vendredi 16 août 2013

Des pneus enflammés à Port-au-Prince


Des barricades enflammées ont été remarquées très tôt ce vendredi 16 août 2013 dans les quartiers de Tabarre, Mais Gâté et Cité Soleil, au Nord de Port-au-Prince. 

C'est le comble partout dans le pays ou des manifestations en cascades sont organisées pour exiger le départ et l'arrestation de Michel Martelly et de Laurent Lamothe. 

En effet il est reproché à ces deux larrons d'avoir en moins de 3 ans dilapidés les fonds du trésor public, ruinés le pays, transformés Haïti en un narco état.

IL EST PARTI, ET SON DERNIER EXPLOIT SERA DE L’AVOIR FAIT LUI-MEME


Que l’on ait partagé ou non ses idées et ses combats, il est incontestable que c’est un immense personnage qui vient de nous quitter, et le plus surprenant, c’est que cet homme qui mena toute une vie des plus rudes combats, en affrontant tous les dangers et en ayant cent fois défié la mort qui ne l’intimidait pas, est finalement mort dans son lit, à l’âge de 88 ans.

Fils d’une vietnamienne et d’un diplomate français, ce très brillant élève qui partagera à la Réunion, les bancs de l’école avec Raymond Barre, obtient son bac à l’âge de seize ans, et passe sa première année de droit à l’âge de dix sept ans. Mais c’est alors la guerre, nous sommes en 1942, et là, son exceptionnelle personnalité se révèle déjà puisque dès cet âge, il s’engage dans la résistance.

En 1943, il rejoint en Angleterre les Forces Françaises Libres ( FFL ) du général de Gaulle, ce qui lui vaudra d’être décrit comme étant un “gaullo-communiste ”, puisque ses idéaux sont communistes, il adhérera au parti en 1945, et son engagement, profondément gaulliste. Vaillant combattant, il sera plusieurs fois cité.

C’est dans les années cinquante que commence sa grande carrière. Il s’inscrit en effet au barreau de Paris en 1955 et rencontre là, Gaston Monnerville, cet avocat guyanais d’origine martiniquaise, brillant orateur qui était depuis 1947 le président du Conseil de la République, la chambre haute de la république qui en 1958 deviendra le Sénat, et qu’il présidera jusqu’en 1968.

Déjà, il est des plus rudes combats et affronte les dangers, celui que constitue pour lui le Mossad, car il prend la défense des Palestiniens, mais surtout, celui que constitue en pleine guerre d’Algérie, le ministère de l’intérieur et les services secrets français. Car, fidèle à ses idéaux, Vergès milite en faveur du FLN, et défend ses combattants devant la justice. Il mène alors ses activités clandestines sous le nom de guerre “Mansour”, et ce type d’activité sera un des principaux caractères de son existence, car il lui arrivera de disparaitre durant des années, sans que personne ne sache, ni où il se trouve, ni avec qui, ni pour faire quoi.

C’est dans le cadre de cette guerre d’Algérie qu’il défend Djamila Bouhired accusée à tort d’avoir commis un attentat, et celle-ci deviendra son épouse. Mais les autorités françaises décident d’en finir et de l’éliminer purement et simplement. Son associé avec lequel il défend les militants du FLN, est tout bonnement exécuté par les services, devant la porte même de son cabinet, et Jacques Vergès confiera plus tard que dès ces instants, il ne se faisait quant à lui-même aucune illusion quant à ce qui l’attendait, il était prêt...

L’affaire de l’avocat assassiné fit grand bruit et ceci, dans un contexte où l’identité des commanditaires ne faisait mystère pour personne. Les services décidèrent alors d’une autre méthode pour éliminer Jacques Vergès. Il s’agissait de le suivre en voiture, puis de saisir l’occasion de lui favoriser un “accident” de la route...

Tout était prêt, la voiture suiveuse était placée, et Jacques Vergès sort de son cabinet et prend la sienne, et là, il se produit un événement absolument ahurissant, selon ce que les arabes appellent avoir la “baraka”, autrement dit la “protection divine”, la voiture suiveuse des services secrets français, tombe piteusement en panne, Jacques Vergès s’en sort pour ce coup là. Il n’apprendra que ce jour là devait être celui de sa mort, que près de quarante ans plus tard, des aveux de ceux-là mêmes qui avaient tenté de l’éliminer.

