lundi 5 décembre 2011

République dominicaine: une militante pour les descendants d'Haïtiens est morte


Une militante des droits de la personne ayant combattu la discrimination en République dominicaine depuis son adolescence est morte dimanche à l'âge de 48 ans, selon ce qu'ont rapporté ses collègues.
La célèbre militante Sonia Pierre, qui défendait les droits des Dominicains de descendance haïtienne, est morte à l'extérieur de la municipalité de Villa Altagracia pendant qu'elle était transportée d'urgence à l'hôpital après avoir fait une crise cardiaque, aux environs de midi dimanche, a précisé Genaro Rincon. L'avocat travaillait avec Mme Pierre, fondatrice du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes.
Les problèmes cardiaques chroniques de Mme Pierre ont été découverts en 2007, alors qu'elle se trouvait à Washington pour recevoir le prix Robert F. Kennedy Human Rights, en hommage à son travail pour s'assurer que les Dominicains d'origine haïtienne obtiennent citoyenneté et éducation.
Au fil des décennies, son engagement politique a fait d'elle la cible de menaces en République dominicaine, pays qui partage l'île d'Hispaniola avec Haïti. Mme Pierre s'est fait reconnaître pour ses efforts à l'étranger comme une ardente apôtre des droits de la personne, avec notamment un prix d'Aministie Internationale en 2003.
Mme Pierre a été élevée dans un camp de travail pour les immigrants dominicains, et n'avait que 13 ans lorsqu'elle a été arrêtée pour la première fois et menacée d'expulsion pour avoir été à la tête d'un groupe de résidents dominicains d'origine haïtienne, qui avaient manifesté pour les droits des travailleurs des champs de canne à sucre.
Entre 500 000 et un million de Dominicains d'origine haïtienne habitent en République dominicaine, pour la plupart dans des bidonvilles isolés.
La militante avait dénoncé, lors de la réception de son prix Robert F. Kennedy Human Rights en 2007, ce qu'elle avait qualifié «d'abus massifs» contre les citoyens de descendance haïtienne en République dominicaine et plus particulièrement à l'égard des enfants.
«Ils souffrent de discrimination dès leur naissance. Les autorités refusent de les reconnaître comme des Dominicains», avait-elle déploré.

dimanche 4 décembre 2011

LA CONSTITUTION HAITIENNE


« La Constitution Haïtienne est une anti-Constitution. Je veux dire que c'est un objet si négatif qu'il ne peut que pondre que de la négativité, du désespoir, de la misère et de la confrontation----mais qui est riche en investissement d'arrogance, d'obscurantisme, d'isolation et d'illusions de grandeur ... Elle est mal construite, mal écrite, mal conseillée, plutôt primitive en style et impossible à promouvoir une société démocratique qui prospère. 

Entre tous les malheurs qui affaiblissent ce pays, cette supposée Constitution joue un rôle prédominant dans la paralysie de cet état en totale faillite. Il faudrait que des gens de bonne volonté, se réunissent en Convention constitutionnelle dans le but de refaire Haïti. Sinon, en voilà pour 208 autres années de misère. 

Cette Constitution laisse la branche exécutive sans vraiment aucun pouvoir quand, par exemple, la Législature peut, pour une quelconque anodine raison, dissoudre le gouvernement. Le pouvoir exécutif, quand à lui, n'a d'autres raisons d'exister que pour aller quémander de la charité aux pays donateurs pour calmer la législature... Quelle sale histoire!!! La branche judiciaire! On n'en parle pas ! Et ceci, Haïtiens, c'est votre pays!!! »

Bel Ami de Montreux

Caracas : un organisme régional américain, rival de l'OEA, est créé


Le président vénézuélien, Hugo Chavez était l'hôte de ce sommet. 

CARACAS - Le sommet fondateur de la Communauté des États latino-américains et des Caraïbes (Celac) s'est terminé samedi avec la consécration officielle de ce nouvel organisme régional excluant les États-Unis, et rival potentiel de l'Organisation des États américains (OEA).

Une trentaine de dirigeants de l'hémisphère Sud du continent américain ont participé vendredi et samedi à Caracas à ce sommet dont l'hôte était le président vénézuélien Hugo Chavez, l'un des principaux promoteurs de la Celac.

