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vendredi 8 novembre 2013

Le racisme et l´origine de l´Homme qu´est le singe.


Je comprends la colère de ce bel homme, le journaliste Harry Roselmack qui m'inspire à m´exprimer sur ce racisme qui va jusqu´à ironiser l´origine de l'Homme qu´est le singe. 

Il est possible que mon objectivité s'extrait de ma condition de Négresse diaspora hors de France, de ma conscience d'être née du racisme, et des expériences qui m'ont contraint à admettre que le monde raciste est, a toujours été et sera. Mais je ne comprends pas que les Français noirs, blancs ou jaunes soient pris de court par le vent du racisme qui fait rage et désespoir et … a toujours fait rage ... Et pas seulement en France et ce parmi toutes les races, si ... il y a race car selon certains il n'y a pas de race. Et je me demande encore, s'il n'y a pas de race, où est le racisme ? Je ne suis ni scientifique ni politicien ni grand grec. 

En attendant en ce qui concerne le racisme au sens de la hiérarchie des races et l'hostilité violente contre un groupe social ... tant qu´on ne se rendra pas à l'évidence que c'est un état de l'intellect transgénique, génétique … wè ! Jè répète le bel air… tant qu´on n´admettra pas que le code le plus important n'est plus seulement noir mais génétique, ce qui signifie qu'il existe depuis le nanni nannan de la genèse, tant que nous continuerons à faire l´autruche, les groupes extrémistes de toutes les couleurs et de tous bords traiteront les "black", les "chintok", les visages pâles, les "bâtards-indiens", les "albinos" et que sais-je comme des singes en cage et se nourriront de cette sensible scotomisation collective, c'est-à-dire de ce déni de la réalité. Car messieurs et dames, on ne peut changer ce que l´on ne reconnaît pas.  Pour déloger un serpent de son trou, il faut déjà reconnaître et accepter qu´il est dans le trou. 

Eh oui ! Non, je ne suis pas erpétologiste mais je sens qu´on est pas sorti de la brousse. Moi j´y vis et j´ai choisi la mienne bien glacée, peut-être à dessein de garder la tête froide car nonobstant les humiliations racistes subies des blancs, des noirs, des blancs-qui-se croient-noirs, des noirs-qui-ne savent-pas-qu´il-sont-blancs et des noirs-qui-ne savent-pas-qu´ils-sont-noirs, ma Force, ma Générosité, ma Gratitude, mon Amour vient de ce que je suis une Femme Noire Créole qui parfois joue au macaque à qui on n´apprend pas à faire la grimace.

Je me réjouis donc quotidiennement d´être Noire en sachant que ma couleur de peau quelque soit ma race, est un pigment qui dans l´obscur attire l´Esprit Tout-Puissant qui illumine la Négresse-Solitude à vous chuchoter dans un trou d´oreille ce que je n´ai pas toujours su : Le racisme n´est qu´à ses débuts car plus il y a de monde, plus il y aura du racisme. Aimez vous les uns les autres, est la rengaine qui n´a plus d´écho. Alors, aimez vous tels que vous êtes et vos enfants feront de même !  Oui, je suis naïve et utopique de croire que je peux tirer des poux d´une tête qui ne sait pas qu´elle a des poux. Poukwa pas ? Ka-w vlé fè ? est le soupir de compassion créole.
La-y pann i sèk ! Advienne que pourra ! 

Maxette Olsson

lundi 16 septembre 2013

Comment arrêter la violence à la Guadeloupe et à la Martinique ?

La violence est une force irrésistible, néfaste et dangereuse et elle se génère et se régénère dans la manque de solidarité et d´Esprit dans le corps. Lorsqu´elle est légale, on l´appelle aussi à tort justice. On la considère parfois même conditionnelle à la Paix lorsqu´on traduit cette dernière comme le contraire de la guerre. Elle rampe partout dans le monde et se terre dans les sept péchés capitaux qui animent l´homme : l´avarice, l´orgueil, l´envie, la gourmandise, la colère, la luxure et la paresse.

Il est à savoir que quand on est un véritable écrivain soit quelqu´un qui écrit, pas seulement pour être connu mais pour apprendre à se connaître soi-même, on devient un canal qui offre la lucidité du PRÉ-voir. Plus exactement, dans un espace de temps, on n´est plus celui qui écrit mais l´instrument. D´où la magie de l´écriture qui devient un tracé de réalisation, tel « 1984 » de Georges Orwell.

C´est ainsi que madame Maryse Condé a vu venir le tsunami de violence qui déferlait sur notre île la Guadeloupe dans "La traversée de la mangrove". Un tsunami est provoqué par des tremblements de terre, des avalanches atteignant la mer ou des éboulements sous-marins. Puisqu´on ne la lisait pas, impuissante, elle ne put qu´avertir de vive voix dans une émission télévisée et un averti en vaut deux, en déclamant ses quatre vérités avant de se sauver des eaux. 