De combien d’autre tentatives à-t-il réchappé ? Nul ne saurait dire, mais il suffit de compulser la liste impressionnante des hommes les plus détestés de leur époque, dont il se fit, pour la plus grande gloire de la fonction d’avocat, selon le principe que, ni la félicité, ni la totale déchéance, ne peuvent être strictement réductible à l’unique personnalité d’un individu dans une société, et que dès lors dans son rapport à celle-ci, tout homme à droit à une défense, pour imaginer le nombre de ses féroces ennemis qui auraient souhaité sa mort...

A la fin de la guerre d’Algérie en 1962, il prend la nationalité algérienne, et devient pendant quelques temps, le chef de cabinet du ministre des affaires étrangères. Mais en 1963, se produit pour lui un événement déterminant, sa rencontre avec Mao-Tsé-Toung, aux thèses duquel il adhérera. Il poursuivra sa brillante carrière dans la défense des “indéfendables”, ce qui lui vaudra l’appellation par certains, “d’avocat de la terreur”. On parviendra cependant à l’évincer pour l’empêcher de défendre Saddam Hussein, et quant au colonel Kadhafi qu’il se proposait de défendre pour le cas où celui-ci aurait été traduit devant un tribunal, il était clair pour les autorités que faute de tenter d’assassiner encore une fois cet homme au fait de sa notoriété, par un attentat qui là encore dans le contexte aurait été signé, il n’était pas possible que le génie de Vergès puisse exploiter et constituer en un cocktail explosif qui aurait mis en cause bien des grands de ce monde, les nombreux secrets de Kadhafi, et c’est donc ce dernier qui sera exécuté...

”C’était un samedi après-midi, les responsables d’un mouvement anti-impérialiste et anticolonialiste m’avaient convié à leur tribune pour animer le débat, ce qui m’arrivait assez fréquemment en ces temps là. Je n’étais pas informé de l’identité des autres participants, mais dans la mesure où ils faisaient pour cela appel à des amateurs et bénévoles comme moi, j’étais bien loin d’imaginer que ces organisateurs seraient parvenu à obtenir le concours gracieux, d’un ténor du barreau, mais c’était bien lui, Jacques Verges, cet immense bonhomme, était à cet instant des nôtres. Je me demandais alors comment un tel homme, au fait de sa notoriété, de sa puissance, de sa richesse, cette vedette internationale quémandée sur tous les plateaux de télévision, pouvait-il encore avoir à ce point la “foi”, pour consacrer bénévolement son temps et son expertise, à une petite association de rien du tout, pour la raison qu’ils menaient le même combat. Où trouve-t-on encore une telle honnêteté et fidélité dans l’engagement ?

Je me retrouvais à ses cotés à la tribune et pour une fois, je me suis abstenu d’être trop bavard, pour surtout pouvoir écouter, parce que l’homme, sa présence à la fois calme et affirmée, son port altier, sa gestuelle, le timbre de sa voix, et la formidable virtuosité de son esprit, ne peuvent manquer de “ subjuger ”...

Il me restait alors à constater un dernier détail pour comprendre ce qu’était la formidable personnalité de Jacques Vergès. En effet, cet homme qu’on a voulu assassiner, qui s’est collectionné tout au long de sa vie de farouches ennemis, qui devait recevoir des tonnes de lettres d’injures et de menaces, et qui n’avait cessé de faire des pieds de nez à la mort, cet homme ne possédait pas de garde du corps, se rendait dans des réunions publiques ouverte à tous et par là, à tous les fanatiques sans la moindre protection. Cet homme probablement le plus menacé de France et dans le collimateur des services secrets, n’était pas venu dans une limousine blindée conduite par un chauffeur athlétique, et l’ayant salué pour nous quitter, j’observe depuis le trottoir où nous étions que Jacques Vergès rentrait chez lui, tout simplement par le métro...!

Paris, le 16 août 2013
Richard Pulvar

jeudi 15 août 2013

L'archevêque de Port-au-Prince Monseigneur Guyre Poulard lors de son homélie de l'Assomption dénonce la corruption et le chômage qui sévit en Haïti


"Beaucoup s'enrichissent au détriment du pays. Qu'ils soient Haïtiens ou étrangers. le chômage est généralisé. Très peu de personnes travaillent.

D'autres gagnent leur vie grâce à de petits boulots et de petites activités commerciales.