La rencontre s'est conclue par l'adoption d'une «Déclaration de Caracas», d'un Plan d'action pour 2012, du règlement intérieur de la Celac et d'une déclaration spéciale sur «la défense de la démocratie et de l'ordre constitutionnel» en vue d'une action en cas d'atteinte à la démocratie dans les 33 États membres du nouvel organisme.

La Celac, dont les deux géants de l'hémisphère Nord, les États-Unis et le Canada, ne font pas partie, représente inévitablement une alternative à l'OEA qui réunit tous les pays du continent américain à l'exception de Cuba (expulsé en 1962).

Une troïka formée par le Chili, le Venezuela et Cuba supervisera les travaux de la Communauté entre ses sommets annuels et d'autres pays membres peuvent y participer, selon les organisateurs de la réunion de Caracas.

Les prochains sommets de la Celac seront organisés au Chili (2012), à Cuba (2013) et au Costa Rica (2014). Le choix du siège de l'organisation, pour lequel le Panama s'est porté candidat, a été reporté au prochain sommet en 2012.

La coordination politique, la coopération et l'intégration régionales sont les axes de la nouvelle organisation dont le président chilien Sebastian Piñera, hôte du prochain sommet, a dit souhaiter qu'elle devienne un forum de progrès et d'unification.

Dans ces domaines, «nous avons du retard à rattraper», car en ce qui concerne l'intégration, «nous en avons beaucoup parlé, mais pas réalisé assez», a-t-il dit.

©STR / HO / AFP

samedi 3 décembre 2011

Décès du Professeur Alfred Opubor.


The ADEA Working Group on Communication for Education and Development regrets to announce the passing away of Professor Alfred Opubor. This sad event occurred in the late hours of the night of 2 December, 2011, following a brief admission at the university teaching hospital in Cotonou, Benin

Professor Alfred Opubor was one of the first generation of specialists in the field of communication as a behavioural science. He graduated from Michigan State University, in the United States, with a PhD degree in 1969. 

His expertise was in communication theories and message systems, and their applications in development. A former university professor and head of department of mass communication, Professor Opubor was also a researcher, government policy adviser and senior communication specialist in the United Nations system.  He has been an international consultant in strategic communication and media development.

For nearly a decade (1990-1998), he served as Senior Technical Adviser in Information, Education and Communication for Reproductive Health with the United Nations Population Fund,UNFPA, first in Abidjan, Cote d'Ivoire, subsequently moving to the Country Support Team, CST, in Harare, Zimbabwe, covering more than 20 countries in East, Central and West Africa.

His expertise in strategic communication has been requested by several national, regional and international organisations, especially within the United Nations system.

·        In 1999, UNFPA and UNAIDS assigned him to lead the team of consultants that prepared a report on HIV/AIDS advocacy based on field research in six African countries.
·         With the World Health Organisation Africa Regional Office (Harare, 1999), he prepared projects on the future of health communication in Africa.
·        In 2000, he led a consultation organised by FAO  and ECOWAS in defining procedures, manuals and tools for the establishment of national communication policies in West Africa..
·        In 1999 he was a communication consultant to the World Bank for the urban water reform in Ghana, as well as the preparation of a development communication strategy for the Government of Ghana. 
·        In 2007 he was an invited consultant/ participant at the 10th United Nations Inter-Agency Round Tableon Communication for Development in Addis Ababa, whch aimed at developing a UN system-wide common approach to Communication for Development in the context of achieving the Millennium Development Goals.

As Senior Consultant to the Chairman of the African Union Commission, he proposed the conceptual framework and operational procedures for the establishment of a Pan-African radio and television network in 2005-2006.

Between 2003 and 2007, Professor Opubor served as the Coordinator of the ADEA Working Group on Communication for Education and Development (WG COMED) where he passed on his passion for communication to all those who worked with him. His contribution to ADEA was exceptional, and in particular to the setting up and consolidation of the Working Group COMED and the Africa Education Journalism Award.

Between 2008 and 2009 he designed the institutional communication strategy for the Economic Community of West African States, ECOWAS, entitled “From a Community of States to a Community of People”.