Voilà débat ! Débat, en sachant que la vérité même relative fait mal, Très mal. La majorité de ses compatriotes ont hurlé jusqu´à la la bave de rage qu´elle ait eu l´audace de dégurgiter sa constatation et de ne pas faire croix-sur-bouche comme le veut la coutume.

Messsieurs et Dames ! Ça a chauffé !

Oui !  Même moi je lui en voulais de dénoncer ce que je refoulais et tenais à rester enfouie alors que je l´avais déjà en catimini débagoulé par écrit. J´ai toujours craint de dire la vérité aux miens. Qu´est-ce que je mentais dans mon enfance ! Je vivais dans la peur. Peur des réactions de mon entourage justement parce que depuis ma position foetale, logée dans les entrailles de ma manman qui m´enfanta dans l´adultère, j´essuyais déjà leur violence verbale qui formait l´être que je devenais. Ce n´est pas jeu. C´est écrit et publié. Continuez à me lire...  si vous lisez.

J´en voulais donc à madame Maryse Condé d´avoir eu plus de force et courage que moi de traiter les Guadeloupéens de méchants, de mal éduqués, d´illettrés, de violeurs, de voleurs, de menteurs, de meurtriers ... en plus, attendez ! Elle l´a fait dans une conférence de presse en Suède où je prêche, professe et conférence la beauté, la bonté, l´intelligence, la gentillesse, la joie, la sincérité, l´honnêteté, la noblesse des Guadeloupéens et des Martiniquais. J´ai la manie de généraliser positivement ou négativement donc je les louais et les vouais tous sans exception aux anges. Mon livre bien caché, l´effronterie d´ en vouloir à la Grande Dame littéraire pour m´avoir arraché mes illusions en me vrillant son épée de vérité, me tonnait. J´ai eu mal, si mal. Ah ! La mauvaise foi quand elle vous tient. La mauvaise foi est la dénégation de ce qui est.

Depuis, Maryse Condé s´est excusée peut-être parce qu´elle a compris que dire la vérité aux gens qui ont l´habitude de se mentir à eux-mêmes n´est pas de rigueur. C´est la méthode des perles aux véra (cochons mâles). Qui ose proférer hautement l´illettrisme des jeunes et des adultes, un état qui engendre la violence ? Qui a l´audace de décrier la violence domestique chez ceux considérés comme les élites de la justice, de l´éducation nationale, de la politique ... ? Il est sûrement plus intéressant de savoir la marque de leur montre ou le montant de leur salaire ou le contenu de leur garde-robes, que de dévoiler leur violence. Qui est prêt à reconnaître que le changement commence en soi-même ? Enfin...

Maryse Condé m´a donné une belle preuve de courage. Je lui suis si reconnaissante même si je n´ai pu m´empêcher de lui en vouloir à nouveau d´avoir dû sous pression demander des excuses d´exprimer sa vérité. Bon. Je n´aurais pas fait mieux. Car... à un certain âge la rébellion sans un  entourage sain, honnête et loyal n´est nullement salutaire. J´aurais fait la même chose en sachant que tout en restant purement Créole, les cicatrices de mon enfance dues aux tabassages endurés dans le croix-sur-bouche des voisins, m´obligent à fuir aujourd´hui ce corps-de-souffrance collectif d´où la dénégation que je continue à nourrir afin de rester consciente du TOUT, en me réinventant un peuple créole imprégné de belles manières et tendresse où sont inclus les Seychelles, Haïti, L´île Maurice, L´île de la Réunion, ...  etc. L´Univers !


En effet, n´ayant aucune âme de martyre, je suis consciente de n´avoir jamais raison. Je la cherche encore. Et ne pas avoir raison aux Antilles, c´est marcher sur des oeufs en vigie pirate. C´est prendre des risques ne serait-ce que de s´exprimer. Ce pourquoi je m´initie autant que possible au silence sacré puisque ce n´est pas de leur faute ... dit-on. Il y a bien sûr un argument pour et contre tout. 

Tout est bienfait. À l´heure qu´il est, prendre la responsabilité de ces émotions qui me soufflent d´aimer malgré tout et de pardonner est devenu ma mission. Et pas la plus facile. Oh ! Que non !  Pardonner est abandonner l´idée qu´on puisse changer le passé.  Enfin ... 

En attendant, je reste présente autant que possible. Ka-w vlé fè ? Que faire ? est le soupir  de compassion créole.

Merci à vous tous de me lire ! Merci beaucoup !

Méditation et Lumière