samedi 29 septembre 2012

URGENT : COUP D’ÉTAT EN GAMBIE (Le président Jammeh n'est pas dans une position confortable à 12h 15 min GMT) !




La Gambie est en train de vivre une instabilité politique si on en croit les informations qui nous viennent de Banjul. Hier, des tirs de Kalachnikov ont été entendus aux alentours de l’aéroport de Yundum. Des militaires opposés au régime du dictateur Yahya Jammeh se seraient affrontés contre des loyalistes. Informé de ces mouvements et pris de peur, le président Jammeh aurait quitté le palais présidentiel pour se réfugier dans sa résidence de Kanilaï.

Il tente ainsi de gérer la situation depuis son village. Le climat est tendu dans la capitale gambienne. Même si un calme relatif règne à Banjul. Rappelons que le Président Yahya est au pouvoir depuis 1994 à la suite d’un coup d’Etat contre l’ancien président Daouda Diawara.

Récemment, il a exécuté des prisonniers soulevant ainsi le mécontentement de ses compatriotes et de la Communauté internationale. Des gambiens de la diaspora notamment son ancien ambassadeur son Excellence Essa Bokar Sy, Ebu Jallow et d’autres fils de la Gambie ont engagé la bataille pour le départ de ce dictateur qui a exécuté plus de 300 personnes depuis son accession au pouvoir.

C’est ainsi que le Mouvement « Jammeh must go » a été lancé dans toutes les grandes capitales du monde. Aux Usa, des gambiens ont organisé avant-hier une manifestation devant le siège des Nations Unies pour sensibiliser la Communauté internationale. Pour vous, nous continuons de suivre ces événements à Banjul.

AFFAIRE JUSTIN KONE KATINAN : QUEL HARCELEMENT !!!


Les services ghanéens de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) auraient interpellé à Accra, Justin Koné Katinan, ce vendredi 28 septembre 2012, à sa sortie d’un rendez-vous avec le Bureau National d’investigation (BNI).

Interpol apprend-t-on arguerait avoir été saisi d’une seconde demande d’arrestation provisoire de l’infortuné porte-parole de Laurent GBAGBO, en vue de son extradition selon une procédure simplifiée entre police, vers la Côte d’Ivoire, où il serait, en plus des infractions à caractère économiques qui lui sont déjà imputées, aussi recherché, pour des crimes de sang, commis au cour de la crise post-électorale, qui a éclaté dans ce pays le 3 décembre 2010 et qui se poursuit à ce jour.

Il convient ici pour montrer le caractère extravagant de cette procédure, qui est en définitive un harcèlement policier, de préciser ce qu’est l’organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) et les limites de son action.

Interpol est une organisation internationale créée en 1923, ayant son siège à Lyon, en France et dont le but principal est, aux termes de l’article 2 alinéa premier de son statut « d’assurer et de développer l’assistance réciproque la plus large de toutes les autorités de police criminelle, dans le cadre des lois existant dans les différents pays et de la déclaration universelle des droits de l’Homme »

L’article 3 du même statut précise le rôle politiquement neutre de l’organisation, qui, par conséquent ne doit en aucun cas intervenir dans les affaires à caractères politiques.

Cette disposition se lit comme suit : « Toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant un caractère politique, militaire, religieux ou racial est rigoureusement interdite à l’Organisation. »

Les crimes les autorités judiciaires ivoiriennes imputent à Justin Koné Katinan, à supposer qu’il en porte à quelque titre que ce soit, qui mériterait d’être précisé, la responsabilité pénale, ont été commis dans des circonstances d’un contentieux électoral, dont la nature politique est indéniable. Il s’ensuit bien évidemment le caractère politique des infractions imputées à Justin Koné Katinan, lesquelles, au demeurant, ne concernent qu’un seul pays membre de l’organisation.

En application donc de ses propres textes fondateurs, Interpol devrait, et doit s’abstenir de toute intervention dans de telles infractions à caractère hautement politique.

