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vendredi 23 août 2013

Le Tribunal Administratif de Fort-de-France a mis en délibéré au 27 ou 28 août prochain son jugement

"A cette date on saura si cette juridiction annule la dérogation donnée par le préfet aux planteurs pour continuer pendant un an encore, à empoisonner la population martiniquaise, par épandage aérien de pesticides."

mardi 30 avril 2013

Reprise de l'épandage en Guadeloupe



Avec la reprise des épandages aériens annoncée par la nouvelle préfète Marcelle Pierrot les chiffres de la Guadeloupe vont vite rattraper ceux de la Martinique.

Rappel : les épandages aériens lâchent dans les airs des pesticides toxiques pour l'homme, ces pesticides vont contaminer toute la chaîne alimentaire avoisinante et vont durablement et profondément imprégner les sols à cause de leur rémanence !

En Martinique 20 ans d'épandage au chlordécone sur 40% du territoire, résultat 700 ans de sols contaminés où toutes cultures poussant dessus est de facto cancérigène.

mardi 12 mars 2013

EPANDAGE AERIEN : RETABLIR LA VERITE SUR LA POSITION DE LA MAJORITE REGIONALE


Politiques Publiques a récemment publié une lettre adressée par le président de région au préfet, quelques jours avant la décision de ce dernier d’accorder une troisième dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides. Le président de la collectivité régionale y écrit notamment : « Je suis informé des débats en cours et de l’enquête d’utilité publique ouverte pour une éventuelle reconduction de la dérogation par épandage aérien de produits phytosanitaires et tiens à vous rappeler la position défavorable des élus de la collectivité régionale exprimée en séances plénières des 1er décembre 2011 et 26 juillet 2012. » Nous ne souhaitons certes pas polémiquer sur cette question, mais nous considérons comme d’utilité publique de rappeler la vérité des faits.

1-Lors de la séance plénière du 1er décembre 2011, la majorité néo-PPM/Ensemble pour une Martinique nouvelle a approuvé la première dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien qui autorisait l’utilisation de produits non évalués comme le Banole.

Si la majorité, à travers une motion, semble refuser, sur le principe, la poursuite de l’épandage aérien, dans les faits elle ne s’y oppose pas.

En effet, lors du débat sur cette motion, Daniel MARIE-SAINTE, au nom du Groupe des Patriotes Martiniquais et Sympathisants, proposa l’amendement suivant qu’il demandait de mettre au deuxième alinéa du texte (Procès verbal de la séance plénière du jeudi 1er décembre 2011, pages 154 à 178) :

« Ils (les conseillers régionaux) s’opposent à toute dérogation permettant l’épandage aérien. »

Cet amendement clair et net, voté par les élus patriotes, fut rejeté par le néo-PPM, ouvrant ainsi la voie à une première dérogation. Une motion floue fut donc adoptée sans les voix des patriotes.

2-En dépit de l’engagement du président de région de ne pas approuver une seconde autorisation (« Je ne participerai plus à rien du tout pour une extension dérogatoire au-delà de six mois » P.V. du 1er décembre 2011, page 171), il soutiendra une seconde dérogation lors de la plénière du 26 juillet 2012.

Pire ! Lors de la séance de nuit de l’Assemblée Nationale française, le 10 octobre 2012, il s’opposera violemment à l’amendement n° 14 du député écologiste François-Michel LAMBERT visant à "interdire les épandages aériens en outre mer":

« Nous ne voterons pas cet amendement, sachant qu’en Martinique nous avons adopté une délibération afin de bien marquer que nous ne tolérons plus ni l’épandage aérien ni l’utilisation du Banole. »

En réalité, une telle délibération n’a jamais existé et le président de région ne s’est jamais prononcé contre le Banole ! La première vice-présidente du Conseil Régional se permettait même des jeux de mots d’un goût douteux : « Le Banole , c’est banal ! »

Suite à la plainte de l’AMSES, le Tribunal Administratif de Fort-de-France demandera que le banole soit retiré des produits utilisés dans l’épandage aérien.

En conclusion, la majorité néo-PPM a bien donné, à deux reprises, son approbation à la poursuite de l’épandage aérien de pesticides, y compris du Banole. Il a aussi combattu, à l’Assemblée Nationale, une motion exigeant l’interdiction des épandages aériens « en outre-mer ».




Francis CAROLE 
Mardi 12 mars 2013 
MARTINIQUE

lundi 18 février 2013

NON A L'ÉPANDAGE AÉRIEN DE PESTICIDES ET A L’EMPOISONNEMENT DES MARTINIQUAIS


Pendant plus de 50 ans le lobby de la banane avec la complicité de l’Etat Français a empoisonné notre sol, nos eaux et notre peuple avec l’utilisation massive de pesticides dont la chlordécone.