In 2009 he undertook missions on behalf of UNESCO Headquarters, Paris, to prepare analytical studies on the integration of communication for development in the CCA/UNDAF of Rwanda, Uganda and Tanzania, , within the context of the UN system’s “Delivering As One” reforms. He also provided capacity development for members of the UN Communication Group in these countries. He was appointed a member of the Experts’ Group on Media Data and Indicators of the UNESCO Institute of Statistics, Montreal, undertaking missions in 2009  to India (March), Paris, (May) and Costa Rica( November) .

Since 2003 until his death on 2nd December  2011,  he was Secretary-General of the WANAD Centre in Cotonou. He was also Vice-Chairman of the Board of Directors of the Panos Institute (West Africa), and Member of the Africa Board of Inter-Press Service, IPS, the Rome-based international news agency with regional headquarters in Johannesburg, South Africa.

Professor Opubor was 75 years old.  He is survived by his spouse, Antoinette, and children and grand-children May his soul rest in peace.

A Condolence Book is opened at the WANAD Centre in Cotonou and visitors are invited to come and sign it as from Monday 5 December, 2011.



Le Groupe de Travail de l’ADEA sur la Communication pour l’Education et le Développement a le regret d’annoncer le décès du Professeur Alfred Opubor. Ce triste événement est survenu dans les dernières heures de la nuit du 02 décembre 2011 après son admission à l’Hôpital universitaire de Cotonou, au Bénin.

Le Professeur Alfred Opubor faisait partie de la première génération de spécialistes dans le domaine de la communication, en tant que science du comportement.  Il est diplômé de l’Université de l’Etat de Michigan, aux États-Unis, où il a obtenu le Doctorat de 3eme cycle en 1969.

Il a une expertise en théories de communication, et en systèmes de message, de même que  leurs applications dans le domaine du développement. Professeur d'université et ancien chef du département de communication des médias, il a été Chercheur, Conseiller en politique  gouvernementale et Spécialiste supérieur en  communication dans le Système des Nations Unies. Il a été Consultant International en communication stratégique et en développement des médias.

Pendant presque une décennie (1990-1998), il a servi comme Conseiller Technique Principal en information, éducation et communication pour la santé de reproduction auprès du Fonds des Nations Unies pour la population ( FNUAP), d’abord à Abidjan, en Côte d'Ivoire, puis en suite,  il a rejoint l'Équipe d'Appui aux Pays , CST, à Harare, au Zimbabwe, couvrant plus de 20 pays d'Afrique Orientale, Centrale et Occidentale.

Son expertise en communication stratégique a été sollicitée par de nombreuses organisations nationales, régionales et internationales, particulièrement au sein du Système des Nations Unies.

• En 1999, le FNUAP et l'ONUSIDA l'ont chargé pour diriger  l'équipe de Consultants qui a préparé un rapport sur le  plaidoyer sur le VIH / SIDA,  sur la base d’une recherche de terrain menée dans six pays Africains.
• Avec le Bureau Régional Afrique de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)  (Harare, 1999), il a élaboré des projets sur l'avenir de la communication en matière de santé en Afrique.
• En 2000, il a conduit une consultation organisée par la FAO et la CEDEAO pour  la définition de procédures, manuels et outils pour la mise en place de politiques nationales de communication en Afrique de l’Ouest.
• En 1998 il  a été Consultant en Communication auprès de la Banque Mondiale pour la réforme de l'eau en milieu urbain au Ghana, ainsi que l'élaboration d'une stratégie de communication pour le développement pour le gouvernement du Ghana.
• En 2007, il était Consultant invité, participant à la 10eme Table Ronde des Nations Unies sur la Communication Inter- Agence à Addis-Abeba, et visant à développer une approche commune de communication du Système des Nations Unies pour le développement dans le contexte de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le  Développement (OMD).

En tant que Consultant Principal auprès du Président de la Commission de l'Union Africaine, il a proposé le cadre conceptuel et les procédures opérationnelles pour la création d'un réseau panafricain de radios et de télévisions en 2005-2006.