Nos ancêtres se sont sacrifiés pour nous léguer cette terre. Il nous faut reconstruire Haiti, faire d'elle un vrai pays en chassant la corruption. 

De nos jours, le pays est gangrené de corruption.

La corruption est pire que le sida. Les dirigeants doivent changer de comportement en assumant pleinement leurs responsabilités. 

Ils doivent se faire remarquer positivement.

Il nous faut maintenir propre notre environnement. Tout le monde doit participer au ramassage des détritus et à la lutte contre les immondices. 

Chaque personne doit faire quelque chose pour sa communauté. C'est ainsi seulement que l'on se sentira fier. 

Le recyclage des fatras peut être une source de revenus pour le pays. Il faut se tourner vers ce type d'activité rentable."


Pour Lisa David


La direction de RFO poursuit devant le Tribunal correctionnel notre consoeur Lisa David au motif de « diffamation publique » envers un ancien rédacteur en chef métro de la station de Clairière. Dans ce pays de Martinique où il est de bon ton de la boucler ou alors d’émettre des critiques « soft », en dépit de la gravité de bon nombre d’affaires, force est de reconnaître un courage certain à celle qui est l’une de nos rares journalistes d’investigation. Expression tautologique s’il en est puisqu’un vrai journaliste investigue forcément ou alors il n’est qu’un griffonneur de calepin ou un porteur de micro. Passons…
Des exemples ? Quand Lisa David révèle, dans ce journal même, les turpitudes d’un certain magistrat, président du Tribunal de commerce mixte, ANTILLA et elle sont immédiatement condamnés pour diffamation. Sauf que quelques mois plus tard, ledit magistrat est mis en examen, placé sous mandat de dépôt et radié de la magistrature pour les faits révélés !!! Parfois, Lisa prend des risques comme lorsqu’elle révèle, lors d’un célèbre procès de trafiquants de drogue, le nom du fils d’un puissant commerçant de la place, fils qui est beaucoup cité à l’audience sans qu’il soit jamais entendu par la justice !!!
Il est vrai qu’elle commence tôt puisque aussitôt embauchée comme pigiste à RFO en 1993, elle ose révéler que, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, des Békés sont placés en garde à vue par le SRPJ et placés sous mandat de dépôt dans une affaire d’abus de biens sociaux. Mais notre pasionaria ne s’arrête pas là : lors d’une manifestation, un jeune Martiniquais est blessé par balles à Fort-de-France, elle révèle que les tirs provenaient de la police, ce que confirmera plus tard un rapport de la police des polices. Elle est alors convoquée par le directeur de RFO-Martinique à l’époque qui lui somme d’arrêter !
PRESSIONS
Lisa David gêne à RFO. Elle gène la Droite assimilationniste, les Békés, le pouvoir français. Elle devient « l’indépendantiste » à abattre. Après moult péripéties et après surtout avoir travaillé des années durant à RFO sans contrat, elle finit par être intégrée mais loin de baisser l’échine, elle révèle à l’antenne que certains huissiers et notaires utilisent l’argent de leurs clients. Les faits seront jugés et les protagonistes condamnés. Rebelote : elle est convoquée à nouveau par la direction à qui elle lance « l’ORFT, c’est fini ! ». Désignée à compter de 1994 déléguée syndicale CGTM, puis par le syndicat des journalistes CGT, elle se montre intraitable sur le dossier d’intégration de nombreux collègues, intégration que certains et certaines qui la descendent aujourd’hui lui doivent.
En 1998, elle est à la tête de la mobilisation pour que cesse la priorité donnée systématiquement à des cadres métros et se bat pour l’antillanisation des cadres. Elle doit se battre encore des années pour obtenir la qualification de « journaliste spécialisée » alors que toute la Martinique n’entend que sa voix, ne voit qu’elle pendant des années à assurer la chronique judiciaire. Episode comique mais pas drôle du tout : alors qu’un journaliste de RFO est autorisé à réaliser des reportages dans la commune où il sera candidat (et élu quelques mois plus tard), la direction n’hésite pas à la menacer quand, en sa qualité de citoyen libre, elle accepte d’aider le MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais) à réaliser un journal dans lequel elle n’écrit pourtant aucun article !!!