Les faits sont têtus : - plus du tiers de notre littoral contaminé,
- plus de 40% des terres agricoles empoisonnées,
-au moins 1 500 cancers de plus chaque année,
- des enfants atteints de malformations congénitales ...

Aujourd’hui le même lobby de Banamart demande au préfet une troisième dérogation de pesticides au-dessus de nos habitations, de nos jardins et de nos eaux.

Nous ne pouvons le laisser continuer à perpétuer ce crime contre notre pays.

MOBILISONS NOUS !
Exigeons :
- l’arrêt immédiat de tout épandage de pesticides
- la réparation des dommages causés par l’utilisation criminelle de la chlordécone à la hauteur des dommages causés.
Tous à la Grande Manifestation du SAMEDI 23 FÉVRIER 2013.

Rendez-vous à 9h00 devant la Maison des Syndicats

APASSE/ ASSAUPAMAR/ CNCP/ COLLECTIF DES AQUALTEURS/ CDMT/ CSTM/ GRS/ KM2/ MIR/ MODEMAS/ NOU MATINITJE/ OPAM/ ORGAPEYI/ PALIMA/ SAM/ SAPEM/ SRTM/ ZAYCREW

Email : c.c.e.a.e.martiniquais@gmail.com / Contact 0596689114/ 0696092724


jeudi 23 août 2012

NON A L’EPANDAGE DES PESTICIDES




Passons aux actes …

La santé n’est pas une marchandise c’est un bien précieux. Sa défense est une exigence non négociable

En date du 10 août 2012 le préfet de Martinique a signé un arrêté portant une nouvelle dérogation à l’interdiction de l épandage aérien de six mois et limitée à 20 communes.

La démarche du préfet aboutissant à cet arrêté peut se résumer en quatre points :

D’abord il constate que « les études et essais » visant à trouver des alternatives sont « non aboutis et ne permettent pas d’envisager des solutions de traitement terrestre à court terme » mais de qui se moque-t-on ? On sait que pour trouver des produits chimiques plus doux que ceux utilisés ponctuellement en épandage aérien il faut entre 15 et 20 ans de recherche ; or le lancement des recherches ne date pas de longtemps. A ce rythme, il faut s’attendre à ce que la banane espèrent jouer sur la lassitude, l’essoufflement fait enfin la résignation des défenseurs de la santé.

Ensuite le préfet affirme que toutes le conditions sont réunies pour assurer les épandages aériens (…) dans le respect de l’Environnement et de la santé ».

C’est une formule classique pour dire que les services de l’Etat traitant le sujet se sont référés à des articles du Code du travail concernant « les produits toxiques et très toxiques » comportant des phrases à risque bien déterminées. Dans le cas d’espèce les produits qui nous interpellent sont le Tilt 250 et le SICO dont les principes actifs sont pour le 1er le propiconazole et pour le 2è, le difénoconazole. Pour les fonctionnaires de l’Etat qui selon la fiche technique disposent que les produits en question qui présentent une toxicité avérée ne comportent pas des phrases à risque « pouvant entraîner des effets néfastes sur l’environnement et la santé ». Ces fonctionnaires ne prennent en compte ni le nombre d’épandage réalisé par rapport au nombre toléré, ni la proximité des habitations par rapport aux bananeraies et encore moins les cocktails détonants que peuvent constituer les molécules entre elles ou avec d’autres comme le chloredécone dont on connaît la nocivité sur l’environnement et la santé. En fait le préfet et ses services nient toute évaluation spécifique et complémentaire recommandée par la règlementation. Qu’importe si la valeur toxicologique de référence (VTR) est dépassée dans les communes recevant l’épandage et déjà contaminées par le chloredécone ! On peut donc passer outre les données scientifiques qui attestent qu’en Martinique il y a surexposition de 18,5% des surexpositions de 18,5% des enfants de 3 à 5 ans vivant en zones contaminées par le chloredécone qui est considéré comme une perturbation endocrinienne, classée cancérigène possible pour l’homme.

On peut continuer de nier que près de 2 500 personnes des Antilles françaises seraient exposées au pesticide chloredécone.

On peut mutiler la santé des Martiniquais parce que précisément on se trouve en Martinique, qui se trouve à l’ultra-périphérie de la métropole bananière.

Le préfet poursuit dans un 3è temps en assurant que « les producteurs de bananes ne peuvent pas remplir leur obligation de lutte contre la cercosporiose ».