Entre 2003  et 2007, le Professeur Opubor a servi comme coordonnateur du Groupe de Travail de l’ADEA pour la Communication sur l’Education et le Développement (GT-COMED) où il a transmis sa passion pour la communication à tous ceux qui ont eu à travailler avec lui. Sa contribution à l’ADEA  a été exceptionnelle, en particulier l’établissement et la consolidation du Groupe de Travail COMED et le Prix africain du journalisme.
Entre 2008 et 2009, il a conçu la stratégie de communication institutionnelle pour la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest  (CEDEAO)  intitulée «d'une communauté d'Etats à une communauté de personnes».

En 2009, il a entrepris au nom du Siège de l'UNESCO à Paris, des missions pour faire des études analytiques sur l'intégration de la communication pour le développement dans le CCA / UNDAF du Rwanda, l'Ouganda et la Tanzanie dans le cadre des réformes «Delivering as One"du Système des Nations Unies. Il a aussi renforcé la capacité des membres du Groupe de Communication de l'ONU dans ces pays. Il a été désigné en tant que membre du Groupe des Experts sur les statistiques et indicateurs des médias, de l'Institut des Statistiques de l'UNESCO, Montréal, en effectuant en 2009, des missions en Inde (Mars), Paris, (Mai) et Costa Rica (Novembre).

Depuis 2003 jusqu’au 2 décembre 2011, date de son décès,  il a été le Secrétaire Général du Centre WANAD à Cotonou. Il a été également Vice-président du Conseil d'Administration de l'Institut Panos (Afrique de l'Ouest), et membre du Conseil d’Administration Afrique de l'Inter-Press Service, IPS, Agence Internationale de Presse basée à Rome, et ayant son siège régional à Johannesburg, Afrique du Sud.

Le Professeur Opubor était âgé de 75 ans. Il a laissé derrière lui Antoinette, son épouse, des enfants et des petits-enfants. Que son âme repose en paix.
Un livre de condoléances est ouvert au Centre WANAD  où les uns et les autres sont invités à se manifester dès le lundi 5 décembre 2011.

CONFÉRENCE CARAIBÉENNE « AGISSONS ENSEMBLE POUR UNE HAITI SOUVERAINNE » MINUSTHA DEHORS !

Résolution adoptée par la conférence 

Vertières (Cap-Haitien), 18 novembre 2011

Nous, organisations syndicales, politiques et mouvements populaires des Etats Unis d’Amérique, de la France et de la Caraïbe notamment de la Guadeloupe, du Trinidad and Tobago, de la Dominique, de la Martinique et d’Haiti ainsi que des représentants de l’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe (ATPC) et de l’Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples, avons réuni au Cap –Haïtien les 16, 17 et 18 novembre 2011 suite à la mise en place en septembre 2009 à Port-au-Prince de la Commission Internationale d’Enquête et du comité de suivi en vue de mieux comprendre et lutter contre l’occupation que subit Haiti depuis plus de 7 ans et rechercher ensemble les moyens de mettre fin à cette occupation de la MINUSTHA et d’adopter des résolutions appropriées. Au cours de cette conférence, nous avons analysé et compris :
1- Les conséquences de l’occupation militaire d’Haiti et la honte que représente la MINUSTHA « bras armé de la domination impérialiste » ; 
2- La nécessité de mener une lutte constante contre la présence des forces d’occupation pour le départ immédiat de la MINUSTHA et le rétablissement de la pleine souveraineté du peuple haïtien. Laquelle lutte doit être nationale mais, aussi Caraïbéenne et internationale ; 
3- La nécessite de prendre appui sur le comité de suivi de la commission internationale d’enquête pour aboutir à la constitution d’une structure nationale cohérente capable de mener cette lutte jusqu’au bout ;

Nous avons entendu les témoignages des camarades syndicalistes, politiques et associatifs présents lors de cette conférence. Lesquels témoignages nous ont permis de mieux comprendre la véritable politique de privatisation et de développement de zones franches au profit des multinationales imposant aux travailleurs un régime de sur exploitation sans droit de s’organiser et sans garanti social hors des normes légales haïtiennes et des conventions de l’Organisation Internationale du travail (OIT). Nous avons également constaté la destruction de la production agricole nationale au profit des multinationales (par exemple, la production de riz). De plus de 60%, la couverture des besoins de consommation alimentaire de la population haïtienne par la production agricole nationale est passée à moins de 25 % en moins de 20 ans. Les témoignages nous ont permis de constater encore l’exploitation des ressources minières un peu partout à travers le pays par des compagnies étrangères. Ce qui constitue une atteinte grave à la souveraineté de la première République noire indépendante.

