compris contre leurs propres peuples ! Jusqu’ici, les gouvernements n’ont tenu aucun compte des grèves, manifestations, mouvements d’Indignés et même sondages d’opinion qui dénoncent leur soumission aux diktats des marchés. Tous appréhendent cependant le moment où leur servitude volontaire provoquera des explosions sociales qu’ils ne maîtriseront pas.
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dimanche 12 juin 2011
Washington se serait opposé à des mesures sociales en Haïti, selon des révélations de WikiLeaks
Près de 2 000 câbles diplomatiques sur Haïti ont été rendus publics par WikiLeaks. Ces informations classées, confidentiel et secret, viennent en majeure partie de l'ambassade américaine à Port-au-Prince. Elles couvrent une période allant de 2003 à 2010 et on y apprend que les Etats-Unis s'intéressaient de près à l'île. Parfois même jusqu'à influencer la politique intérieure en Haïti.
C'est l'hebdomadaire Haïti Libertéqui a lu et analysé ces câbles diplomatiques. Dans son édition de cette semaine, on apprend que l'ambassade américaine était particulièrement active lors du mouvement sur les salaires de juin 2009.
A l'époque, le Parlement haïtien avait voté, à l'unanimité, une loi pour augmenter le salaire minimum. Une augmentation qu'avaient refusée les propriétaires d'usines américaines présentes sur l'île. Ce que relève WikiLeaks, c'est que les entreprises américaines ont été soutenues par l'ambassade américaine de Port-au-Prince. La représentation américaine aurait fait pression sur le président de l'époque, René Préval, pour qu'il intervienne.
Autre révélation : l'ambassade a aussi facilité des rencontres entre les industriels et l'ancien président ainsi que des membres du Parlement. Les propriétaires des ateliers avaient réussi à repousser d'un an cette augmentation avant de finalement y consentir.
L'attaché de presse de l'ambassade américaine en Haïti a indiqué ne pas vouloir commenter ces informations, affirmant simplement que « le gouvernement américain travaille à aider la création d'emplois et à soutenir la croissance en Haïti ».
Toujours dans le pays, le bilan s'est alourdit après les intempéries de ces derniers jours : 28 victimes dont 22 dans les communes de la capitale, Port-au-Prince, 6 personnes sont toujours portées disparues, et 600 maisons ont été détruites.
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