C’est donc là que le réalisme économique prend le pas sur tout et spécialement sur la santé. Au nom de ce réalisme économique le préfet s’aligne sur l’argumentation de Eric de LUCY et son supplétif Bérard CAPGRAS qui avancent qu’il s’agit de plus de 2 500 emplois directs qui sont en jeu. Entre la sauvegarde des emplois et la protection de la santé ils nous invitent à choisir l’emploi. C’est du chantage et même de l’imposture car en fait une telle comparaison est stupide, ignoble, incorrecte et malhonnête. Car c’est à ce malin jeu que le lobby de la banane se prête depuis 1993 quand on a commencé à révéler que l’usage des pesticides contenant des organochlorés comme le chloredécone était nocif à la santé. En 20 ans combien de travailleurs ont été contaminés ? Combien d’habitants des lieux pollués par le chloredécone ont été tués ? En 20 ans et plus combien de sources ont été contaminées ? Combien d’espaces littoraux, de rivières ont été pollués par le chloredécone ? Tout ceci, Mr le préfet, Mrs les défenseurs invétérés de l’épandage aérien, n’est pas encore comptabilisé.

Tout n’est pas comptabilisable, car les morts par pesticides directement ou indirectement ne sont pas dévoilés et sont interdits de parole. Décoloniser La Martinique conclusion du préfet se résume à un appel à l’unité : Mr le préfet demande par ailleurs à « l’ensemble des partenaires à poursuivre les travaux engagés pour développer le plus rapidement possible une solution efficace et réaliste de traitement par voie terrestre ».

Qui sont donc ces partenaires ? Sont-ce ceux qui ont déjà été contaminés et qui en souffrent terriblement ? Sont-ce aussi ceux qui seront exposés aux centaines d’épandages à venir ? Sont-ce encore les pourfendeurs de l’épandage ? A vrai dire si on inclue dans le comptage du préfet tous ceux qui viennent d’être énumérés, on verra qu’il y a peu de gens présents à cet appel.

De quels travaux s’agit-il ? Qui contrôlent ces travaux ? D’où proviennent les moyens mis en œuvre pour l’exécution de ces travaux ? Quelle est la part financière des pollueurs ? Quelle est la participation financière des pouvoirs publics ? A-t-on inclu la dépollution des sols par le chloredécone dans ces travaux ? On sait bien que le sol pollué est affaibli biologiquement et son sort se répercute sur la capacité des plantes qu’il supporte à résister aux maladies ; son sort influe aussi sur les nappes phréatiques qu’il abrite tout est lié.

Ces travaux doivent « permettre de développer le plus rapidement possible une solution efficace et réaliste… ; ». Ainsi pour le préfet au-delà de la production bananière il n’y a point de salut pour la Martinique ? C’est encore la vieille politique coloniale que l’Etat continue d’afficher aux Antilles. C’est le Colbertisme : l’ensemble des lois et règlements selon lesquels « la colonie est créée par et pour la métropole ». Il y eu le café, ensuite la canne et il y a la banane. Pas question de faire « des productions qui puissent concurrencer celles de métropole ». En net pas question de diversifier ; tout doit être axé sur la monoculture sous contrôle du représentant de l’Etat colonial ici en colonie et de la « caste béké » qui excelle dans son rôle. La logique colbertiste est une logique capitaliste raciste qui a permis à un groupe racial largement minoritaire de s’agripper aux affaires économiques en Martinique et de rayonner dans la sphère mondialisée en maintenant constamment et habilement sous ses ordres les afro-descendants.

La logique colbertiste précède la logique productiviste affichée par la mondialisation néo libérale. Ce qui compte avant tout c’est le tout-profit issu de la croissance produite à partir de travail et de son intervention sur les ressources naturelles. Un tel schéma se complète par la consommation comme moteur de la croissance.

Au terme de cette analyse, on mesure bien que les dés étaient pipés dès le lancement par le préfet de la consultation publique. Le préfet était sûr de la décision qu’il prendrait. D’ailleurs, il ne pouvait en être autrement puisque son homologue de la Guadeloupe avait, deux semaines avant, donné son accord à l’épandage. Ceci fait avec la bénédiction de Monsieur Victorin LUREL, ministre de l’Outre Mer. Cette manière de maquiller les procédures démocratiques n’est pas nouvelle. On met en place une manœuvre déguisée de la démocratie sans remettre en cause le système économique. Ici la consultation est soumise pendant un mois à l’avis du public dont la prise en compte des remarques sera sans effet puisque le système agrochimique que nécessite la banane pour résister au marché a été d’avance retenu. C’est cela qu’Eduardo GALEANO a appelé la « démocrature » ou encore la dictature démocratique. Un préfet qui agit en gouverneur pour prononcer une décision acquise d’avance mérite bien qu’on lui applique cette notion de « démocrature ».