COURAGE
Tou sa poko lapli pou mouyé Lisa ! En 2005, elle n’hésite pas à dénoncer publiquement, dans une lettre ouverte à Marc Tessier, alors PDG de France-Télévisions, le comportement de la rédaction parisienne de RFO qui reprenait les sujets des journalistes locaux et les faisaient lire par des journalistes parisiens pour éviter de faire entendre l’accent antillais sur l’antenne parisienne.
Plus tard, quand Patrick de Carolis, PDG de France-Télévisions, vient en Martinique, elle lui adresse une lettre ouverte pour réclamer le respect de notre culture, de notre langue, bref une télé plus proche des Martiniquais. Cette lettre est cosignée par diverses organisations syndicales. Alors, on va tenter de la briser : en 2008, alors qu’elle occupe depuis deux ans un poste de responsable d’édition, la direction refuse de lui payer la prime qui est prévue conventionnellement. Elle doit encore entrer en résistance pour obtenir son dû !
En février 2009, lorsque le Béké Huyghes-Despointes déclare que le métissage des Martiniquais est quelque chose de disharmonieux, Lisa David rappelle à l’antenne que ce sont les Békés qui en ont été les premiers acteurs « en violant nos arrière-grands-mères dans les plantations où elle étaient leurs esclaves ». Personne ne porta plainte évidemment puisqu’il s’agit d’un fait historique avéré, mais les représailles ne se sont pas faites attendre. En effet, le 16 mars 2009, suite à un dysfonctionnement courant à RFO, la partie martiniquaise du « Journal Deux Iles » ne peut être diffusée. La Guadeloupe prend seule l’antenne. Aussitôt, Lisa David, la responsable d’édition ainsi que la présentatrice du journal, toutes deux très actives pendant la grève, sont accusées d’être responsables de la non présentation du journal.
Il fallut trois jours de grève de la faim de Lisa David, grève appuyée par la CGTM, la CSTM et la CDMT, pour que la direction de RFO accepte de retirer ses accusations. Pendant toute cette période, des tracts anonymes sur notre journaliste d’investigation sont distribués à la station de Clairière.
REDAC’ CHEF-ADJOINT
Le pire est à venir : une pétition demandant la tête de Lisa David est lancée par un journaliste lequel, à chaque fois qu’il obtient une signature, en informe celle-ci par mail. Elle demande alors au rédacteur en chef adjoint de faire cesser ce harcèlement. Ce dernier ne bouge pas ! Encore un pas dans l’ignominie : une collègue se voit remettre sa fiche de salaire et dans le même temps l’un des tracts anonymes anti-Lisa David. Cette dernière porte alors plainte auprès de l’Inspection du travail qui fait une enquête.
La secrétaire remplaçante chargée de remettre les fiches de salaires déclare qu’elle y adjoignait ces tracts « à la demande du chef » ! Le CHSCT enclenche ensuite sa propre enquête laquelle aboutit, tout naturellement, à blanchir ledit chef et à accuser notre journaliste de l’avoir diffamé. Suite logique : Lisa David sera traduite très bientôt devant le Tribunal correctionnel de Fort-de-France.
Visiblement, depuis des années, tout est fait pour casser Lisa David. Cette « femme-à-deux-graines » comme il y en a si peu dans notre pays (où d’ailleurs les hommes-à-deux-graines sont encore plus rares). Elle n’a jamais voulu rentrer dans le rang. Elle n’a jamais cessé de dénoncer les travers de notre société coloniale et les turpitudes des individus qui y tiennent le haut du pavé. Certains diront que c’est de la pure inconscience. Pour ma part, j’appelle cela du courage et de l’intégrité, rien d’autre ! Etre courageux dans cette barque à la dérive qu’est la Martinique, c’est refuser de pagayer dans le sens du vent c’est-à-dire dans le sillage du pouvoir colonial et de ses « mako locaux » comme on dit en Guadeloupe. Etre courageux, c’est oser dire, écrire ou faire, ce que personne n’ose, même si beaucoup ronchonnent dans leur coin.
Nous sommes un certain nombre de Martiniquais et de Martiniquaises déterminés à nous placer aux côtés de Lisa David le jour du procès. Ki yo lé, ki yo pa lé, nou ké la !
Raphaël Confiant

mardi 13 août 2013

Lisa David en bisbille avec Martinique première, la chaîne l'a licencié !


