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dimanche 13 janvier 2013

La manifestation contre le mariage pour tous, fait recette en Martinique

Plus de trois mille personnes ont manifesté contre le mariage gay. Cela semble assez paradoxal, quand on sait que les manifestations contre l'empoisonnement aux pesticides, générant des centaines de cancers par an en Martinique et des problèmes de santé vis à vis de la population martiniquaise, n'attirent que quelques dizaines de personnes.

Donc, il s'avère que la lutte contre le mariage homosexuel est plus important que la lutte contre l'empoisonnement des sols, des eaux et de la population aux yeux des Martiniquais. 

Quant à la Réunion, c'est 5 000 personnes qui ont manifesté contre le mariage pour tous.

lundi 27 juin 2011

Seizième alerte : L’homme et le perroquet


Perdu dans sa réflexion, l’homme continue à regarder autour de lui. La même question passe et repasse dans sa tête :”Comment et pourquoi Haïti est arrivée à ce tournant ?” Décidé de trouver une réponse à cette question, il comprend que la première démarche à entreprendre est de travailler sur sa personne pour devenir un patriote, un citoyen conséquent et honnête. Un nationaliste zélé prêt à faire tous les sacrifices pour le progrès et le développement de son pays.

La première leçon retenue dans le dialogue avec le perroquet : “Mesie, ou kon-nen”. Une simple phrase qui peut remplir le contenu d’un dictionnaire Larousse pour sa définition.Avant cette rencontre, Il était tellement fier de sa personne, et enflé dans son ego qu’il avait décidé d’abandonner le premier cercle de ses amis pour bâtir sa maison dans les hauteurs de Pétion-Ville. Thomassin 48. En effet, son passé de fils d’un commandant de milice qui faisait la pluie et le beau temps sous les Duvalier, ne l’aidait pas après 1986. Son père, après le 7 février, le départ de Jean-Claude, avait pris toutes les précautions pour cacher son revolver et son uniforme kaki bleu afin d’éviter les représailles. En bon élève, une fois il a gagné assez d’argent pour s’offrir une vie de luxe, il abandonnait le quartier de Poste-Marchand pour se réfugier dans les hauteurs où les parvenus riches et les “bourgeois” habitent en Haïti.Là, il se sentait tout à son aise – maison de luxe avec piscine- plusieurs voitures de marque, câble TV, internet, fax machine, génératrice, sécurité privée… Tout en repos dans son paradis, il s’en fichait des problèmes du sous-développement d’Haïti qu’on relate dans les livres. Même la plupart de ses achats, il les faisait en République Dominicaine et parfois même il prenait l’avion pour s’approvisionner à Miami.- A ses pieds, Port-au-Prince, le centre de la capitale, s’étalait comme une vaste plaine où la misère, la prostitution, la promiscuité, la chaleur, l’insalubrité…, bref où tous les problèmes sur la terre trouvent un refuge tranquille et agréable. Il y met les pieds, juste pour son travail et rarement pour se rendre à la plage. Un espace clôturé –Côte des Arcadins- sur lequel il a bâti une villa juste pour passer un week-end au bord de la mer. Renforçant les leçons à la base de son expérience avec son père, de ces nouveaux amis, il a apprit le sens de ce proverbe assez populaire dans le milieu :”Pa jam-m manje kote ou kaka.” Ces gens faisant fortune à la Croix-de-Bossales, mettaient les pieds dans le centre ville juste pour leur commerce et dans l’après-midi regagnaient leur confort dans les hauteurs. Haut Pétion-Ville. Un milieu à partir de maintenant il décide d’abandonner car trop corrompu pour un révolutionnaire. Tout en lui-même, il reconnaît être devenu une autre personne. Aussi bizarre qu’il paraît, en moins de quelques heures, une simple remarque venant d’un perroquet le transforme en l’homme qu’il est maintenant. Un révolutionnaire disposé à connaître pourquoi son pays est arrivé à ce stade. Il est conscient du danger auquel il doit faire face pour changer le monde autour de lui. Car les durs en Haïti ne pardonnent pas la trahison. Avoir été un membre du clan, voilà une autre raison pour mettre sa tête à prix. Mais, plus fort que sa peur; sa détermination de chambarder le système rétrograde qui cause le malheur de tout un peuple en détruisant le futur de toute une génération, forçant des centaines et des centaines de compatriotes à abandonner leur patrie pour venir s’humilier en terre étrangère devient maintenant son but de vivre avant de mourir.



Jean Senat Fleury

lundi 20 juin 2011

Changer nos mentalités





C’est une vérité que le sous-développement d’Haïti est lié à la mentalité de l’homme haïtien plutôt qu’aux faiblesses structurelles et infrastructurelles bien souvent évoquées pour définir le phénomène. Mon raisonnement est pour reconstruire Haïti il faut commencer par critiquer nos mentalités pour corriger les faiblesses liées à notre façon de penser et de vivre en communauté.


Mentalité de “crabe”. Ce n’est un secret pour personne que le qualificatif “crabe” est souvent employé pour définir le comportement de l’Haïtien dans ses relations avec un autre compatriote. J’ai passé des années à étudier le phénomène avant de finir par accepter qu’il y a une vérité dans ce proverbe. Je comprends que certains seront en désaccord avec mon opinion. Toutefois, il reste certain que l’Haïtien bien souvent dans sa façon de vivre en société développe le même reflexe que des crabes placées dans un panier. Expliquons le phénomène: Des crabes placées dans un panier même libres de leur mouvement n’arriveront jamais à s’en sortir pour la simple et bonne raison chaque tentative d’un membre de l’équipe à vouloir se libérer sera entravée par les agissements du groupe qui va tout tenter pour l’empêcher de quitter sa position. Voilà cette attitude que l’on constate chez l’Haïtien à chaque fois qu’il remarque que l’un de ses frères essaient de faire un pas vers le progrès. Rancunier, haineux, il est prêt à utiliser toutes les armes en son pouvoir pour l’en empêcher: magie, “kout zombi”, complots, assassinats etc. Le mot d’ordre est: “ Sa-l kwè li ye . Se pa la ti jean te ye avèk nou, misie konpran-n pou-l depase nou. Lap kon-n Georges.”

N’est-ce pas une vérité ce proverbe populaire en Haïti:”Depi nan guinen nèg rayi nèg.” Reconnaissons cette faiblesse nous devons travailler sur nous-mêmes pour corriger ce défaut en s’efforçant d’adopter une autre mentalité. L’attitude positive est de dire:” Je dois encourager un frère Haïtien dans son progrès et une fois libéré il peut m’aider dans mes problèmes.” Je comprends qu’il est très difficile de changer la mentalité d’un peuple. Cependant à force de travailler sur un handicap tout impossible qu’il peut paraître à force de volonté et détermination on arrivera finalement à une solution.



Nous disons et nous répétons que reconstruire Haïti n’est pas un problème simple et facile. Le plus grand inconvénient dans le plan de reconstruction mis en place actuellement et qu’on essaie d’exécuter c’est qu’on pense reconstruire un pays qui n’a jamais été construit. (A Suivre)

Jean Senat Fleury