Toujours dans son rôle de « dictateur éclairé », Mr le préfet va tenter de diviser le peuple Martiniquais en déclarant que la « dérogation à l’interdiction de l’épandage aérien n’est valable que sur 24 communes. Par quel tour de passe ? Par quel pouvoir magique, Mr le préfet arrivera à maîtriser les épandages pour qu’il rassure que 24 communes seront concernées et pas plus. Mr le préfet ignore-t-il que, dans ce petit pays soumis aux alizés, les aérosols peuvent se répandre dans l’ensemble des communes ? Ignore-t-il l’impact des gouttelettes de produit sur le sol, puis dans l’eau et enfin dans la mer ? Les arguments du représentant de l’Etat sont orientés vers la défense du productivisme, un système qui joue la carte de « la dictature éclairée » pour privilégier le réalisme économique. Comme si l’un s’opposait à l’autre ; par contre, la carte de la mort contre la vie est inadmissible.

A la lumière de toutes ces réflexions, il apparaît que sur la santé, Mr le préfet et ses alliés, veulent maintenir le peuple Martiniquais sous tutelle de la banane car pour vous l’alternative à la banane c’est la banane elle-même.

Il faut combattre le monopole colbertiste de la banane par un véritable projet de diversification agricole qui respecte les équilibres écologiques et qui épouse la voie du développement durable et solidaire. Ainsi Les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) ; les SEL (Système d’Echanges Locaux) ; les Jardins Solidaires ; les JKL (Jadin Koudmen Lyanné)… sont des pistes à creuser pour parfaire le projet.

Il apparaît aussi que l’Etat mise sur notre soumission pour poursuivre la destruction de la santé des Martiniquais.

Nous refuserons de nous soumettre.

Passons aux actes et laissons de côté les mots…

Car trop souvent nous prenons un malin plaisir à chercher ce qui nous divise plutôt ce qui peut nous réunir dans une action contre un ennemi commun.

La santé est le bien le plus précieux que nous ait donné le créateur. Mobilisons nous pour la préserver. C’est une exigence non négociable.

Garcin MALSA,

Maire de Sainte-Anne
Président du MODEMAS
Martinique-Caraïbe

vendredi 22 juin 2012

L’épandage aérien de pesticides en Martinique : communiqué des "Patriotes Martiniquais"



Une bataille faite actuellement rage contre le lobby bananier qui veut continuer à imposer notre peuple aux affres des pesticides par voie aérienne !
L’opinion publique, éclairée par les militants écologistes, est massivement opposée à cette pratique qui, bien que plus que cinquantenaire, est nocive pour l’homme.

Seuls quelques uns d’entre nous dont leur conscience a été surement achetée, souhaitent voir continuer cette pratique pourtant interdite au niveau international et en particulier en Europe occidentale.
Pour tenter de contourner les règles, le lobby bananier veut restreindre la définition du concept ‘’d’épandage aérien ‘’ à une pulvérisation des pesticides depuis un aéronef (avion ou hélicoptère).
Ce faisant, les grands patrons bananiers ont demandé à des ingénieurs de mettre au point un engin qu’ils ont baptisés ‘’automoteur équipé d’un canon de pulvérisation’’.

Pour permettre à cet engin d’atteindre toutes les feuilles des bananiers, cette pulvérisation devra se faire à 5 ou 6 mètres au dessus du champ !
Si ce n’est pas de l’épandage aérien de pesticides, qu’est-ce que c’est ?

L’épandage aérien est nuisible aux humains et aux animaux, d’une manière générale, à un double niveau : 
- les fines gouttelettes de pesticides, en suspension dans l’air et ballottées par les vents alizés, pénètrent dans les poumons de tous les êtres qui respirent. 
 - Les pesticides liquides sont entraînées par le ruissellement des eaux de pluies jusqu’aux ravines et rivières qui irriguent les champs de bananes et arrivent jusqu’à la mer. Et là toute la chaîne alimentaire est contaminée, depuis les larves dans la mangrove jusqu’aux produits marins consommés par l’homme.


Cette pratique est donc criminelle !
Figurez-vous que malgré que ces informations soient connues du nouveau Président de Région, Serge Letchimy et sa majorité, en Commission Permanente, le mardi 22 novembre 2011, il a décidé de donner des subventions publiques (régionales et européennes) à deux grands propriétaires fonciers pour acquisition de ces fameux ‘’automoteurs équipés d’un canon de pulvérisation’’.

Seuls les quatre élus patriotes martiniquais, membres de la Commission Permanente s’y sont opposés !

Plus grave, la majorité régionale s’apprêtait, en plus, à leur faire bénéficier d’exonérations d’octroi de mer sur l’importation de ces engins. Devant nos énergiques protestations, elle y a renoncé.

Nous estimons qu’il est de notre devoir de porter ces faits à votre connaissance et de les verser aux débats qui agitent actuellement notre Pays pour la défense de notre environnement et pour son développement durable et solidaire !

Le Lamentin, le 24 novembre 2011
Daniel MARIE-SAINTE, Vice-Président du Conseil Régional de Martinique, Chef du groupe des Patriotes Martiniquais et Sympathisants