Lisa David journaliste de Martinique Première vient d'être licenciée pour faute grave, un licenciement qui vient couronner  vingt ans de harcèlement à l'encontre de cette femme, qui ne s'est pas fait que des amis au sein de sa rédaction, et encore moins  au niveau de la direction de la chaîne.

En fait, du moins d'après moi, ce sont deux visions  du journalisme qui se sont opposées au cours de ces deux décennies, d'un côté  une journaliste qui voudrait que l'on évoque les vrais problèmes de la société martiniquaise, du racisme, de la  captation des aides agricoles européennes par une minorité, de l'empoisonnement du pays par les pesticides, le chlordécone,  face à une rédaction de l'information qui elle favorise l'information inutile, l'information divertissement, une information concourant à  l'endormissement des Martiniquais, l'aliénant un peu plus qu'il ne l'est déjà.


Quoi qu'il en soit Lisa David conteste son licenciement et compte se retourner contre Martinique Première devant les prud’hommes, et se montre virulente dénonçant :" Je garde la tête haute parce que leur saloperie est plus légère que le fardeau des larbins qui courbent l'échine !
Il y en a un qui a volé des chèques destinés à la société pour verser sur son compte.... 
Il y en a qui ont volé les pneus des voitures.....
Il y en a qui restent des mois sans venir travailler...
Il y en a une qui a tenté de manipuler l'information au profit de son compagnon...
Il y en a un qui a fait du harcèlement sexuel sur une jeune stagiaire...
Il y en a une qui a volé la carte de crédit de sa collègue et l'a utilisée....
Il y en a qui ont affirmé que la Préfecture a condamné un policier à une peine de prison...
Il y en a ..... JE NE ME TAIRAI PAS !
JE N'AI PAS VOLÉ, J'AI DÉFENDU MES DROITS ET JE CONTINUERAI ....."

Nous lui souhaitons bonne chance dans sa lutte contre Martinique Première.

Evariste Zephyrin




Joko dénonce la mairie de Fort-de-France comme étant un mauvais payeur...

JOKO un artiste martiniquais, dénonce la marie de Fort de France pour un non paiement de ses prestations, ce d'une manière assez agressive.





dimanche 11 août 2013

LOS CAYOS SIETE HERMANOS , BEAUTÉS SAUVAGES DE ST DOMINGUE

República Dominicana, Inagotable

LOS CAYOS SIETE HERMANOS AVEC SA PLAGE DU MORRO L' ÉTRETAT D’HISPANIOLA UNE BEAUTÉ SAUVAGE DE LA CARAÏBE 

Situé à la frontière marine entre Haiti et Saint-Domingue au niveau de la cote de Montecristi (Saint-Domingue) au-delà de la barrière de corail se trouve LOS CAYOS SIETE HERMANOS un groupe de 7 îlots si rapprochés qu'ils ont fait penser à des frères d'où leur nom. 

Composés de Monte Chico, Monte Grande, Tororu, Atar Muertos, Arenas et Terrero, on peut y faire du camping sauvage après avoir obtenue une autorisation à la capitainerie de Montecristi.

Los Cayos siete Hermanos comme Montecristi est un territoire aride, le plus aride d'Hispaniola avec seulement 10 jours de pluie par an, les îlots ont une biodiversité d'exception avec des récifs coralliens particulièrement bien protégés, des cotes intactes et la mangrove elle aussi préservée, une foret sub-tropicale sèche , l'ensemble constitue un écosystème terrestre et marin spécifique.

Situés au sud-est de l’île de la Tortue los cayos siete hermanos de par sa configuration géographique était un ancien repaire de pirates, les fonds marins regorgent de vestiges archéologiques, c'est également un lieu de prédilection pour la ponte des tortues marines de février à novembre ainsi qu'un refuge idéal pour la nidification des oiseaux.

En effet los cayos siete hermanos abritent une faune riche d'oiseaux marins tels que les pélicans bruns, grandes aigrettes, hérons Jaune-couronné de nuit, Fou à pieds rouges et frégates.

Les plages sont nombreuses , étroites , certaines ayant du sable noir, et l'une des plus spectaculaire est celle du MORRO qui ressemble étrangement à celle d'Etretat des excusions éco-touristiques y sont possibles.

Los cayos siete hermanos sont en somme une autre pépite naturelle et sauvage de la Caraïbe à voir et à préserver.


Emmanuelle Bramban