Il faut aussi souligner qu’Interpol n’est pas au-dessus des lois ghanéennes. Son propre statut le contraint au respect de celles-ci. A ce sujet, il inscrit dans l’article 2 ci-dessus visé, l’activité de l’organisation dans le cadre des lois existant dans les différents pays membres. D’où il suit qu’au Ghana, l’action d’Interpol doit en tout cas, s’inscrire dans les limites fixées par lois en vigueur.

Celles-ci n’ont jamais défini une procédure spéciale, fût-elle qualifiée de« procédure simplifiée de remise de personnes de police à police », qui autoriserait le Bureau National Central (BNC) d’Interpol à remettre aux autorités judiciaires d’un pays étranger.

En effet, la remise d’un individu qui se trouverait au Ghana à la Côte d’Ivoire qui rechercherait cet individu afin de le poursuivre ne se fait pas autrement que par la (elle est unique) procédure d’extradition définie par la loi ghanéenne d’extradition et la Convention d’extradition de 1994 de la Communauté des Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le tout, dans le respect des traités internationaux sur les droits de l’Homme auxquels le Ghana est partie.

En fin, il faut noter que les activités d’Interpol se concentrent autour du trafic de drogues, du terrorisme, du blanchiment d’argent, de la criminalité transnationale. Ce dont nous sommes très loin dans ce qu’il conviendrait d’appeler l’affaire Koné Katinan.

Les autorités ghanéennes devraient mettre le holà pour de bon à cet harcèlement dégoutant.

James Cénach
Journaliste



jeudi 27 septembre 2012

Tunisie : Accusée d'avoir été violée !


Le site d’information Businessnews rapporte: «la jeune femme victime de viol par 2 agents des forces de l’ordre, le 3 septembre dernier, aurait été convoquée pour comparaître devant le juge d’instruction mercredi 26 septembre, en tant qu'accusée pour «outrage public à la pudeur» et afin d’être, également, confrontée à ses deux agresseurs».

Les faits, dénoncés par plusieurs associations et suscitant l’émotion et l’écœurement de la société civile, sont HAUTEMENT INADMISSIBLES.

Cette jeune femme a subi le pire scénario que l’on puisse imaginer: être agressée dans sa chair et sa pudeur par ces mêmes forces de l’ordre censées justement la défendre contre ce type de brutalité.

QUAND LE «PROTECTEUR» DEVIENT UN BOURREAU LÉGITIME!

Car cela va sans dire que, forts de leur légitimité et de leurs prérogatives, les agents de police ont commis leur forfait.

Que cela se soit produit, c’est déjà inadmissible, que la jeune fille en soit l’accusée et non la victime, c’est de l’ordre de l’inconcevable.

La suite logique et attendue de la mésaventure de cette jeune fille aurait été qu’elle soit totalement prise en charge, qu’elle bénéficie d’un encadrement psychologique et thérapeutique, qu’elle soit réhabilitée pour un mal que rien, ni personne ne pourra lui faire dépasser.

Quels qu’aient pu être son comportement et sa tenue lors des faits, cela est totalement dérisoire face a ce qu’elle a enduré.

Mon adhésion et ma solidarité sont entières avec les associations qui dénoncent à raison «de tels comportements qui transforment une victime en accusée afin de la tenir responsable d’un crime qui a été commis contre elle et afin de la terroriser pour la dissuader de porter plainte et décourager ainsi les autres victimes de telles pratiques».

Dressons nous tous contre cette injustice intolérable qui rend légitimes les abus, la maltraitance et le viol et qui n’a d’autre objectif que L’INTIMIDATION à travers des procédés odieux, où l’être humain, et plus particulièrement la femme, est relégué au stade de VULGAIRE OBJET.

«Mademoiselle, en guise d’excuses, vous êtes priée de répondre du crime d’avoir été l’objet d’un viol collectif par la police»: Voilà la morale de l’histoire!