En ce moment historique de la vie du peuple haïtien, à l’occasion de la célébration de la date commémorative de la bataille de Vertières, nous constatons que:
Les forces d’occupation des Nations Unies sont illégales et illégitimes ;
De nombreux actes criminels sont perpétrés par les agents de la MINUSTHA (pendaison du jeune Jean Gerald Gilles dans une base de la MINUSTHA au Cap -Haïtien, violence sexuelle exercée sur Johny Jean à Port Salut récemment. Sans énumérer les nombreux cas de viols exercés contre des filles, des femmes et de jeunes haïtiens) ;
Le Peuple haïtien est victime de stigmatisation à cause de la propagation de l’épidémie du choléra dont sont seuls responsables les militaires des Nations Unies. Epidémie qui a déjà couté la vie à plus de 7000.00 haïtiennes/haïtiens et infectée plus de 500,000.00 personnes ;
La solidarité des peuples contre l’occupation d’Haïti est l’outil indispensable capable de faire avancer la lutte jusqu'à la libération totale et finale qui passe en premier lieu par le départ immediat de la MINUSTHA;
Le gouvernement haïtien actuel ne manifeste aucun désir de solliciter le départ de la MINUSTHA pas plus qu’il ne manifeste aucune volonté de faire respecter la loi haïtienne dans les zones franches refusant par exemple d’obliger les patrons de la zone franche CODEVI à réintégrer les syndicalistes licenciés pour activités syndicales ;
La CIRH, co-présidée par Bill Clinton (également président du Conseil Consultatif fraichement créer par le président fantoche Joseph Michel Martelly), est un outil de l’impérialisme international pour rendre pérenne l’occupation d’Haiti et le déni de démocratie et de souveraineté du peuple haïtien 
Plus de 600.000 personnes (enfants, femmes, jeunes, moins jeunes) croupissent encore sous les tentes dans des conditions de vie deshumanisante près de deux ans après le séisme et sont victimes de menaces et d’expulsions illégales et arbitraires

Fort de ces constats, dans l’esprit des héros de Vertières, nous adoptons les résolutions que voici :
1- Faire du 1er Juin 2012, huitième anniversaire de l’occupation d’Haiti par la MINUSTHA, une véritable journée continentale et internationale de mobilisation en direction des gouvernements (en premier lieu ceux impliqués directement dans l’occupation) pour exiger le départ immédiat de la MINUSTHA. Ainsi, nous faisons nôtre l’engagement des participantes/participants au meeting continental de Sao Paulo ;
2- Justice et réparation pour toutes les victimes du choléra en particulier et de tous autres actes criminels de la MINUSTHA en général ;
3- Développer en Haïti et dans tous les Pays impliqués dans l’occupation d’Haiti et plus largement partout où c’est possible des comités larges et unitaires de préparation de cette journée ; 
4- Renforcer les débats, les échanges entre les organisations réunies lors de cette conférence ;
5- Aider à renforcer le réseau national d’organisations syndicales et de mouvements populaires, associations de femmes constitué dans le cadre du comité de suivi ;
6- Contribuer au renforcement de l’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe ( ATPC) autour de la publication régulière de son Bulletin « Tribune Libre des Caraïbes, TLC » comme instrument de discussion et d’information sur les initiatives en cours dans les différents pays et la constitution d’une véritable coordination de l’ATPC assurée, à cette étape, conjointement par l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG), le Mouvman Nonm et Travayè é Peyizan, appuyée sur des correspondants dans chaque pays de la Caraïbe ;
7- Nous faisons appel au mouvement ouvrier démocratique international pour exiger la réintégration de deux responsables du Syndicat Ouvriers et Employés de la Zone Franche de Ouanaminthe SOFEZO-CODEVI et les six (6) militants du Sendika Ouvriye Tekstil ak Abiman (SOTA), licenciés abusivement pour leurs activités syndicales dans des Usines de sous-traitances de la zone métropolitaine ;
8- De même, nous appelons le mouvement ouvrier démocratique international à exiger du gouvernement français l’arrêt de la répression syndicale en Guadeloupe singulièrement contre les militantes/militants de l’UGTG ;
9- Nous condamnons toutes formes de répression dirigées contre des militantes /militants syndicalistes haïtiennes/haïtiens ;
10- Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur la disparition de l’étudiant à la Faculté des Sciences Humaines Onald Auguste ;
11- Informés de la tenue à Alger d’une conférence d’urgence contre l’ingérence dans les affaires internes des pays pour la défense de l’intégrité et de la souveraineté des nations, nous décidons de soutenir cette conférence dont les objectifs rejoignent les nôtres ; 
12- Nous exigeons également la restitution de la dette de l’indépendance imposée par la France à la jeune république d’Haïti.