Meddeb Radhi (page officielle )

lundi 24 septembre 2012

Messe anniversaire des 10 ans du naufrage du bateau le JOOLA


La Communauté Sénégalaise en collaboration avec les chorales St Pierre et Paul de Pantin et Chœur de Joie de Puteaux vous invitent à venir nombreux assister à la Messe anniversaire des 10 ans du naufrage du bateau le JOOLA qui aura lieu le Samedi 29 Septembre à 18h30 à l'Eglise Ste Marthe à Pantin. Ligne 7 direction La Courneuve arrêt: Aubervilliers Pantin 4 chemins ..En Union de Prières avec tous les Naufragés, venez nombreux. Nous ne les oublions jamais.

samedi 22 septembre 2012

Lettre ouverte de Jean François LAGIN, lauréat 2012 au CAPES de mathématiques après 9 ans d’exercice comme contractuel à l’Education Nationale




A Monsieur Vincent PEILLON
Ministre de l’Education Nationale
Copie
Au ministre des Outre Mers
A la ministre chargée de la réussite éducative
Au Recteur de l’Académie Martinique
Aux  parlementaires de Martinique
Aux organisations du Front Commun de l’Education. 
A mes collègues, notamment de mathématiques, de lycées et collèges

Monsieur le Ministre,
           
            Le  mardi 17 juillet 2012, le député Alfred MARIE-JEANNE  vous posait la question orale suivante : « Des enseignants diplômés de l’Université ayant exercé leur fonction pendant des années, lauréats des concours qui viennent de se dérouler, sont nommés contre leur gré, dans des académies de Créteil, de Versailles et autres, alors même que les postes existent sur place et sont occupés par eux.  Ces nominations ne sont pas une récompense, et encore moins une promotion. Elles sont vécues comme une véritable punition.  Monsieur le Ministre,  Vous pouvez régler ce problème  C’est une question de bon sens.  C’est une exigence de justice. »
            Vous lui avez répondu : « Afin de remédier aux difficultés créées par la majorité précédente, qui blessent les territoires ultramarins, j’ai pris la décision, pour la rentrée 2012, de permettre que tous les contractuels ayant réussi le concours et ayant exercé en Martinique, soient affectés enMartinique.»

            Monsieur le Ministre, contractuel de l’Education Nationale depuis 9 ans, après plusieurs tentatives, j’ai réussi au concours du CAPES de mathématiques et ai été affecté sur l’académie de Versailles.
            Désireux comme tant d’autres de vivre et travailler en Martinique, à laquelle m’attachent mille liens, je me suis rapproché du Front commun de l’éducation et du Collectif des néo-titulaires et stagiaires engagés pour la jeunesse martiniquaise.
            Comme tous les martiniquais qui vous ont vu et entendu sur leur petit écran, c’est avec un immense bonheur que j’ai accueilli votre réponse du 17 juillet, d’autant plus qu’il existait de nombreux supports dans ma discipline, les mathématiques, permettant mon maintien sur l’académie. 
           
            Mon non maintien en Martinique a été considéré comme une telle anomalie que, lors de l’entrevue du 7 septembre entre le Ministre Victorin LUREL et le Front commun de l’éducation,  mon cas a figuré parmi les trois transmis  au Ministre des Outremers  pour qu’il fasse, avec  vous, l’objet d’un réexamen.
            C’est avec confiance que j’ai attendu l’issue de ce réexamen qui selon moi ne pouvait être que favorable. J’ai appris hier qu’il n’en a rien été.

            Monsieur le Ministre, je vous fais part de mon incompréhension, d’autant plus que plusieurs stagiaires ont été maintenus sur l’académie sans aucune ancienneté, ce dont je me réjouis pour eux, mais ce qui rend mon cas d’autant plus anormal.
           
            J’ai donc pris la décision de ne pas bouger de  Martinique et de m’adresser personnellement à vous afin que vous remédiiez à cette injustice flagrante.
           
            Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mon entière confiance en votre sens de la justice et de la parole donnée.  