Vivre libre ou mourir1 ! 
Nou pa dwé nou pap péyé !

Pour authentification :

Robert Fabert Guy Numa
Associations des Travailleurs et des Comité de suivi / Haiti
Peuples de la Caraïbes (ATPC) 

Organisations signataires :
Haiti : MODEP, CATH, Antèn Ouvriye, CHANDEL, Batay Ouvriye, Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen, Tèt Kole Oganizasyon Popilè yo, Kolektif Mobilizasyon Pou Dedomaje Viktim Kolera yo, UNNOH, FRAKKA, KPN, FGPB, CMD-OD, MODOD, KRPN, APDNE, MPB, RPRC, Kiwo/Nòdès, FPDN, KRNPSE, ODCM, OPGB, KPNA, SOEN, MODECADEC, KTTMA, OPAM, Sek Gramsci, AVS, RPS, MOJAS, OFALA, OPK, JPO, OPJL, SPPP, SOML, AKP, Défenseurs des Opprimées/Opprimés ( DOP), FESEV, OPDHG, OJEPODEBL, APABET, MOPP, ASPPP, MRCP, ACREPH, OLAJEKA, SOFEZO-CODEVI, PTA, SPSR, FEMODEK, OD4SS, SPPTCN, MORECA, KPSKBM, JGA, OFDF, ODTR, MJDD.
Guadeloupe : Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe ( UGTG), Mouvman Nonm, Travayè é Peyizan, 
Trinidad and Tobago : OWTU ( Oilfields Workers Trade Union), 
Martinique : Alliance Ouvrière et Paysanne (AOP), 
Dominique : National Workers’ Union, 
Caraïbe : Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC,
USA : Guadeloupe –Haïti Tour USA Committee, 
France : Parti Ouvrier Indépendant (POI),
Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples (EIT)

jeudi 1 décembre 2011

Haiti rareté du dollar

Une rareté de liquidité de dollars américains est constatée depuis quelques jours sur le marché bancaire haïtien. Cette semaine les banques commerciales locales ont décidé de limiter à 500 dollars américains le montant maximum de retrait pour chaque client.
Le sénateur Annacacis dit ne pas comprendre cette rareté et révèle que le président René Préval avait laissé 1 milliards 500 millions de dollars en réserve dans les coffres de la banque centrale, comme fond de garantie pour l’importation. Il invite le gouvernement à utilisé ce fond pour injecter du dollar dans l’économie....Hum , gade tout kôb Vaval te kite...!

Paradis fiscaux, le bilan du G20 de Cannes du CCFD-Terre Solidaire

Le CCFD-Terre Solidaire publie ce jour sur son site internet un document d'analyse du bilan du G20 de Cannes en matière de lutte contre les paradis fiscaux et l'évasion fiscale, au regard notamment des recommandations de la campagne Aidons l'argent à quitter les paradis fiscaux, lancée par le CCFD-Terre Solidaire en septembre 2010.
Pour consulter le document :
 
Alors que s'ouvre officiellement aujourd'hui la présidence mexicaine du G20, l'association reste très mobilisée sur le suivi de ces questions et continuera de proposer aux médias décryptages et analyses de l'actualité dans ce domaine.
L'engagement contre les paradis fiscaux et les pratiques d'évasion fiscale des mutinationales seront par ailleurs des axes forts de la mobiliation du CCFD-Terre Solidaire pour les prochaines éléctions présidentielles et législatives de 2012.
 
 
Nathalie Perramon