François ce 20 septembre 2012

jeudi 20 septembre 2012

Félix Desplan lettre ouverte à François Hollande



Monsieur le président, monsieur le ministre délégué, mes chers collègues, l’instauration de la contribution exceptionnelle acquittée par le secteur pétrolier sera limitée à l’Hexagone, en raison des contraintes fortes qui pèsent sur le marché des carburants dans les départements d’outre-mer : étroitesse du marché, éloignement des grandes routes maritimes, insularité, exigence de sécurité des approvisionnements.

Aux Antilles, l’achat, le fret, le stockage, le raffinage et une partie de la distribution sont assurés par une seule société, la SARA, la Société anonyme de la raffinerie des Antilles, détenue par Total – à 50 % –, Rubis, ExxonMobil et Chevron-Texaco. La fixation du prix des carburants relève d’un régime spécifique, elle est administrée par l’État et évolue chaque mois, compte tenu d’un certain nombre d’éléments.

Il s’agit d’une question particulièrement sensible sur nos territoires, et je souhaite le souligner ici.

Le poids des dépenses afférentes à l’automobile dans le budget des familles est plus élevé qu’en métropole : 19 % en Guadeloupe, pour 13, 3 % dans l’Hexagone. Il est dû à la fois à un retard d’équipement des ménages les plus modestes et au manque de desserte des transports collectifs.

Les dépenses de carburants sont, de fait, peu élastiques et toute hausse se fait au détriment de la consommation d’autres biens.

Par ailleurs, contrairement à ce qui prévaut dans l’Hexagone, le personnel sur les pistes est nombreux, participant à un équilibre social dans un contexte de chômage très élevé.

Les graves troubles sociaux de février 2009 contre la vie chère ont eu pour origine une forte incompréhension face à des prix de carburants trop élevés par rapport à ceux de la France hexagonale, face également à des méthodes de calcul incompréhensibles. Car l’énergie est la principale composante de l’inflation sur nos territoires : sa contribution en Guadeloupe représentait, en 2011, 70 % de la hausse des prix !

L’Autorité de la concurrence, saisie à la suite de ces troubles, a constaté que la réglementation des prix ne garantissait plus l’absence de rente et que le dispositif d’encadrement des marges de distribution et des prix de détail avait été transformé en un système de prix unique aisément manipulable.

M. le ministre délégué chargé du budget a été sensibilisé à cette question, car il est l’auteur d’un excellent rapport sur le prix des carburants dans les DOM, déposé à l’Assemblée nationale quelques mois après les émeutes. Ce rapport a été à l’origine de quelques ajustements bienvenus, comme la suppression, dans la formule des prix, de composants contestables ou la suppression de clause de préférence lors de la revente de stations-service.

Mais beaucoup reste encore à faire, et l’organisation d’ensemble de la filière suscite toujours de très nombreuses interrogations.

Je salue ici le combat de notre nouveau ministre des outre-mer, Victorin Lurel, qui n’a eu de cesse, en tant que député, de déplorer le manque de transparence du mode actuel de fixation des prix des carburants en Guadeloupe et de dénoncer un système opaque et injuste, comme en témoignent les évolutions distinctes des prix du « sans plomb », du gazole et de la bouteille de gaz, que les communiqués de la préfecture peinent à expliquer de façon crédible.

Je salue son engagement à s’attaquer, en tant que ministre, aux causes structurelles de la vie chère dans les territoires ultramarins, dont, en priorité, celles qui sont relatives aux carburants. Il a ainsi annoncé hier, en conseil des ministres, qu’un projet de loi en ce sens serait présenté devant le Parlement à l’automne.

Il s’agit là d’un chantier effectivement urgent : se pencher sur la discrétion qui entoure les négociations des marges, les modalités d’accès des distributeurs de détail aux capacités de stockage ; rendre compréhensibles aux citoyens les méthodes de calcul ; mettre en place, comme l’a suggéré dans son rapport M. le ministre délégué chargé du budget, une structure qui réunirait toutes les parties prenantes ; donner aux observatoires des prix, mis en place dans les DOM et consacrés par la loi grâce à notre Haute Assemblée en février dernier, de réels moyens d’agir, et – pourquoi pas ? – leur permettre d’utiliser les outils dont dispose déjà l’Autorité de la concurrence, par exemple celui d’investiguer.

Telles peuvent être les pistes à suivre pour une meilleure transparence sur la formation des prix des carburants et remédier aux dysfonctionnements de la filière pétrolière dans les DOM, source toujours actuelle d’incompréhension et de mécontentement de la population.


Félix Desplan

lundi 17 septembre 2012

L'effet négatif d'un pesticide sur les nourrissons antillais


L'exposition prénatale au chlordécone, un pesticide utilisé pendant plus de 20 ans aux Antilles françaises, semble avoir un impact négatif sur le développement des nourrissons, selon une étude de l'Inserm.

L'étude, publiée dans la revue spécialisée Environnemental Research, montre que l'exposition au chlordécone prénatale et --de façon moins significative, post-natale par le biais de l'alimentation--, est associée à des effets négatifs sur le développement cognitif et moteur des nourrissons. Toutefois ces effets ne sont pas confirmés pour les enfants plus âgés pour lesquels l'étude se poursuit, selon l'Inserm. L'étude concerne un groupe de 1.042 femmes suivies avec leurs enfants depuis leur grossesse qui a eu lieu au cours de la période 2005-2007. Les enfants (153) ont été suivis jusqu'à l'âge de 7 mois.

Le chlordécone a été largement utilisé de 1972 à 1993 (date de son interdiction) aux Antilles françaises dans les plantations de bananes aux Antilles pour lutter contre le charançon du bananier. Cette utilisation massive, et son caractère persistant dans l'environnement, ont entraîné une pollution permanente des sols et une contamination de la population.

Le chlordécone, aujourd'hui considéré comme perturbateur endocrinien, neurotoxique, est classé cancérogène possible pour l'homme par l'OMS. Un perturbateur endocrinien classé cancérogène possible pour l'homme L'équipe dirigée par Sylvaine Cordier (Rennes) et Luc Multigner (Pointe-à-Pitre) a collaboré avec des chercheurs québécois, belges et américains pour cette étude d'impact de l'exposition au chlordécone sur le développement cognitif, visuel et moteur de très jeunes enfants de femmes et d'enfants en Guadeloupe.

L'exposition prénatale au chlordécone a été estimée par son dosage sanguin dans le sang du cordon. L'exposition post-natale a été estimée par dosage dans le lait maternel ainsi que par la fréquence de consommation de denrées alimentaires susceptibles d'être contaminées par le chlordécone. "L'exposition prénatale au chlordécone a été retrouvée associée de manière significative avec une réduction du score de préférence visuelle pour la nouveauté ainsi qu'à un faible score" à un test de "motricité fine" (pour saisir des objets). L'exposition postnatale, estimée par la consommation de denrées alimentaires contaminées, est "associée", mais "à la limite de la signification statistique", à un réduction des scores à des tests visuels (de mémoire et de préférence pour la nouveauté).

Par contre, l'exposition postnatale par l'allaitement "n'apparaît associée à aucune modification du développement psychomoteur", constatent les chercheurs. Basés sur un petit nombre d'enfants, ces observations "ne traduisent pas de troubles graves". Elles sont néanmoins à rapprocher de particularités décrites chez des adultes exposés professionnellement au pesticide "et caractérisées par un appauvrissement de la mémoire à court terme et par la présence de tremblements", selon les chercheurs.

Reste à savoir si les anomalies relevées sont annonciatrices de troubles permanents à un âge plus avancé. Pour les auteurs, "seul le suivi des enfants au cours des années à venir permettra de répondre à ces interrogations". Les enfants seront à cet effet suivis jusqu'à l'âge de 7 ans.